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Non conventionnel


De Nadine Mouk, le 12 novembre 2016 à 19:25
Note du film : 3/6

Je n'avais jamais encore vu ce film quasi-légendaire et je dois dire que je l'ai trouvé largement surestimé. Je me suis ennuyée à attendre ce petit quelque chose qui n'est pas venu. Parce que justement, tout est bien convenu dans cette œuvre sans réelle surprise. Le début m'a fait fortement pensé au Soleil des voyous dans la façon de recruter des sbires pour un casse qui n'a rien de sensationnel . Steve McQueen fournit le minimum syndical et Faye Dunaway en rajoute dans les œillades et les roucoulades et son jeu du chat et de la souris avec McQueen sombre vite dans la concupiscence débauchée et libidineuse. Pour ce qui est de la fameuse partie d'échecs qui a envoûtée tant de monde, pour ma part, je l'ai trouvée assez ridicule. Nous sommes loin de la sensualité des rapports entre McQueen et Ali MacGraw dans le Guet-apens de Sam Peckinpah. Le fameux effet split screen, l'écran qui se divise en plusieurs parties, mosaïque bizarre, surprend au début mais lasse vite nos pupilles qui ne savent où donner du regard. Nonobstant, ce film garde une belle esthétique. Les couleurs rappellent les années 60 et quelques films légendaires. Et puis je reconnais que la musique de Michel Legrand est absolument sublime mais de cela nous sommes habitués. Sans envoyer ce film aux oubliettes, je redis ma déception, m'attendant peut être à trop….


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De Gilou40, le 16 avril 2011 à 17:16
Note du film : 5/6

Stève Mcqueen affirmait que L'affaire Thomas Crown était le film qu'il préférait dans toute sa carrière. Force est de constater qu'il a rarement été aussi joliment filmé. Il avait trente huit ans quand le film fut tourné et il était au sommet. Et pourtant, oserai-je vous dire que L'affaire Thomas Crown, pour moi, c'est d'abord une célèbre chanson qui vous prend aux tripes dès le générique…

Ce fameux générique où, pendant que les magnifiques paroles de la chanson nous chavirent, le visage du bel acteur se désassemble, éclate en mille couleurs pour mieux se recomposer de part et d'autre de l'écran. Et déjà se dessine le jeu du chat et de la souris qui sera le fil rouge de ce film, puisque les yeux de la belle Faye Dunaway sortent de l'ombre pour le regarder vivre. Et c'est un kaléidoscope d'images et de pigments qui semblent nous offrir la recette du film : qui épie l'autre ? Le ton est donné. Je sais que j'ai vu cette sorte de générique dans un autre film mais je ne suis pas fichue de vous dire lequel. Dans le film également revient à plusieurs endroits cette façon de filmer moult actions différentes en différents endroits. C'est nouveau pour l'époque (?) et ça comporte un côté chic indéniable. D'autres réalisateurs s'en inspireront.

Et puis, un curieux travelling s'installe en même temps que l'image prend sa place toute entière dans notre écran. Et là, une question se pose, du moins dans ma petite tête : Si je coupe le son de ma télé, pendant une bonne vingtaine de minutes, je vois Playtime de Tati. Des immenses couloirs bordés de flèches, où s'agitent comme des robots des gens qui se croisent sans se voir, des pièces très vastes qui n'en finissent pas d'être vides. Nous sommes en pleine géométrie des lieux. Tout est rectiligne, froid, avec ce côté futur. Et là, oui, je me demande très sérieusement si Norman Jewison, le réalisateur n'aurait pas été impressionné par ce Playtime tourné un an plus tôt… Peut-être notre ami Stève nous en dira t'il un mot, et me grondera-t-il de belle manière si je raconte des âneries.

