| Cinéma | Printemps, été, automne, hiver... et printemps Bom yeoreum gaeul gyeoul geurigo bom | ||
| Corée du Sud, Allemagne Drame |
Réalisateur et scénariste : Kim Ki-duk ![]() Producteurs : Karl Baumgartner ![]() Lee Seung-jae | Compositeur : Park Ji-woong Directeur de la photographie : Baek Dong-hyeon | Acteurs : Oh Yeong-su (le vieux moine)Kim Jong-ho (le moine enfant) Kim Ki-duk (le moine)Kim Young-min (le jeune moine) Seo Jae-kyeong (le garçon moine) Ha Yeo-jin (la fille) Kim Jung-young (sa mère) Ji Dae-han (l\'inspecteur Ji) Choi Min (l\'inspecteur Choi) Park Ji-a (la mère du bébé) Song Min-young (le bébé) |
avant le 21/11/2004 31/03/2008Première sortie mondiale : 2003 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"... Tu devras porter cette pierre dans ton coeur pour le reste de ta vie."

, dont nous avions découvert Seom
en 2001, a connu, en 2004, une actualité importante en France. La rétrospective de son oeuvre au Festival du cinéma asiatique de Deauville précédait, en effet, les sorties successives en salles de Bom yeoreum gaeul gyeoul geurigo bom
, de Hae anseon
et, attendu à la fin du mois, de Samaria
. Financé par des capitaux coréens et allemands (Karl Baumgartner
n'est autre que le producteur d'Underground
de Kusturica
), son antépénultième film est une fable contemplative, poétique et un peu fantastique sur les étapes de la vie. Il a obtenu le "Prix du public" au Festival de San Sebastian et son réalisateur s'est vu décerné pas moins de quatre prix à Locarno.

est, dans ce film, plus que manifeste. De même que s'y exprime, à nouveau, sa fascination pour l'eau. Ses "Cinq saisons" n'ont pas de saveur concertante, elles traduisent plutôt une petite musique de chambre spirituelle et élégiaque dans laquelle l'homme est irrémédiablement acteur du cosmos, dans son innocence comme dans sa sagesse. Le rapport à la nature est, ici, évident et immédiat. Le réalisateur se moque subtilement de la vanité et de la vacuité de la modernité (dans la séquence avec les enquêteurs), même si le traumatisme qu'elle provoque est un des moments dramatiques du film. La magie de Bom yeoreum gaeul gyeoul geurigo bom
est probablement à chercher dans sa limpidité conceptuelle, dans la simplicité documentaire et l'esthétique de sa mise en scène. Enfin, les acteurs, presque tous amateurs (y compris le metteur en scène, sauf Young-min Kim déjà présent dans Suchwiin bulmyeong
), sont plutôt convaincants. Le film devrait séduire ceux qui ne font pas du bavardage et de l'action les seuls étalons de la qualité filmique. Et ceux qui l'ont déjà vu au cinéma le reverront sans doute avec plaisir.