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Critique


De vincentp, le 8 octobre à 22:52
Note du film : 4/6

Il s'agit plutôt de Francfort, détruit par les bombardements. Mais la conclusion du récit se situe à Berlin, avec des séquences tournées au sein d'une ville détruite et fantôme. Une ambiance noire et oppressante est habilement créée par les plans. Des séquences fortes comme Robert Ryan coincé dans une barrique de bière, et se faisant tirer dessus. La mise en scène de Tourneur est de qualité, comme la photographie, mais le scénario accuse des faiblesses assez importantes, par moments, et opère des raccourcis un peu faciles. Une semi-réussite au final, intéressante par certains aspects, et destinée aujourd'hui typiquement à des cinéphiles.


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De dumbledore, le 23 mars 2005 à 00:01
Note du film : 3/6

La fin des années 40 furent florissantes pour le cinéma d'espionnage. Il commença certes durant la Seconde Guerre mondiale mais eu de belles heures bien après, avec notamment la guerre froide. Berlin est un décor particulièrement impressionnant, puisque ce n'est qu'un champ de ruine, terriblement impressionnant et plusieurs réalisateurs hollywoodien ont su exploité ce décors. Billy Wilder bien sûr, Roberto Rossellini évidemment, mais également Jacques Tourneur dans Berlin Express.

Le professeur Bernhart est un homme politique, un allemand humaniste, qui a le projet de réunir les deux Allemagne. Seulement, lors du trajet qui l'emmène de Paris à Berlin, il se fait kidnapper. Quatre voyageurs vont s'associer pour aider la belle secrétaire à retrouver son patron : un agronome américain, un soldat russe, un ancien résistant français et un anglais.

Dans la construction même de l'histoire, on voit avec évidence ce que cherche les auteurs et les producteurs du film. Jouer le grand rassemblement positif (mais idéaliste) de toutes les nations pour le bien de la terre. C'est on ne peut plus fédarateur, mais le film vaut surtout pour les anicroches présentés à ce souhait idyllique, anicroches qui montrent la vrai vision hollywoodienne de propagande. La relation la plus forte, la plus violente également est celle, déjà entre l'officiel russe et l'américain (ce dernier est évidemment le héros). Le russe est montré comme « bon », « héroïque », d'une belle grandeur. Mais le malheur du personnage, c'est son pays. Il se joint aux autres dans l'enquête contre l'avis de sa hierarchie et finit repris voire capturé par son pays. L'anglais, lui, est le pote qui aide, avec humour, personnage nécessaire mais pas suffisant pour réussir. Encore une vision très américaine de la chose. Quant au français, il est un résistant qui n'est en fait qu'un traitre et un collabo ! La perfection est ailleurs, aux Etats-Unis bien sûr, avec le personnage joué par Robert Ryan.

Evidemment aussi, un thème souterrain court durant tout le film, l'idée que « tout peut recommencer en Europe » et qu'il faut regarder cette région avec le regard d'un père fouettard !

Berlin Express est un film de propagande américaine, cela ne fait guère de doute. Ce n'est pas le premier, ni le dernier. Ce n'est pas un chef d'œuvre non plus mais un film solide qui sait allié deux genres. Le film d'espionnage et le film noir, avec notamment le travail de la lumière, la construction du personnage de Ryan.

Le film est construit en deux parties très disctinctes. La première partie est la plus courte et la plus réussie. C'est celle du train (avec notamment une superbe voix off). Celle se passant à Berlin est plus clichée, plus attendue et prévisible même si les images de Berlin dévasté sont là pour donner de la force au film. Par contre dans le train, on a une mise en scène très alerte, avec une voix narrative fort judicieusement écrite qui dramatise encore plus la tension du film.

Pas un chef d'œuvre donc, mais un film honorable… comme souvent chez Tourneur.


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