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De fastivon, le 15 février 2008 à 12:06
Note du film : 3/6

Écrit très gros sur la jaquette DVD: <<Chef-d'oeuvre>>… Proposé à la téloche Noël passé, on profite donc pour regarder une nouvelle fois…

  • Surprise. Un détail énorme avait échappé auparavant (en s'étant laissé emporter par l'enthousiasme collectif): les authentiques chefs-d'oeuvre d'antan en effet reviennent en mémoire, et imposent immanquablement comparaisons, et il apparaît presqu'impossible dès lors de ne pas remarquer que l'animation de cet "Aladin" n'est vraiment pas terrible.

De la part d'un autre studio, elle aurait été jugée géniale, mais venant de chez Disney dont on avait déjà vu beaucoup mieux antérieurement… Bien avant l'ordinateur toute la science de la maison résidait dans l'étude et la définition de la beauté et de la majesté du mouvement, pas seulement sa fluidité déjà incomparable. (Même la 3D de nos jours ne parvient pas à les insuffler.)

  • Aux personnages hyper caricaturés (plus faciles à animer), on s'efforce d'y croire.
  • Aladin (please, un seul "d" en français), le sourire à la Patrick Sabatier en prenant soin de bien montrer ses dents impeccablement blanches, semble faire de la pub pour dentifrice.
  • Le génie, drôle ? Parfois. Franchement insupportable, souvent. Plus exaspérant encore, est le perroquet Yago. Il ne reste plus grand-monde qui soit un tantinet attachant.
  • Beaucoup de dessins font peine à voir. Que reste-t-il à quoi s'accrocher ?
  • Les couleurs sont criardes (bleu omniprésent, brun baveux…). Où sont passées les recherches sur l'utilisation des couleurs ? Où a déserté le savant dosage ombre/lumière d'autrefois ?
  • Les tours du palais du sultan ressemblent à s'y méprendre à des babouches en coupe transversale (sur lesquelles des éléphants ont dû marcher dessus).
  • Aladin tente de déchiffrer une inscription sur la lampe… Il est pourtant censé n'avoir fait que l'école buissonnière.
  • Il ne reste à Aladin qu'un dernier voeu, et il doit tenir sa promesse faite au génie… Mais pourquoi Jasmine et les autres ne s'accaparent-ils donc pas la lampe pour avoir trois nouveaux voeux chacun ?
  • Très bon personnage, Jafar aurait tout de même pu être plus spectaculaire…
  • Ce qui sauve le film: un final étourdissant, mené tambour battant à cent à l'heure; des jeux de mots et allitérations qui font mouche. Après les bâillements d'ennui jusque-là, après 1h07' où il ne se passe rien, arrivent enfin ces fameuses vingt dernières minutes qui justifient à elles seules une nouveau visionnage. Contrairement au traditionnel combat final contre le méchant, ici on est gratifié de deux combats haletants (donc le méchant a forcément empoché le premier duel).
  • La frustration (pour ce que le film aurait pu ou dû être). On était en droit de s'attendre à contempler des palais fabuleux, à voir des décors à tomber par terre, et effectivement on tombe sur son séant en voyant que les créateurs ne se sont pas beaucoup démenés. Un comble pour une signature d'une telle renommée.
  • La musique branchée années 90 ou un mélange de casseroles qu'en sais-je, n'a que peu de rapport avec le lieu ou l'époque, à part juste la chanson du début (celle du conteur, dont on ne sait ce qu'il vient y faire).

Il faut tâcher de comprendre et admettre que nous embarquer dans un voyage au pays des mille et une nuits, des parfums et des encens, n'était pas le but visé par les producteurs. Celui d'atteindre une certaine dimension esthétique non plus. Pour ledit voyage, il faut préférer mille fois "The veils of Bagdad" (1953), sorti en VHS il y a un quart de siècle sous le titre "Le héros de Bagdad": décors somptueux, aventures palpitantes et danses orientales au menu !…


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