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Party girl


De vincentp, le 24 août 2014 à 23:23
Note du film : Chef-d'Oeuvre

On trouve pléthore d'analyses très bien écrites et très intéressantes émanant de critiques de différentes générations (les inroks, Douchet) en français à propos de ce film sur internet et toutes convergent vers le même avis. Egalement la chronique bien argumentée de J Lourcelles dans son dictionnaire du cinéma.

Je remarque pour ma part la superposition à la 77° minute 17° seconde pour être précis via un fondu-enchaîné, entre un objet astronomique (située devant la porte de la loge de Cyd Charisse) daté de 1662 (anno domini MDCLXII) et une statue (de l'astronome Christian Huygens ?), située dans la chambre à coucher de l'avocat général. Sans doute, le réalisateur a-t-il intégré là une touche cosmique à son récit, fidèle à ses habitudes…. On comprend en tous cas que Ray utilise le genre du film de gangster et du scénario dont il a hérité pour dérouler un récit à sa convenance, et illustrer les thèmes qui lui sont chers…


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De vincentp, le 23 août 2014 à 23:23
Note du film : Chef-d'Oeuvre


Mise en scène à la fois sophistiquée et invisible, maîtrise sans faille des idées, conduite impeccable des acteurs, gestion parfaite du spectateur : les qualités de Party girl sont innombrables et placent cette oeuvre parmi les chefs d'oeuvre absolus du Hollywood de la grande époque. Le style et le propos de Nicholas Ray sont facilement analysables : contraste appuyé des couleurs, utilisation de miroirs, personnages ambitieux et faillibles, atmosphère onirique et tragique, univers inquiétant et sombre zébré par des éclairs de gaieté.

Parabole ("figure de rhétorique consistant en une courte histoire qui utilise les événements quotidiens pour illustrer un enseignement, une morale ou une doctrine") portant sur les formes du capitalisme et les attitudes que l'on peut avoir à son égard, réflexion sur les relations humaines et sociales : une vision pessimiste de l'humanité traverse cette oeuvre artistique, mais les individus restent au final maîtres de leur destin. Robert Taylor est une nouvelle fois fantastique, bien épaulé par la fabuleuse Cyd Charisse.


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