| Cinéma | Il était une fois la révolution Giù la testa | ||
Italie![]() |
Réalisateur et scénariste : Sergio Leone ![]() Scénaristes : Sergio Donati ![]() Luciano Vincenzoni Producteur : Fulvio Morsella ![]() | Compositeur : Ennio Morricone ![]() Directeur de la photographie : Giuseppe Ruzzolini Interprète : Edda Dell'Orso ![]() Société de production : Euro International Film | Acteurs : James Coburn (John H. Mallory)Rod Steiger (Juan Miranda)Romolo Valli (le dr Villega)Maria Monti (Adelita)Rik Battaglia (Santerna) Franco Graziosi (le gouverneur Jaime) Antoine Saint-John (Gutierez/le col. Günther Reza) Vivienne Chandler (l'amie de John) David Warbeck (Sean Nolan) Giulio Battiferri (Miguel) Poldo Bendandi (le révolutionnaire exécuté) Omar Bonaro ... ![]() |
avant le 21/11/2004 12/10/2009Première sortie mondiale : 1971 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"Tu as du feu ?"

n'avait-il pas assez d'estime pour son récit, co-signé avec Sergio Donati
, qu'il ait d'abord refusé de le mettre en scène lui-même(1) ? Conçu comme le deuxième volet de sa trilogie "C'era una volta", Giù la testa
(i.e "baisse la tête"), même s'il n'est pas le premier film italien situé au cœur de la révolution mexicaine(2), constitue assurément l'un des plus ambitieux, riches et aboutis du genre. Produit par le Romain Fulvio Morsella
, co-scénariste de Per qualche dollaro in più
et déjà producteur de C'era una volta il West
, tourné en Espagne entre avril et juillet 1970, ce sixième et pénultième opus, grand succès public, permit à Leone
d'obtenir l'une des trop rares récompenses (de surcroît partagée !) de sa carrière.

de finalement le diriger. Sans atteindre la dimension du précédent ni posséder son lyrisme, Giù la testa
restera, aux côtés de A Clockwork Orange
, comme l'un des films les plus marquants de la riche décennie 1970 naissante. Le savant équilibre entre humour et tragédie, l'intelligence et la maîtrise de la réalisation contribuent à nouveau à produire cet effet jubilatoire caractéristique des œuvres du cinéaste. A travers cette histoire de duperie et d'amitié, le scénario égratigne sérieusement la représentation mythique du patriotisme et de la révolution. Les sporadiques, brefs et mutiques flash-back donnent au récit cette subtile profondeur temporelle et nostalgique à la saveur si singulière. Une substance incarnée avec beaucoup de talent par Rod Steiger
et James Coburn
(3), figures de proue d'un casting presque exclusivement masculin. Ennio Morricone
signe enfin là ("shon, shon...") l'une des plus inspirées, belles et inoubliables partitions de l'histoire du cinéma.
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1. Peter Bogdanovich
a abandonné le projet et Sam Peckinpah
été récusé par le distributeur.
2. précédé par El Chuncho, ¿quién sabe?
de Damiani
, Vamos a matar, compañeros
et Il Mercenario
de Corbucci
ou Un Esercito di cinque uomini
.
3. auparavant seconds rôles de la comédie de Tony Richardson
The Loved One
. Jason Robards
et Clint Eastwood
furent pressentis pour être 'John'-Sean, Eli Wallach
, Juan Miranda. C'est Henry Fonda
qui leva la réticence de Coburn
, déjà envisagé pour Per un pugno di dollari
et C'era una volta il West
, à accepter la proposition de Leone
.