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Petite déception


De Nadine Mouk, le 18 juin 2016 à 18:33
Note du film : 2/6

Revu hier au soir, il est vrai que ce film ne brille pas particulièrement ni dans la filmographie de Jouvet ni dans celle de Decoin. Et je rejoins l'ensemble de vos critiques et surtout ce début de film ridicule avec cette histoire de sosies et ces masques qui rappellent quelques épisodes de la quatrième dimension ! Ca ne tient pas la route ! Alors bien sûr, Jouvet. Mais là, si Impétueux nous dit qu'il n'apporte que le minimum syndical, moi je trouve au contraire qu'il en fait des tonnes et dans le vide ! De plus, quelque peu sénescent. Il est vrai que nous sommes à peine à deux ans d'un épilogue douloureux pour le monde du cinéma. Le mot invraisemblable a été écrit et il résume le film parfaitement . Ne cherchons pas plus loin . Juste un détail : Nous évoquions très récemment la rosserie de Jeanson envers certains acteurs. Or il est écrit que si Jouvet affuble souvent l'inspecteur Perpignan, Léo Lapara, du sobriquet d'imbécile, c'est que Jeanson ne supportait pas cet acteur et grand ami de Jouvet. Jeanson reconnu que le dialogue fut revu pour cette douteuse raison …


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De Impétueux, le 9 octobre 2012 à 14:38
Note du film : 2/6

Tout ce que l'on a pu dire ci-dessus est conforté par une nouvelle vision : film touffu et incohérent, à l'intrigue à la fois cousue de fil blanc et d'invraisemblances, mais qui ne comporte pas les côtés narquois, malicieux, ironiques de Copie conforme de Jean Boyer, sorti quelque temps auparavant.

C'est cela : vraiment laborieux ! L'inspecteur Carrel (Louis Jouvet), sosie, donc, d'un malfrat nommé Vidauban, apprend par une suite de hasards miraculeux tout ce qu'il doit savoir sur le gangster dont il a pris la place pour les besoins de son enquête. Et il est renseigné pratiquement au fur et à mesure qu'il doit l'être, sans un de ces grands précipices scabreux et risqués qui font le charme d'une des histoires de méprise dont le cinéma de genre est friand.

Il parvient donc à donner le change à tous ses complices sans aucune difficulté. Sauf – voilà qui est moral ! – à la maîtresse de Vidauban, Lucienne Lusigny, qui dirige une maison de couture, dont il va lui-même tomber amoureux et qui va l'aimer, bien qu'il n'ait, à part la ressemblance physique (!), rien à voir avec le malfrat. Petits détails qui ne trompent pas une âme avisée doublée d'une fine mouche, mais qui ne sont tout de même pas bien malins.

Madeleine Robinson me semble infiniment trop grave pour interpréter le rôle de Lucienne. Jouvet n'apporte pas plus à son personnage que le minimum syndical, et même les mots de Jeanson ne se récoltent qu'au compte-gouttes (Sans désir, aimer est un verbe passif et neutre).

Qu'est-ce qui reste, alors, sinon l'atmosphère, l'ambiance de Paris de 1949, qui reprend peu à peu vie, mais demeure marqué par la guerre… Ainsi la scène, par ailleurs hautement ridicule du défilé de mode où une cliente, visiblement crémière enrichie du marché noir (revoir Au bon beurre, s'il en est besoin) trouve le prix des robes pas cher du tout.

Quoi d'autre ? Sans doute le charme assez trouble de Monique Mélinand, qui fut la compagne de Jouvet, et qui n'est pas mal du tout en bonne à (vraiment) tout faire d'un avocat marron… Et puis Yvette Etiévant, d'habitude distribuée en pauvre ménagère épuisée par la vie et les lessives (Des gens sans importance, L'Homme du "Picardie"), qui joue là une putain qui tapine dans le souterrain des Ternes.

Bien médiocre récolte…


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