| Cinéma | L'Américain | ||
| France Comédie |
Réalisateur et scénariste : Patrick Timsit ![]() Scénaristes : Jean-François Halin Jean-Carol Larrivé Producteurs : Thomas Anargyros ![]() Edouard de Vésinne | Compositeur : Nicolas Errèra Directeur de la photographie : Pierre Morel ![]() Société de production : Cipango Films ![]() | Acteurs : Lorànt Deutsch (Francis Farge, alias l'Américain)Thierry Lhermitte (Eddy)Emilie Dequenne (Nelly)Doud (Texas) Paolo Seganti (Rick) Mathias Mlekuz (Tennessee)Richard Berry (Le professeur d'anglais)Marianne Denicourt (Murielle)Thomas Doucet (Tom) Patrick Paroux (Nevada) Jean-Marc Bihour (Massachussetts) Daniel Isoppo (Alabama) ... ![]() |
avant le 21/11/2004 11/06/2008Première sortie mondiale : 2004 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"C'est vraiment le niveau zéro !"

réalisateur suit une dérivée inquiétante. Si l'adaptation détournée de l'oeuvre de Victor Hugo
, Quasimodo d'El Paris
avait réussi à surprendre, plutôt positivement, le public, Quelqu'un de bien
ne devait probablement son succès qu'à la présence de José Garcia
, alors en pleine ascension. Avec L'Américain
, on frôle de près le crash-landing (en français dans le texte). Son échec en salles, l'été dernier, n'est pas un hasard. Comédie sans humour, vulgaire, truffée de poncifs navrants, même pris au second degré, le troisième film de l'ancien comique de café-théâtre est un patchwork hétéroclite sans relief.
) essaie, une nouvelle fois, de réaliser son rêve : devenir citoyen américain. Mais ses multiples déclarations et gages d'amour pour le pays de l'Oncle Sam laissent indifférents, voire indisposent, le personnel de l'ambassade où il se rend régulièrement. Comble de malchance, Nelly (Émilie Dequenne
), son épouse dont il est séparé, a pris pour petit ami Rick (Paolo Seganti), un authentique ressortissant US. Elle va pouvoir, s'il accepte le divorce, devenir américaine avant lui. Farge fait alors appel à Edouard 'Eddy' Barnier (Thierry Lhermitte
), un avocat croisé fortuitement dans le bureau d'une attachée d'ambassade, lequel, d'abord réticent, va accepter le délicat défi pour gagner un pari avec ses associés. Son idée est simple : faire du lotissement de Sarcelles, "les Merlettes", où réside Farge, le cinquante-et-unième état de l'Union.
devait initialement être utilisée pour un sketch de Patrick Timsit
sur scène. On ne sait pas pourquoi le projet fut, à l'époque, abandonné, mais on aurait souhaité que les mêmes raisons produisent les mêmes effets pour son passage au cinéma. Film sans consistance, qui se moque, gentiment mais sans un soupçon de finesse, tout à la fois des américains, des français et de José Bové, L'Américain
est une farce délirante qui s'essouffle (pour peu qu'elle en ait eut, du souffle) au bout de la première demi-heure. Le scénario doit alors accoucher, au forceps, de la matière narrative et des rebondissements qui ne font qu'ajouter à la confusion initiale. Parmi ceux-ci, le test de contrôle d'"américanogénie" qui permet au réalisateur de faire une courte apparition. Le film réussit le tour de force de rendre ses acteurs maladroits et insignifiants. Le vieux complice Thierry Lhermitte
(lui et Timsit
ont partagé l'affiche de quatre longs métrages depuis Un Indien dans la ville
en 1994) offre, lorsqu'il ne s'essaie pas à la comédie musicale, une prestation mécanique simpliste, ponctuant ses phrases d'un "Aidez-moi" qui ressemble à un appel au secours. Et Lorànt Deutsch
, dont le nom a été suggéré par son partenaire de Ripoux 3
*, n'arrive pas à sauver le film malgré son énergie et sa bonne humeur. A la vision de L'Américain
, il semble ne rien rester du talent de scénariste (et d'acteur) de Timsit
entrevu dans Pédale douce
. Dommage.
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*Timsit
, Lhermitte
et Deutsch
se sont croisés sur le consternant Les Clefs de bagnole
... Un signe ?