| Cinéma | Le Guépard Il Gattopardo | ||
| Italie, France Drame |
Réalisateur et scénariste : Luchino Visconti ![]() Scénaristes : Giuseppe Tomasi Di Lampedusa (auteur) Suso Cecchi d'Amico ![]() Pasquale Festa Campanile Enrico Medioli ![]() Massimo Franciosa Producteur : Goffredo Lombardo | Compositeur : Nino Rota ![]() Directeur de la photographie : Giuseppe Rotunno | Acteurs : Burt Lancaster (le prince Don Fabrizio Salina)Claudia Cardinale (Angelica Sedara/Bertiana)Alain Delon (Tancredi Falconeri)Paolo Stoppa (Don Calogero Sedara)Rina Morelli (la princesse Maria Stella Salina) Romolo Valli (père Pirrone)Terence Hill (le comte Cavriaghi)Pierre Clémenti (Francesco Paolo)Lucilla Morlacchi (Concetta) Giuliano Gemma (le général de Garibaldi)Ida Galli (Carolina) Ottavia Piccolo (Caterina)... ![]() |
avant le 21/11/2004 03/07/2009Première sortie mondiale : 1963 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"Si nous voulons que tout se maintienne, il faut que tout change."

dont il reprend certains éléments, Il Gattopardo
est le deuxième film de Luchino Visconti
à mêler drame et fresque historique. Les deux oeuvres se situent à peu près à la même époque, la seconde moitié du XIXe siècle. Mais le premier est un authentique mélodrame (au sens noble du terme, en Italie) qui se passe à Venise, le second a une vocation plus politique et se déroule en Sicile.


, Ludwig
ou Gruppo di famiglia in un interno
, ce sont ceux de la finitude et de la tragédie romantique liée au changement (accessoirement du rôle de la religion). Salina/Visconti
, l'aristocrate-révolutionnaire, dresse un portrait pessimiste sur cette aube inconnue qui va naître à la suite de ce "crépuscule des dieux" qu'il est entrain de vivre ; dans une certaine mesure, qu'il incarne. Et ce sont alors deux séquences plus confidentielles qui densifient le contenu du film. Le dialogue avec Don Francisco Ciccio Tumeo qui offre une perspective nouvelle à la société civile (symbolisée par l'annonce du mariage entre Tancredi, le noble désargenté et Angelica, la fille d'une riche roturier) et celui avec le Chevalley de Monterzuolo qui dresse un bilan critique de l'histoire récente et fixe des limites aux transformations idéalisées de la politique.
est, du point de vue cinématographique, une réussite incontestable. Bien que moins intéressant que Senso
par son académisme un peu vieilli et sa lenteur narrative qui tranche avec des oeuvres plus modernes, il reste un magnifique témoignage de ce cinéma dans lequel domine une esthétique maîtrisée comme une toile de maître, sans ce souci du spectaculaire quasiment incontournable aujourd'hui. Burt Lancaster
est un prince Salina prodigieux, toujours juste, quelque soit la facette du personnage qu'il incarne. Alain Delon
trouve en Tancredi un de ses meilleurs rôles et Claudia Cardinale
, quoiqu'un peu "moderne" pour le personnage (mais peut-être était-ce la volonté du réalisateur), est splendide "sur tous les plans". Il faut, également, mentionner l'interprétation de Serge Reggiani
, évoquer la participation de Terence Hill
et souligner la partition, presque lyrique, de Nino Rota
.