| Cinéma | Le Bras de la vengeance Du bei dao wang | ||
| Hong Kong Action |
Réalisateur et scénariste : Chang Cheh ![]() Producteur : Run Run Shaw ![]() | Compositeur : Wang Fu-ling Directeur de la photographie : Kung Mu-to Société de production : Shaw Brothers ![]() | Acteurs : Wang Yu (Fang Gang)Lina Chiao (Hsiao Man) Essie Lin-chia ('Thousand Fingers' Hua Niang) Tien Feng ('Unknown Nemesis' Ling Hsu) Cheng Lei (Lu Tung)Ku Feng ('Titan King' Chiao Feng)Feng Ku Ma Wu ('White Knight' Kuan Hsien) Chia Tang ('Wheelmaster' Sung Wen) Liu Chia-liang ('Ape Arms' Yuan Chen) |
16/02/2005 27/09/2009La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"Une gloire édifiée sur des monceaux de cadavres."

, en jouant principalement sur la surenchère de l'action au détriment du récit, est, sans aucun doute, le plus faible des épisodes de la trilogie. Le héros complexe et meurtri qui nous avions laissé au terme de Dubei dao
s'est transformé en personnage presque caricatural et mutique, entraîné malgré lui dans un carnage étourdissant (étourdi-sang !). Hsia yu-yen
, qui s'intercale entre les deux films, annonçait, dans une certaine mesure, cette dérive (liée à la pression de la concurrence de Long men ke zhen
du rival King Hu
* parti tourner sous d'autres cieux ?). Duk bei do wong
réjouira donc les amateurs de combats bien réglés, confiés à nouveau aux soins du fameux Liu Chia Liang, et friands de la diversité du rayon des accessoires.

apporte, toutefois, quelques modifications par rapport à l'épisode précédent. De héros solitaire, Fang Cheng devient le chef incontesté d'une opération de revanche collective qu'il n'assume d'ailleurs qu'à contrecoeur. Le personnage connaît une extension de ses talents dans la sphère du surnaturel puisque il est, à présent, capable d'évoluer dans les airs. Il est, enfin et surtout, désormais ouvertement et totalement invincible, ce qui atténue sensiblement l'intérêt dramatique du récit. Et puisque le fond vient à manquer, il faut se tourner vers la forme, laquelle ne manque pas de variété. Des situations de combat aux armes utilisées, la panoplie est bigarrée, chacun des Huit rois (dont une reine) possédant sa spécialité, de la séduction couplée à de multiples lames camouflées pour la demoiselle Hua aux disques tranchants pour le maître des roues en passant par le sabre-pistolet du dragon empoisonneur. Notons enfin la première apparition à l'écran de Ti Lung
, que l'on retrouvera dans San duk bei do
, la présence de David Chiang
, le futur successeur de Wang Yu
dans la trilogie et un nouvel emprunt musical, cette fois à un thème bondien
.
*un tout récent classement des cent meilleurs films chinois, dominé par le Xiao cheng zhi chun
de Fei Mu
(1948), place deux films de King Hu
parmi les dix premiers (7e et 9e positions) alors que Chang Cheh
n'est cité qu'à la 15e place avec Dubei dao
.