| Cinéma | La Bête | ||
| France Drame |
Réalisateur et scénariste : Walerian Borowczyk ![]() Producteur : Anatole Dauman ![]() | Acteurs : Lisbeth Hummel (Lucy Broadhurst) Elisabeth Kaza (Virginia Broadhurst)Guy Tréjan (Pierre de l'Esperance)Marcel Dalio (le duc de Balo)Pierre Benedetti (Mathurin de l'Esperance) Roland Armontel (le prêtre) Sirpa Lane (Romilda de l'Esperance) Pascale Rivault (Clarisse De l'Esperance) Robert Capia Hassane Fall Anna Baldaccini Thierry Bourdon ... ![]() | |
25/11/2004 24/02/2005Première sortie mondiale : 1975 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"Les rêves inquiets sont réellement une folie passagère." (Voltaire)

, une adaptation d'un roman tournée en Pologne, Contes immoraux
et La Bête
forment un diptyque dans la filmographie de Walerian Borowczyk
. On peut même parler de film en deux épisodes puisque la partie historique du second constituait, initialement, un segment du premier, retiré pour l'exploitation en salles à la demande du producteur Anatole Dauman
. Probablement à cause de son origine hybride, La Bête
est moins équilibré, moins lyrique aussi que son prédécesseur, en un mot, moins intéressant. La crudité sexuelle y est, également, plus (trop ?) forte, au détriment de la sensualité raffinée qui caractérisait les Contes immoraux
.

hésite entre érotisme fantasmatique, horreur et comédie. Il apparaît, surtout, comme un pur prétexte (un "argument vestimentaire") pour réussir à utiliser le conte supprimé du précédent film. L'intrigue principale n'est pas très inspirée et l'interprétation plutôt moyenne. Au point de s'interroger sur la présence, dans cette ménagerie en émoi, de l'acteur renoirien
Marcel Dalio
et de l'un des plus sérieux seconds rôles du cinéma français des années 1960 et 1970, Guy Tréjan
. Reste, principalement pour l'anecdote, le contrepoint caricatural du chef d'oeuvre de Jean Cocteau
constitué par les séquences en costumes (!!) et la présence de l'actrice finlandaise Sirpa Lane née Salo (cela ne s'invente pas !), découverte par David Hamilton et que Roger Vadim
imaginait en nouvelle Bardot
.