Puis ce sera le hold-up. Précis, millimétré, infaillible. Même si très improbable. Et viendra la rencontre de nos deux héros. Ils sont beaux, brillants, intelligents tous les deux. Le duo Sean Connery/Anouk Aimée, initialement prévu, nous aurait-il offert pareille fête des yeux et du cœur ? Je ne saurais le dire… En tout cas, McQueen/Dunaway brillent de mille feux et de talent ! Elle s'envolera ensuite pour le Portrait d'une enfant déchue et lui, atteindra son paroxysme dans ce qui reste pour moi son meilleur film : Guet-apens. Pour l'instant, ils meublent ce polar de façon quasi-magique. La sensualité qu'ils transpirent, Norman Jewison va la mettre en scène à plusieurs reprises. Ombres, clairs-obscurs, pénombre feutrée. Je passe sur le baiser "le plus long du cinéma" dit-on, pour arriver à cette partie d'échecs qui fit tant scandale dans cette Amérique puritaine. C'est quand même autre chose que les cochoncetées de Marc Dorcell ! On "souffre" pour notre beau Steve et on se surprend à être troublée par la délicieuse détective et à se poser des questions… Fort. Très fort ! Je n'ai pas vu le remake avec Pierce Brosnan et René Russo mais je doute qu'on puisse faire mieux et encore plus troublant. Dans Bonnie and Clyde, Faye Dunaway faisait déjà preuve d'un érotisme retenu mais réel, mais là, elle enlève le béret…

Outre un scénario bien polarisé, Norman Jewison va nous offrir une envolée d'images magnifiques ! La course effrénée de Mcqueen dans son buggy sur la plage et sous les mouettes, ou le vol de son planeur encore accompagné par cette superbe mélodie, tout n'est que rêve et grand vent, volupté et bonheur !

Comme un écheveau de laine
Entre les mains d'un enfant
Ou les mots d'une rengaine
Pris dans les harpes du vent
Comme un tourbillon de neige
Comme un vol de goélands
Sur des forêts de Norvège
Sur des moutons d'océan
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur….

Dans ce film, c'est la liberté et, disons le, l'ennui d'un homme qui a tout, qui sera en lice contre la détermination d'une femme à la fragilité travestie. C'est l'Aigle vulnérable et la proie trop rusée. Le jeu de deux vies qui se croyaient arrivées et qui apprennent encore. Et les quelques rôles par ailleurs remarquables qui encadrent ces deux existences ne semblent faire que de la figuration intelligente. Et en passant, si quelqu'un peut me dire où j'ai déjà vu ce Paul Burke, il me délivrera d'une question qui me taraude. Notre site ne m'apprend rien sur lui. C'est un grand film et un grand film qui a bien vieilli malgré sa photo soixante-huitarde et les effets spéciaux qui ont défilé depuis. La magie opère toujours. Surtout lorsqu'elle nous conte l'histoire de deux destins qui se croisent au mauvais moment, au mauvais endroit, à la mauvaise heure. L'Amour aurait gagné si… Et ce sont tous ces "Si" qui font ce film à la fin tant redoutée. Mais une fin qui pourtant arrivera à nous surprendre, même si on pensait que l'Amour pouvait tout. Or l'Amour à plus de limites qu'un océan… Les tables de Thomas crown sont en verre mais sa solitude restera de bronze, les larmes de Vicky sont amères et d'autres avions déchireront le ciel…

Mais l'été finit sa course
L'oiseau tomba de son nid
Et voila que sur le sable
Nos pas s'effacent déjà
Et je suis seul à la table
Qui résonne sous mes doigts…


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AvisA propos de L'affaire Thomas Crown


De cicione, le 26 août 2006 à 12:36
Note du film : 5/6

Juste un petit mot sur ce magniffique film .

Un des plus remarquable dans la filmographie de Steve Mc Quen,son jeu tout en retenue,son gout pour

la vitesse dans la scène sur la plage avec son "Buggy",et j'en passe,sans oublier la trés belle

et inoubliable Faye Dunoway.

Il n'y a rien a dire sur ce chef-d'oeuvre qui n'aie pas d'éjà était dit dailleur,si ce n'est que

pour ma part ne pas avoir aimé le "aremake",avec P.Brosnan.

Remake pas déplaisant par ailleur,mais ne pouvant en rien soutenir ou comparer l'originale.

Un trés beau film que je ne peut que recomander a tous.

Merci de me lire.


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Crown


De louma, le 25 août 2006 à 15:35

je confirme, cette réédition sur DVD est bien en 16/9 et c'est un vrai bonheur !!!


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De kik man, le 24 mai 2006 à 22:46

TG.


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Amanti


De Cartouche, le 2 avril 2005 à 17:43
Note du film : 6/6

Pourquoi manque-t-il "Amanti" , avec Mastroiani ?

Le "duel" entre ces deux acteurs est epoustouflant!


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