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Joël Séria : filmo complète d'un obsédé sexuel


De Pianiste, le 26 mai 2014 à 10:06

Quand on voit un film aussi truculent que … Comme la Lune, on ne peut que se demander pourquoi le réalisateur ne tourne plus…. Il y en a bien d'autres qui sont même allés bien au-delà de sa provocation et qui continuent à réaliser des films. Dans celui-ci, on retrouve encore une fois Jean-Pierre Marielle, toujours en mâle dominant à la recherche d'histoires d'un soir et qui se fait parfois même rouler par ces nanas frivoles. Il faut dire que ce rôle lui va très bien et qu'il est l'acteur idéal pour ce genre de scénario provocateur qui lui colle très bien à la peau. Certaines scènes sont anthologiques….


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De Impétueux, le 19 juin 2010 à 19:11
Note du film : 3/6

J'aime assez la grossièreté, qui n'a rien à voir avec la vulgarité et que pratique avec délice Joël Séria.

Comment, vous ne connaissez pas le joli propos de Montherlant ?

- Beaucoup de gens confondent grossièreté et vulgarité ; la grossièreté est puissance, la vulgarité c'est eux…
 – C'est eux, c'est eux, facile à dire ! Donnez nous au moins un exemple de grossièreté et de vulgarité, faites-nous comprendre !
 – Un exemple de vulgarité ? Eh bien confondre grossièreté et vulgarité…

J'aime beaucoup la grossièreté de Joël Seria, ses mots souvent vachards et caustiques mis dans la bouche de Jean-Pierre Marielle, qui les dit comme personne, mais enfin, pour atteindre à la grandiose outrance des Galettes de Pont-Aven, il faut une suite de petits miracles, au premier rang de quoi une histoire un peu structurée, mais assez légère pour ne pas trop envahir l'espace.

Dans Marie-Poupée, l'histoire est un peu trop épaisse ; dans … Comme la Lune c'est l'histoire qui fait défaut, uniquement tournée vers ce jobastre macho de Roger Pouplard (Marielle, donc), le mâle dans ce qu'il peut avoir de plus veule et de plus répugnant, raciste, suffisant, narcissique, graveleux, homme à bonnes fortunes qui se fait néanmoins couillonner par des femmes qui ne valent guère mieux que lui.

Ça part dans tous les sens, ça n'accroche jamais vraiment la sympathie, et pourtant ça retient souvent l'attention, parce qu'il y a dans la façon de tourner de Seria une sorte d'audace réjouissante et jouisseuse….

La France de Seria, c'est une France qu'on ne verra plus, une France d'avant la mondialisation, Erasmus et le multiculturalisme ; une France un peu rance, et en même temps formidablement attachante, une France à soupières et à dîners où on se lorgne en chiens de faïence, une France de province et de bistrots où l'on boit des perroquets (pastis et sirop de menthe, comme la tomate est pastis et grenadine, et la mauresque, pastis et sirop d'orgeat) ; Seria ne tourne plus ; il n'y a pas de hasard.


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