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Sans grande finesse


De Arca1943, le 17 octobre 2013 à 17:32

Ah, ben si c'est avec Antonella Lualdi dans la fleur de l'âge, il va quand même falloir que j'y jette un œil !


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De Tamatoa, le 17 octobre 2013 à 17:17
Note du film : 2/6

Belmondo le premier, absolument pas dirigé, en fait déjà des tonnes, et inaugure les tics qui feront sa gloire

Je dirais même mieux : Il fiche carrément le film en l'air, qui n'en avait déjà pas besoin, avec ses gesticulations et son cabotinage imbécile ! Fallait-il que Chabrol soit un timide débutant pour ne pas l'avoir tenu en laisse comme il aurait dû le faire ! Vous avez bien raison, Freddie D, de dire qu'à part la beauté de ces dames, il n'y a pas grand chose à sauver de ce film. Hormis sa haine viscérale du bourgeois, Chabrol ne maitrise rien. Ce film ressemble à un brouillon, bien loin du millimétré Que la bête meure ou de l'étonnant Les fantômes du chapelier. Il semble se reposer, et vous avez raison de le souligner, sur la beauté des décors pour pallier l'insuffisance du scénario. Madeleine Robinson semble mal à l'aise dans cette esquisse de vague policier. C'est pourtant elle, magnifique et torturée, qui fera en sorte que ce film ne soit un navrant naufrage.

Tous les autres papillonnent autour des projos sans grande conviction. Bernadette Lafont, sans saveur pour une fois mais fort peu vêtue pour notre plus grand bonheur, se traine de roucoulades en jeu de jambes qui ne mènent à rien. Elle est un élément de ce panier où chacun ne peut réellement goûter à sa liberté sans y perdre quelque chose. Elle est un secret parmi tous les autres dans cette drôle de société. Ils ne sont pas, pensent-ils avec conviction, gens ordinaires mais subissent les mêmes tourments. Parce que tous sont bien dégueulasses et leurs sourires hautains ne sont que mépris pour ceux qu'ils disent aimer sans retenue. Et la magnifique Antonella Lualdi, pivot central de cette histoire, représente la beauté fatale qui vient dérégler le mensonge dans lequel se complaisent tous les aveugles de ce milieu. Ce film est avant tout Une affaire de femmes, de beauté. Mais ce petit monde, cet état dans l'état, n'est pas encore acéré comme il le deviendra avec le temps et l'obsession du metteur en scène qui ne fera que croître.

On sent bien que petit Chabrol deviendra grand. Pour l'instant, ce n'est pas Une partie de plaisir et Rien ne va plus. Il avance doucement ce qui deviendra sa marque de fabrique. Sa signature. Mais sous le beau soleil de la Provence, tout cela reste encore bien vague. Rien n'est très défini. Il est clair, et ça le restera tout au long de sa carrière, que le père de l'Inspecteur Lavardin a un compte à régler avec la bourgeoisie. A double tour nous le fait savoir. Mais La Femme infidèle n'est pas prête a nous éblouir. Pour cela, il va falloir que Chabrol franchisse la ligne de démarcation qui le placera parmi les plus grands.


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