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Réussite méconnue du cinéma policier français


De Commissaire Juve, le 17 avril à 21:53
Note du film : 4/6

Le film se laisse regarder, mais je ne serai pas aussi laudateur. Son côté "roman de gare policier" – avec un Daniel Cauchy bandit au grand coeur – prêtant parfois à sourire.

Dans la vraie vie, les deux bandits dont le film relate la cavale étaient sans doute moins sympathiques*.

Sinon : Bulle Ogier était sacrément jolie.

(*) A la même époque, le père d'une copine d'école braquait des banques et des fourgons (je l'ai découvert par hasard en 2016, en explorant de vieux journaux). Dans un des articles que j'ai retrouvés, le papa était décrit comme un braqueur "décontracté", "courtois", n'hésitant pas plaisanter avec les employées de banque qu'il tenait en respect avec son arme ! (authentique) Après ça, en voyant le Molinaro, on finirait par croire que les truands des années 70 étaient tous de sympathiques Mandrin ! Oué !


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De verdun, le 17 avril à 19:39
Note du film : 5/6

Aprés l'ironie du sort, vient le temps de parler d'une autre réussite méconnue du prolifique Edouard Molinaro, Le gang des otages qui lui est disponible en dvd grâce à Gaumont.

C'est un polar sec et nerveux qui prouve que Molinaro est un excellent techicien. Il est parfaitement aidé par la photo du grand Raoul Coutard.

Le récit, coécrit avec Alphonse Boudard est très maîtrisé: la première heure est un flash-back en voix off. Les différents membres du gang retracent leurs méfaits lors de leur audition devant le juge. Puis le récit revient au présent et c'est là qu'intervient la prise d'otages du titre.

Le ton est d'une grande justesse, très sérieux et parfois cruel pour du Molinaro malgré quelques touches d'humour.

Habitué aux seconds rôles, Daniel Cauchy est impeccable dans le rôle du voyou à moitié fou leader du gang. Bulle Ogier est très bien dans un rôle inhabituel et on reconnaîtra de nombreux seconds rôles familiers.

On pourra reprocher au film quelques facilités scénaristiques, notamment lors de l'épisode se déroulant en prison.

Peut-être Le gang des otages aurait-il davantage marqué les esprits avec un petit plus d'émotion mais les auteurs ont eu raison de refuser le romantisme facile d'un sous- Bonnie and Clyde. Même la musique de Michel Legrand est d'une grande sobriété.

En l'état c'est une belle réussite du cinéma de genre à la française.


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