| Cinéma | Zatôichi : Retour au pays natal Shin Zatôichi monogatari: Kasama no chimatsuri | ||
| Japon Aventure |
Réalisateur : Kimiyoshi Yasuda Scénaristes : Kan Shimozawa (auteur)Yoshiko Hattori Producteurs : Shintarô Katsu ![]() Hiroyoshi Nishioka | Compositeur : Akira Ifukube Directeur de la photographie : Chishi Makiura Sociétés de production : Toho Company ![]() Katsu Production ![]() | Acteurs : Shintarô Katsu (Zatôichi)Yukiyo Toake (Omiyo) Kei Sato (le magistrat) Takashi Shimura ![]() Yoshio Tsuchiya Tatsuo Endo Rie Yokoyama (Yuri) Shirô Kishibe Osamu Sakai Eiji Okada (Shinbei) |
avant le 21/11/2004 23/08/2009La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"Le seul remède, c'est de te faire renaître."

, que sont donc revenues l'honneur mais aussi la charge de mettre le point final à ces aventures du masseur aveugle Ichi. Et, selon le principe palingénésique cher aux stoïciens*, c'est avec un retour aux origines que s'opère cette conclusion. Shin Zatôichi monogatari: Kasama no chimatsuri
lève, en effet, un peu le voile sur l'enfance du héros et développe une narration teintée de nostalgie qui n'est pas sans rappeler, malgré leurs différences, celle de Zatôichi to Yôjinbô
. C'est aussi un film sur la trahison et la corruption, deux thèmes récurrents de la "Légende de Zatôichi". Après le chapitre un peu excentrique dû à Shintarô Katsu
, ce dernier acte, caractérisé par un casting distingué, est abordé et réalisé de manière bien plus classique.

est une jolie fable sociale sur l'identité et la traîtrise. D'emblée, la mise en parallèle, voire la confusion, des deux personnages majeurs du film installe l'intention principale du film : une opposition des statuts sociaux et des moralités fondée d'abord sur les apparences puis sur la substance. Le faux bienfaiteur Shinbei est adulé pour sa réussite et sa richesse avant de révéler son vrai visage, celui d'une perversion absolue. Ichi est, à quelques rares exceptions près, raillé et bafoué en tant que yakuza avant d'être reconnu comme le vrai sauveur du village. Etrangement, cette symétrie conflictuelle ne trouve son aboutissement dramatique que grâce à l'intervention du surnaturel. Celle-ci prend la simple forme d'un pan de vêtement retenu dans l'ouverture d'une maison en ruine, après qu'Ichi s'y soit confessé et fait acte de contrition auprès de l'esprit de sa défunte nourrice. L'un des attraits essentiels du film est la présence de quelques comédiens remarquables parmi lesquels l'homme du couple d'Hiroshima mon amour
, Eiji Okada
, qui interprète ici le personnage antagoniste du héros, Kei Sato, déjà présent dans Zatoichi no uta ga kikoeru
et l'acteur kurosawien
Yoshio Tsuchiya.
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*dont la doctrine apparaît assez proche de celle qui sous-tend la série.