| Cinéma | Ni pour, ni contre (bien au contraire) | ||
| France Polar |
Réalisateur et scénariste : Cédric Klapisch ![]() Scénaristes : Alexis Galmot Santiago Amigorena ![]() Producteurs : Aïssa Djabri Farid Lahouassa Manuel Munz | Assistant réalisateur : Lola Doillon ![]() Compositeurs : Loïc Dury Mathieu Dury Sylvia Howard Charlie O. Directeur de la photographie : Bruno Delbonnel ![]() | Acteurs : Marie Gillain (Caty)Vincent Elbaz (Jean)Simon Abkarian (Lecarpe)Dimitri Storoge (Loulou) Zinedine Soualem (Mouss)Natacha Lindinger (Caprice)Jocelyn Lagarrigue (Gilles) Pierre-Ange Le Pogam (le directeur du dépôt) Diane Kruger (la call-girl)Thierry Levaret (le vigile) Michaël Abiteboul (Bernard) Robert Plagnol (la journaliste Caprice) ... ![]() |
avant le 21/11/2004 08/02/2010Première sortie mondiale : 2002 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"Ca y est, cette fois j'étais loin de Beuzeville... Quand on a pris un chemin, il faut aller jusqu'au bout pour voir où ça vous mène."

est le cinéaste fabuliste français du XXIe siècle. Il donne souvent à ses "contes" des titres en forme d'adverbes : Riens du tout
, Peut-être
et ce Ni pour ni contre...
. Traductions abstraites et percutantes de notre époque : confusion, ambiguïté, absence de repères ou de règles. Klapisch
, lui, en a des repères, les bons vieux films noirs qui ont dû bercer sa jeunesse de cinéphile. Plus qu'une tentative dans le genre, il faut plutôt voir dans son dernier long-métrage un hommage à ce cinéma. Et il y parvient assez bien.
et Alexis Galmot, les scénaristes de Peut-être
et du Péril jeune
, est simple mais, malgré quelques défauts, bien construite. N'a-t-on pas vu cent fois des associations de petits malfaiteurs dans leurs oeuvres ? L'un des modèles est, sans conteste, Goodfellas
. Ici, l'originalité tient dans le choix d'un personnage féminin, presque ingénu, associée quasiment malgré elle à un groupe de petites frappes masculines qui considèrent le sexe faible comme essentiellement décoratif ou consommable. La surprise va être de taille. Nous accompagnons donc cette "dream team" dans leurs casses et échappées belles et assistons à l'initiation de l'innocente Catherine jusqu'au grand coup final, celui qui permet de se mettre définitivement au vert (ou au bleu, selon le choix !).

, qui avait déjà joué les mauvaises filles et les appâts dans le film du même nom de Tavernier
, est étonnante de naturelle et d'efficacité. La mutation, délicate, de son personnage est composée de manière très crédible. Notamment lorsqu'elle se transforme en une espèce de Nikita
sexy et redoutable mais toujours humaine. On aimerait, à présent, la voir tourner dans des oeuvres plus difficiles et exigeantes, avec quelque réalisateur (étranger) de renom. Elle retrouve ici son partenaire d'Absolument fabuleux
, Vincent Elbaz
qui a déjà tourné deux fois avec Klapisch
. S'il est parfaitement dans son rôle de chef de bande qui a lu les oeuvres complètes de Barry White, il n'a pas encore trouvé l'équilibre subtil entre le jeu et la comédie. Simon Abkarian
, Dimitri Storoge et Zinedine Soualem
complètent une distribution, dans l'ensemble, bien choisie, avec une mention spéciale pour le premier cité.