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On raye !


De vincentp, le 10 avril à 23:36
Note du film : 4/6

4,5. Revu ce soir sur grand écran, copie restaurée, conditions de projection parfaites… Techniquement le film est irréprochable, les prises de vue sont spectaculaires. Un travail élaboré sur la lumière et les couleurs. Et pourtant, cela ne passe pas très bien chez moi. Un côté artificiel, des chansons de Michel Legrand, grandiloquentes et qui se ressemblent toutes (criant au bonheur comme on vend des salades sur un marché, avec un verre d'alcool dans le nez). Les demoiselles de Rochefort est trop long, deux heures c'est trop pour un thème aussi limité. Objectivement, un (très) bon film, certainement pas un chef d'oeuvre. Subjectivement, simplement une semi-réussite, à mon sens un peu datée, et aujourd'hui destinée à un public âgé.


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De Impétueux, le 9 mai 2013 à 19:20
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Un moment de grâce pure, de légèreté, d'allégresse, où tout, absolument tout, concorde pour mettre le spectateur à l'unisson du miracle : la sublime musique de Michel Legrand – présente dans toutes les mémoires et dans l'inconscient collectif quarante-six ans après sa composition, la photogénie de Rochefort, le talent de tous les interprètes, de l'inquiétant Subtil Dutrouz (Henri Crémieux) à l'éternelle beauté d'Yvonne (Danielle Darrieux ), la grâce magique des sœurs jumelles (on dirait que l'habituelle réserve de Catherine Deneuve s'écarte là un peu grâce à la vivacité de Françoise Dorléac).

Et tout cela grâce au courage de Jacques Demy de réaliser des féeries. Moins audacieux que le tendre mélodrame des Parapluies de Cherbourg, réalisé trois ans auparavant, moins fantasmatique que le conte de Peau d'âne, tourné trois ans après, mais davantage absolument réussi.

Marqueterie délicate que Les Demoiselles où l'artificialité de l'anecdote, par son caractère même, accroît encore la sensation de plaisir continu : la lumière de Rochefort se renforce de la beauté des demoiselles, la qualité de la musique s'appuie sur la vivacité des dialogues parlés, le charme des rues et des places se conforte des citations cinématographiques. Et un travail sur les couleurs et sur les espaces exemplaire, qu'on remarque davantage à chaque vision du film.

Qu'est-ce qu'on peut chipoter ? Il me semble que George Chakiris est trop lié à West side story pour pouvoir en réchapper… et c'est à peu près tout.

Bientôt cinquante ans et pas une seule ride : pour l'éternité, les Demoiselles ont vingt ans.

Et Françoise Dorléac n'est jamais morte.


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