| Cinéma | Panique à Needle Park The Panic in Needle Park | ||
| Etats-Unis Drame |
Réalisateur : Jerry Schatzberg ![]() Scénaristes : James Mills (auteur) Joan Didion John Gregory Dunne Producteur : Dominick Dunne | Directeur de la photographie : Adam Holender Société de production : 20th Century Fox ![]() | Acteurs : Al Pacino (Bobby)Kitty Winn (Helen/Mrs. Rogers) Alan Vint (l'inspect. Hotch) Richard Bright (Hank le frère de Bobby) Kiel Martin (Chico) Michael McClanathan (Sonny) Warren Finnerty (Sammy) Marcia Jean Kurtz (Marcie) Raul Julia (Marco)Angie Ortega (Irene) Larry Marshall (Mickey) Paul Mace (Whitey) ... ![]() |
avant le 21/11/2004 08/05/2009Première sortie mondiale : 1971 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"Les camés mouchardent toujours... Toujours !"

passé au cinéma à la fin des années 1960 avec le peu fameux, malgré la présence à l'affiche de Faye Dunaway
et Roy Scheider
, Puzzle of a Downfall Child
. Le nouveau réalisateur semble intéressé par les errances et les déchéances car The Panic in Needle Park
est l'histoire d'une longue descente en enfer d'un couple de junkies, tirée de l'ouvrage éponyme du journaliste et écrivain à succès James Mills (à qui l'ont doit également Report to the Commissioner
de Milton Katselas).

est d'être presque documentaire, journalistique dans le traitement (impression renforcée par l'absence de musique, les nombreuses prises de vues au téléobjectif, la présence de bruits ambiants et la longue scène de préparation de la drogue). Ce parti pris de réalisme est toutefois handicapé par un manque de percussion, peut-être dû au dilettantisme évident du réalisateur. Les continuités sont floues (avec des changements de décors et des choix de plans troublants, une direction d'acteurs un peu lâche), la progression dramatique non maîtrisée et un peu saccadée et les psychologies pas assez fouillées. On est assez loin de la puissance d'oeuvres comme A Woman Under the Influence
de Cassavetes
ou My Name Is Joe
de Ken Loach
qui développent des thèmes assez proches, voire même Family Life
du même Loach
sorti le même année que Panic
. Sur le thème précis de la drogue, les plus récents Requiem for a Dream
ou Trainspotting
sont bien plus intéressants et (parfois, hélas) efficaces. Schatzberg
a pourtant réussit à rendre une atmosphère oppressante et obsédante et à montrer la perte progressive des pulsions de vie dans une enchaînement morbide terrifiant.
, qui a déjà 31 ans. Francis Ford Coppola
avoue avoir convaincu finalement la Paramount d'engager l'acteur pour The Godfather
, tourné quelques mois après Panic in Needle Park
, grâce à la projection d'une promo du film (si j'avais été producteur des studios, je ne lui aurais peut-être pas accordé son "passeport"*). Il est vrai qu'il a fait de son personnage de Michael Corleone tout à fait autre chose que celui de Bobby. Tony Montana du Scarface
de De Palma
lui est plus proche (shooté à l'héroïne comme son prédécesseur, Al s'en est-il souvenu, plus de dix ans plus tard ?). Pacino
montre déjà ce que l'on appréciera ou détestera chez lui : un jeu décalé et "auditif"* qui n'a pas pas conservé les tics de l'underplaying de l'Actor's Studio qu'il a fréquenté, une réelle vivacité qui peut sauver certaines scènes mais aussi une propension au cabotinage (la marque des grands ? Nicholson
est, de ce point de vue, comparable). Kitty Winn, contrairement à son partenaire, fait une camée crédible mais son jeu est monocorde. Membre du jury du Festival de Cannes (présidé par Michèle Morgan
et dans lequel on trouvait Sergio Leone
) j'aurais plus volontiers désigné Lea Massari
pour Le Souffle au coeur
ou encore Claude Jade
pour Le Bateau sur l'herbe
pour la "Palme de la meilleure actrice"). La carrière cinématographique de l'actrice, surtout marquée par ses participations sous les traits de Sharon Spencer des Exorcist
, s'est, d'ailleurs, interrompue assez vite, Winn se consacrant, après 1978, au théâtre.
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*Al Pacino
, dont je suis l'un des fans, est un acteur qui écoute plus qu'il ne voit ; ce qui peut le faire passer, parfois, pour hébété, voire davantage !