| Cinéma | Les Indestructibles The Incredibles | ||
| Etats-Unis Animation |
Réalisateur et scénariste : Brad Bird ![]() Scénariste : Doug Sweetland (storyboards) Producteur : John Walker | Compositeur : Michael Giacchino ![]() Directeurs de la photographie : Andrew Jimenez Patrick Lin Janet Lucroy Monteur : Stephen Schaffer Sociétés de production : Pixar Animation Studios ![]() Walt Disney Pictures ![]() Voix : Craig T. Nelson (Bob Parr/Mr. Incredible)Holly Hunter (Helen Parr/Elastigirl)Samuel L. Jackson (Lucius Best/Frozone)Jason Lee (Buddy Pine/Syndrome) | |
avant le 21/11/2004 26/07/2009Première sortie mondiale : 2004 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"On est des super héros, il ne peut rien nous arriver."

succombent à la mode actuelle des super-héros et utilisent pour la première fois des personnages humains. Et c'est tant mieux, car c'est, paradoxalement, une manière pour eux de sortir des conventions du cinéma d'animation américain. La meilleure preuve est que The Incredibles
a reçu, dans son pays d'origine, une classification légèrement restrictive (PG i.e. présence d'éléments pouvant être inadaptés aux enfants). C'est également un nouveau venu dans la galaxie Pixar
, Brad Bird
, qui a collaboré à la série The Simpsons
et réalisé The Iron Giant
, qui est aux commandes du projet. Le film rompt résolument avec une certaine "recette" Pixar
qui commençait à devenir visible à travers leurs récentes productions. Finding Nemo
reprenait la structure narrative de Toy Story 2
et des effets comiques de Toy Story
était régulièrement réintroduits dans ses successeurs. The Incredibles
est nettement moins consensuel. S'il pourra dérouter les plus jeunes de ses spectateurs, il fera la joie des autres, notamment ceux parmi les parents qui sont restés de grands enfants.

ne laisse pas indifférent. On est d'emblée séduit par la singulière ambiance, à la fois futuriste et nostalgique des années 1960, impression renforcée par la bande originale influencée par le jazz des films d'action de ces années. Si, dans la seconde partie du métrage, le film tourne assez vite à l'épopée fantastique, il ne manque jamais de laisser transparaître sa dimension de comédie dramatique et d'aventure avant tout humaine et familiale qui en fait tout l'intérêt. Car le vrai défi de Mr Indestructible n'est pas tant de vaincre le symbole du mal qu'est Syndrome, mais de réussir à être un bon père et un exemple pour ses enfants. C'était déjà, malgré lui, le cas pour la maladroit Marin vis-à-vis de l'intrépide Nemo. L'originalité, ici, est d'y parvenir lorsque l'on est une famille de super-héros. Signalons que le film fait un malicieux clin d'oeil à Edith Head, la responsable des costumes la plus célèbre d'Hollywood, à travers le personnage d'Edna 'E' Mode. Incontestablement, The Incredibles
nivelle le film d'animation états-unien par le haut. Il ne lui reste plus qu'à convaincre un peu plus de neuf millions de spectateurs français.