Accueil
Voici les derniers messages de ce forum :

Réservé aux inconditionnels de Guitry


De Tamatoa, le 1er novembre 2013 à 18:18
Note du film : 2/6

Bon sang ! C'est ce qui s'appelle tomber de haut ! Je crois que c'est le seul film de Guitry que je n'avais pas encore vu. Voilà qui est fait. Avant, je suis venu voir ce qu'en pensait notre site. Et je vous trouve, Impétueux, encore bien tendre avec ce succédané de la marque Guitry. Car j'estime que Guitry est une marque déposée comme aucun autre metteur en scène ne le sera jamais. D'abord, entendre le maitre comme si il était édenté ou victime du paralysie faciale, celà fait froid dans le dos. Et puis ce film : C'est quoi ce film ? Mais où est passée la virtuosité, la maestria de ce génie ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire simplette, naive, bien loin du monde intelligent et feutré de l'auteur de Assassins et voleurs ? Même La vie à deux, autre testament de Guitry, également réalisé par Clément Duhour n'atteint pas ce degré de bêtise et reste même très parfumé de la glorieuse signature.

Oui, c'est assez enlevé, vous avez raison, mais pas dans le style cher à nos souvenirs Guitryens. La seule bonne surprise de ce film, c'est Philippe Nicaud, pas encore arrivé à son stade de gugusse ébahi qui ne le lachera plus jamais. Je l'ai trouvé fort bon ici. Pour une fois, Darry Cowl m'a énervé, Michel Simon, satisfait et à l'égo surdimensionné m'a paru reprendre très exactement les intonnations qu'il avait dans La vie d'un honnête homme (dans le rôle du riche). Et si Sophie Desmarets, adorable il est vrai, fait preuve d'une retenue inhabituelle, Jean Rigaux s'évertue à grimacer ses onomatopées, ce qui était son fond de commerce lourdingue dans moults cabarets de l'époque. Mais plus rien de Guitry, plus rien ! Vous avez trouvé les mots, Impétueux : C'est banal et surtout anonyme ! Seule la beauté des gestes réciproques des deux clowns, se sacrifiant mutuellement pour sauver l'autre, adoucit un peu cette sensation de vide.

Quelle vilaine sortie de scène pour celui qui fut l'ambassadeur de l'élégance verbale, de la classe et de l'esprit. Et dire que j'ai l'affiche de ce film sous mon nez, immense, offerte par mon fils il y a bien des années. Je ne la verrai plus avec le même oeil …


Répondre

De Impétueux, le 7 avril 2006 à 18:49
Note du film : 3/6

Si, selon Maurras aucune origine n'est belle, selon de Gaulle la vieillesse est un naufrage !

Cela pour dire que ce Guitry presque aussi tardif qu'Assassins et voleurs et sorti la même année 1957 qui fut aussi celle de la mort du maître n'est plus de la même farine que les grands films des Années Trente et Quarante, des Perles de la couronne à La Poison en passant par le Roman d'un tricheur, ni même des films historiques un peu lourds mais si aimables, de Si Versailles m'était conté à Napoléon.

D'ailleurs, d'emblée, ce charme particulier des génériques de présentation où Guitry donnait avec un esprit fou le nom de tous ceux, comédiens ou techniciens qu'il remerciait, n'existe plus : c'est banal, anonyme; le Maître n'apparaît, lui-même que dans une très courte séquence initiale, à son bureau de concepteur ; on ne l'y reconnaît pas tout à fait…

Qu'est-ce qui reste, alors ? Une histoire enlevée de jumeaux et de sosies, un excellent et atypique Michel Simon en commissaire de police, quelques trognes et seconds rôles bien venus (Jean Rigaux, Jane Marken, Darry Cowl – heureusement bref ! – ou Robert Dalban) ; quoi d'autre ? des dialogues et des scènes enlevées (mais ce n'est plus le feu d'artifice "d'avant") ; une mention spéciale à Sophie Desmarets, en gourgandine séduisante (on s'étonne qu'elle n'ait pas fait une meilleure carrière).

Bref un film à réserver aux inconditionnels, dont je suis.


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.045 s. - 6 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter