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Ma bonne vieille maman...

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De Impétueux, le 4 avril 2011 à 23:00

En tout cas, La mort en fuite que je n'ai plus vu depuis dix ans au moins, vaut davantage que 3, dans mon souvenir… Simon et Berry dans la dèche, pauvres silhouettes agacées, c'est déjà délicieux…


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De Gilou40, le 29 juillet 2010 à 17:53
Note du film : 3/6

… me demande quelquefois : "- Il n'y a pas un gentil p'tit truc à la télé, ce soir ?-"

Et bien voilà : La mort en fuite c'est un gentil p'tit truc comme André Berthomieu avait l'habitude d'en servir aux amateurs pendant les années 30/40/50. Et il fut prolixe en la matière notre homme. Citons, entre autres : La joyeuse prison, Pigalle-St-Germain-des-Prés, Amours, délices et orgues, Dédé la musique, et sa période Bourvil avec Le roi Pandore, Blanc comme neige, Pas si bête, le cœur sur la main, je vous en passe et des meilleurs !

Des "historiettes" sans aucunes prétentions sinon celle de faire se mouvoir des gens que l'on aime bien. Alors, comme dit l'autre : "-On va pas s'mentir !..-" : La mort en fuite, est à l'image de son affiche. Il ne faut pas être difficile ! J'en profite pour dire que les "affichistes" (?) pourraient quelques fois faire preuve d'un peu plus d'imagination. Donc, un film que l'on ne peut pas qualifier de nanard, mais qui ne se rapproche pas du chef-d’œuvre pour autant. Nous dirons donc que nous sommes en présence d'un nanar-d’œuvre. Un scénario, des acteurs, une mise en scène dans un grand carton sympa.

Deux misérables cabotins, Trignol et Baluchet, imaginent pour conquérir la gloire de simuler un meurtre : Baluchet devra assassiner Trignol qui disparaîtra quelque temps pour réapparaître aux assises. Mais le jour dit, il ne vient pas. Il a été arrêté à la place d'un général révolutionnaire. Il s'évade heureusement juste à temps pour sauver son ami.

Les acteurs en font des tonnes. C'est une habitude chez eux, mais là et de plus, c'est leurs rôles de cabots qui l'exigent. Pensez si ils sont aux anges. Un coup de chapeau à Jules Berry qui doit expliquer qu'il est comédien à des militaires ne parlant pas français. Grand moment ! Et je suppute que notre ami Patrice Leconte a vu cette séquence et s'en est souvenu pour Les grands ducs quand Noiret se retrouve dans la même position avec des flics. Gens qui, eux, ne comprennent aucune langue… Et voir Michel Simon feindre être un assassin sanguinaire est un régal. Il aurait tué son compagnon pour l'amour de la belle Myrra. Myrra, c'est Marie Glory, celle qui accompagna Maurice Chevalier dans le très enlevé Avec le sourire dont je reviendrai vous parler. Ce film nous permet de visiter les coulisses d'un music-hall. Nous faire partager la vie des artistes, les loges, le travail du régisseur. Un peu comme dans Quai des Orfèvres ou Les Enfants du paradis. En plus intimiste. Mais les caprices de vedettes et les arrangements foireux avec le directeur avare sont bien décrits. Il nous semble par moments retrouver Monsieur Meyerboom, Leon Bélières dans le Le Schpountz

Un réel suspens s'installe. Baluchet/Simon sera-t-il exécuté ? Trignol/Berry arrivera-t-il à temps pour le disculper ? Se débarrassera-t-il de cette Olga qui le prend pour Mikael Popov, ancien dictateur polonais dont il est le sosie exact ? Bien sur que oui, mais in-extrémis ! Réussiront-ils alors leur énorme coup de pub et parviendront-ils ainsi au vedettariat tant attendu ? Pas si sûr…. Mais le plus déçu sera, sans nulle doute, l'avocat de Baluchet/Simon, comédien raté à la plaidoirie emphatique.

Allez ! Un bon moment quand même, avec ce nanar-d’œuvre là. Un 3/6 parce que ça ne vaut pas plus, mais un vote pour ne pas qu'il ne soit pas oublié…


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