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Avis


De vincentp, le 30 janvier 2009 à 22:54
Note du film : 5/6

5,5/6 Excellent polar, cauchemar ininterrompu et angoissant, fruit des inepties de jugements de plusieurs personnages lâches et cupides. Que peut-on reprocher à 7h58 ce samedi-là à part quelques (petites)invraisemblances (récurrentes et qui facilitent le déroulement de l'histoire) ? On note un air de No country for old men (par le thème, les personnages, le focus sur tel ou tel personnage examiné à la loupe à tour de rôle). La mise en scène de Lumet est virtuose (et la photo de très belle qualité), mais la principale qualité (et intérêt) du film est son arrière-plan sociologique. 7h58 ce samedi-là examine minutieusement les rouages de la réussite individuelle américaine, basée sur des aspects matérialistes, et qui nécessite des tricheries perpétuelles (et croissantes) pour être pérenne. Le personnage principal, new-yorkais, comptable, puise ainsi dans la caisse de sa société pour assurer son train de vie et soutenir le regard des autres (et le sien : voir la séquence introductive)… Et puis il y a des scènes purement visuelles tout aussi parlantes (ainsi l'appartement high tech du dealer, au sommet d'un building). Un film bien dans l'air du temps. Chapeau Sidney Lumet !


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De PM Jarriq, le 21 avril 2008 à 13:02
Note du film : 4/6

Quelle santé ! A 80 ans passés, Lumet poursuit sa filmo, qui n'a pas connu de chef-d'oeuvre depuis quelque temps, certes, mais qui continue de fleurir, bon an, mal an. Ce polar psychologique ne fait pas partie de ses réussites majeures, et semble même parfois sorti des années 70, par sa technique rudimentaire, son manque de rythme, et ce malgré un montage "éclaté" plus irritant que réellement nécessaire. Si cet opus vaut d'être vu, ce sera pour la formidable interprétation de Hoffman, décidément imparable, dans un rôle compliqué et malsain, d'aîné mal aimé, incompris, rejeté, qui cache son désarroi sous un cynisme ricanant, des postures de "winner". Ses scènes avec son père Albert Finney sont remarquables, jusqu'à la dernière, qui rejoint les grands thèmes de la tragédie antique. Marisa Tomei, généreusement dénudée, n'a pas été mieux depuis Mon cousin Vinny.

Un brin trop long, trop maniéré, visuellement un peu pauvret, Before the devil knows you're dead est néanmoins un film noir prenant et étouffant, sur lequel plâne une sensation d'inéluctable et de transgression.


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