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Un petit bijou pour amateurs


De Impétueux, le 10 juin 2012 à 00:50
Note du film : 5/6

Enfin, la collection Gaumont à la demande a édité Les casse-pieds. Elle a l'honnêteté d'indiquer que l'image et le son ne sont pas restaurés numériquement, mais que le DVD a été fabriqué à partir de la meilleure copie survivante et, à dire vrai, le résultat, en l'espèce, est tout à fait satisfaisant, ce qui n'est pas forcément le cas pour d'autres parutions.

Charmant film spirituel et léger de ce touche-à-tout délicieux du cinéma français, Noël-Noël au physique passe-partout, grognon, rouspéteur, râleur, un peu trouillard et capable d'héroïsme, Français moyen comme il n'en existe plus. De très bons films, Le père tranquille, par exemple, versant bonhomme et rondouillard de L'armée des ombres, La cage aux rossignols, sensible et intelligent, qui fut remaké par Les choristes ou de tendres comédies sages et chansonnières La famille Duraton, A pied, à cheval et en voiture. Dans nombre de ses films, Noël-Noël s'appelle Martin, se prénommant Adrien, Édouard ou Léon… Martin, le patronyme le plus porté en France, pour mieux se fondre dans le pays.

Les casse-pieds est un drôle de film ; à peine un film, d'ailleurs : une suite de brèves scènes drôles, qui se veulent toutes illustrer la permanence de la présence des fâcheux, des enquiquineurs, des empêcheurs d'être tranquille, qui vous volent, à petites doses subreptices, la sérénité de votre existence.

C'est en ce sens qu'il faut entendre l'autre titre du film : Parade du temps perdu. Le temps qu'on perd, le temps gâché, le temps saccagé par les importuns, les gêneurs, les indiscrets, les intrus de toute sorte qui viennent polluer, sans méchanceté mais avec constance, votre propre espace vital.

Noël-Noël en dresse la riche collection en les mettant en scène sous toutes leurs formes : ceux qui arrivent en retard au spectacle, vous dérangent pour s'installer, déploient des papiers sonores pour avaler des friandises, empiètent sur votre angle de vision et ainsi de suite.

Il est vrai que les ascenseurs, dont les malappris omettaient de refermer exactement la porte et qui vous obligeaient à des escalades, sont désormais automatiques, et qu'on n'attend plus fiévreusement qu'on vous laisse la place dans une cabine téléphonique pour passer une communication urgente. Mais les voisins fêtards et tonitruants me semblent de plus en plus nombreux… et que dire de ces débiles qui vous font connaître leurs goûts musicaux – généralement du rap – en roulant vitres ouvertes et caissons de basse à fond ?

Les casse-pieds ne vont pas très loin dans la satire et demeurent acides sans être cruels. Mais c'est drôle, sympathique, bon enfant et ça donne deux ou trois séquences irrésistibles, celle où figurent par exemple, dans leur propre rôle, Bernard Blier et Jean Tissier. Ou celle qui met en scène un résistant discret (Henri Crémieux) et un blagueur inconscient (Paul Frankeur), vive et bien menée…

Réservé aux amateurs de ce vieux cinéma, qui n'a plus grand chose à voir avec les spectaculaires images d'aujourd'hui, mais charmant et plein de nostalgiques clins d'œil…


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De Impétueux, le 29 mai 2011 à 19:38
Note du film : 5/6

Ne parlez pas de ce que vous ignorez, douteux Riccardo ; vous n'êtes capable que d'évoquer des passages antédiluviens à la télévision de films de seconde zone.

Gaumont à la demande vient d'éditer, en moins d'une année, une palanquée de films introuvables. La collection est, sous une présentation élégante et uniforme, très limitée, certes – ni restauration, ni suppléments, ni chapitrage – mais elle a le mérite d'exister.

Quelques exemples : Le dernier des six de Georges Lacombe, Lady Paname d'Henri Jeanson, Carnet de bal, L'affaire Maurizius, Allo Berlin ? Ici Paris ! de Julien Duvivier, Sans lendemain et De Mayerling à Sarajevo de Max Ophuls, Le mariage de Chiffon et Le franciscain de Bourges de Claude Autant-Lara, Picpus de Richard Pottier, Antoine et Antoinette de Jacques Becker, Quand tu liras cette lettre et Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville, Marie Antoinette reine de France de Jean Delannoy, Galia de Georges Lautner et bien d'autres.

On se tait, quand on ne sait pas !


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