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Guère loin du dérapage


De Frydman Charles, le 2 juin 2010 à 12:36

Un film qui risque de nous faire attraper une espionnite aigüe…De quoi se méfier des barbus et d'imaginer des micros partout.J'aurais presque cru que le mot barbouzes vient de ce film, mais l'étymologie remonte à 1926. Les techniques d'écoute ont évolué depuis 1964, et le matériel d'écoute utilisé semble une antiquité aujourd'hui. Les clins d'œil à l'histoire sont…surprenants. Un chat…euh un Shah d'Iran pas très princier qui meurt dans les mêmes conditions que Félix Faure. Mireille d'Arc très princière en veuve éplorée ne fait pas vraiment penser à Soraya.


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De Impétueux, le 2 septembre 2008 à 11:27
Note du film : 4/6

Curieux film, finalement, qui dix fois, vingt fois, conduit à se dire Ce que c'est idiot ! et à s'agacer un peu de sa propre complaisance à le regarder, mais qui, tel l'acrobate qui manque perdre l'équilibre et tomber de son fil de fer dans la rue, se rétablit à l'instant suivant grâce à une des divines formules de Michel Audiard, divinement dites par l'un ou l'autre des acteurs…

Les%20barbouzes%20(5On imagine assez, finalement, le climat sûrement irréel du tournage, son côté décousu et invraisemblable, la découverte incrédule que les techniciens devaient faire de ces superbes tempéraments lâchés dans un climat de complète fantaisie ; l'inventivité qui roule sur elle-même, l'outrance des situations et des comportements, l'accentuation de tous les stéréotypes possibles finissent par placer ce film enragé sur le bon plateau de la balance, alors qu'il tutoie perpétuellement l'obstacle.

Belle époque du cinéma français où, avec trois francs, six sous (peut-être un peu davantage), avec du Noir et Blanc sans façons, avec, il est vrai, d'étranges et originaux angles de prises de vue (il me semble que Lautner s'assagira regrettablement, ensuite), on tourne un grand succès public, sur des recettes éprouvées.

Y a-t-il des recettes dans le cinéma d'aujourd'hui ? Sans doute oui, mais elles sont au succès ce que sont les MacDonald aux grands restaurants, et nous y perdons tous…

Évoquons en tout cas avec émotion le panoramique complaisant où la caméra, d'abord figée sur le visage de Mireille Darc qui essaye ses grands voiles noirs de deuil, nous la découvre ensuite éternellement craquante en tenue légère… Rien que pour ça, et pour l'accumulation de Chinois descendus (tels les Zoulous dans le film éponyme, qui est d'ailleurs de la même année), Les barbouzes passent encore bien la rampe…


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