«Plein de fougue, ce message, RdT ! On sent que vous avez vraiment aimé ce Clouseau. (En passant, je vous attends toujours sur Ragazzo di borgata...»
Infatigable Arca. Existe-t-il une comédie italienne que vous n'ayez pas vu? Je veux bien aller y faire un tour, si vous m'y invitez c'est peut être que vous avez des raisons convaincantes. Mais alors je vous invite à jeter un œil sur le forum de L'Italiana in Algeri
, la belle Maria Jose Trullu
est en attente de nos suffrages. Et n'est-on pas là devant une des premières comédies italiennes ?
nb le Clouzot
dont il s'agit dans La Prisonnière
est Clouzot
et non Clouseau (c'est qui celui là? est ce un de vos compatriotes? Ou alors un Italien? je n'en ai jamais entendu parlé)...

«mettre sur un plan identique ce Clouzot-là et celui de Quai des Orfèvres
est tout de même gonflé...»
Cher Impétueux, si on vous suivait peut être faudrait-il cesser d'écouter La Cantate du Café de Jean-Sebastien Bach au prétexte qu'il aurait composé L'Art de la fugue. Mais cornegidouille, un génie peut parfois se hasarder à plusieurs formes non? Pourquoi Clouzot
deviendrait-il soudain méprisable au simple prétexte qu'il rend Élisabeth Wiener
sublime?
Le génie de Clouzot
est précisément d'avoir fait Quai des Orfèvres
et La prisonnière
sans rien perdre, à mon avis, de son regard acéré. C'est ce qui fait toute la qualité de ce cinéma. Revoir Quai des Orfèvres
après La prisonnière
, c'est comme réécouter Chopin après Boulez, on découvre soudain une saveur qu'on n'attendait plus.
Mmmouais... N'empêche que, si sympathique qu'est la fougue juvénile de RdeT à défendre cette Prisonnière
(et à se ravager l'imagination en songeant à Elisabeth Wiener
), mettre sur un plan identique ce Clouzot
-là et celui de Quai des Orfèvres
est tout de même gonflé...