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Voici les derniers messages de ce forum :

Vivement le DVD !.


De fretyl, le 4 janvier 2011 à 23:06
Note du film : 3/6

Excellente comédie. La démarche anti raciste et réconciliatrice n'est pas pesante, ni trop lourde. Ce qui sera malheureusement le cas des Aventures de Rabbi Jacob. On pourra critiquer un sentimentalisme quelque peu enquiquinant. Trop longues sont les scènes entre Mireille Darc et Jean-Pierre Marielle.
Mais des grands moments d'humour rendent fréquemment plaisante cette ballade à travers la Lybie. Notamment, c'est vraiment vrai, cet excellent passage ou Lefebvre en bagagiste arabe, accompagne Constantin jusqu'à sa chambre tout en cognant et en dégringolant la valise du pauvre Marielle dans les escaliers.

Lautner a fait mieux et plus drôle à l'époque. Laisse aller…c'est une valse ! ou Pas de problème sont plus réussi. On aura tout vu ! est aussi hilarant dans ses dialogues.


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De Gilou40, le 4 janvier 2011 à 18:42
Note du film : 4/6

Nous voici, dix ans plus tard, de nouveau avec Les barbouzes de Lautner. Et si j'apprécie cette gente sournoise, hypocrite, perfide et surtout un rien tartufe, je ne saurai dire quel film je préfère. Dans l'opus Barbouzes de 63, rien n'est vraiment et définitivement fixé. La guerre froide reste vague comme la nouvelle vague le fut. Les barbouzes 73, eux, sont très clairement ancrés dans la guerre Israël/Palestine. Et à une époque ou elle faisait rage. Et connaissant Lautner, on aurait pu s'attendre à une parodie plus ou moins déjantée. C'était peut-être le moment de titrer :Ne nous fâchons pas !

Nenni ! Les Barbouzes 73 ont pour titre La valise. Fini les scorpions dans les lits, les wc qui explosent, les douches qui crachent de l'acide, ou les lustres qui tombent malencontreusement …Bien que les protagonistes soient aussi caricaturés que dix ans auparavant. Car le Français, Michel Constantin râle, se goinfre, mange avec ses doigts, triche avec ses supérieurs, et dort avec un "Marcel" de toute beauté. Le juif, Marielle est élégant et entonne, confiant, Evenou shalom, shalom, shalom alerhem pendant que le Français, très Français, se tape sans vergogne ce que son compagnon lui avait demandé de surveiller…Une jolie Française, Mireille Darc prête à tout pour quitter ces territoires en guerre. Ravissante comme jamais, elle séduira à qui mieux mieux tout ce qui possède une braguette du moment que ça peut lui être utile pour regagner son pays de prédilection.

C'est un film épatant. Cette valise, ou se cache en permanence le juif Marielle pour rejoindre Paris, est sujet à nous rappeler que la guerre peut être traitée de mille façons. Déjà le générique nous gratifie d'un western qui a du induire en erreur beaucoup de spectateurs qui ont dû quitter la salle pensant s'être trompés de film ! Car le générique en question c'est la fin d'un western arabe qui nous emmène sur les toits d'une Casbah ou notre espion juif poursuivi par une horde de haineux, vient s'empêtrer dans une véritable forêt d'antennes ! Il finira par rejoindre l'Ambassade de France et n'aura pas d'autre choix que de passer par La valise diplomatique, escorté par un "collègue" franchouillard à souhait ! Le reste est quiproquos et sentiments très humains. Car elle est là, la force de Lautner : Nous raconter, ou plutôt nous suggérer le conflit israélo-palestinien, en passant par les émotions, la libido de ces guerriers de l'ombre et finalement leurs raz-le bol de cette ineptie de guerre pour un Dieu qui ne vaudra jamais la longueur de jambes d'une Mireille Darc toute en beauté….

Des gags vraiment drôles. Jean Lefebvre, porteur, et sa hernie, la dégringolade de La valise dans l'escalier, la colère de Constantin qui n'est pas raciste mais qui voudrait quand même voir des blonds, très blonds, la scène du repas partagé entre Marielle et Constantin : "-C'est ça que vous appelez partager en deux ?-" "-Vous en avez profité pour bouffer mes frites!!-""-Vous m'avez laissé tout l'gras !!-" Etc…Et une apparition de Galabru assez savoureuse en Yotman lubrique. Beaucoup de tendresse, de l'émotion (mais oui) et une façon "Lautnerienne" de faire surgir du plus profond de l'improbable, une notion de paix que l'on attendait pas. Faites l'Amour pas la guerre ! Prévert disait à Barbara que c'est une connerie la guerre et lui parlait des chiens qui vont mourir loin, très loin de Brest…Lautner reprend le flambeau et fait ressusciter les hommes sur une plage. Loin, très loin de la guerre…


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