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CinémaEscape from New York
Etats-Unis, Royaume-Uni
Science-Fiction
Réalisateur, scénariste et compositeur :
John Carpenter

Scénariste :
Nick Castle

Producteurs :
Larry J. Franco
Debra Hill

Compositeurs :
Alan Howarth
Nick Castle (chanson)

Directeurs de la photographie :
Dean Cundey
Jim Lucas

Acteurs :
Kurt Russell (Snake Plissken)
Lee Van Cleef (le commissaire Bob Hauk)
Ernest Borgnine (Cabbie)
Donald Pleasence (le président des Etats-Unis)
Isaac Hayes (The Duke of New York)
Season Hubley (la fille au Chock Full O'Nuts)
Harry Dean Stanton (Harold 'Brain' Helman)
Adrienne Barbeau (Maggie)
Tom Atkins (Rehme)
Charles Cyphers (le secrétaire d'état)
Joe Unger (Taylor (scènes supprimée))
Frank Doubleday (Romero)

...

avant le 21/11/2004
12/06/2008
Sortie en salles en France : 24 juin 1981
Première sortie mondiale : 1981
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

Résumé

A la fin du XXe siècle, il n'y a plus assez de place pour accueillir les criminels de tous poils. La décision est prise de transformer la ville de New York en une immense prison à ciel ouvert et sans contrôle intérieur mais ceinte d'un mur infranchissable et bordée de ponts ou de plans d'eau piégés. Elle est peuplée par quelques trois millions de condamnés qui ont survécu à une effroyable confrontation avec la police. Celle-ci est organisée comme une véritable armée et dotée des moyens les plus sophistiqués (hélicoptères de combat, équipements de surveillance électronique) pour éviter toute tentative d'évasion.

Lorsque l'avion personnel du Président (Donald Pleasence) fait l'objet d'un détournement et s'écrase dans l'ancienne capitale économique du pays, Bob Hauk, le chef de la police (Lee Van Cleef), charge la seule personne susceptible de pouvoir le libérer et de récupérer une cassette cruciale pour la paix du monde, Snake Plissken (Kurt Russell), un ancien militaire mais néanmoins criminel, en l'encourageant grâce à une promesse de liberté et à deux micro-charges explosives implantées dans la gorge. Le compte à rebours doit s'achever dans 24 heures.



Critique Film


De AlHolg, le 24 juin 2003
Note du film : 4/6

"Je te croyais mort"

Times Square

 - film - 1163_2
La crainte majeure avant la vision du film était le vieillissement de l'oeuvre de Carpenter, plus de vingt ans après sa création. Il n'en est rien. Le récit est toujours solide (parfois prémonitoire : acte terroriste de faire s'écraser un avion sur Manhattan), rythmé. La musique originale a conservé, elle aussi, toute sa force et sa fraîcheur.

Chelsea

 - film - 1163_3
La psychologie des personnages n'est, il est vrai, pas très fouillée mais on se situe dans une espèce de western de la fin du XXe (avec pour modèle Escape from Fort Bravo) et l'action et le temps (par la force du compte à rebours) priment sur les idées, même si elles ne sont pas absentes. Pas ou peu d'émotions, pas d'idéaux mais une caricature du pouvoir et une tendance anarchiste et libertaire affirmée (à l'annonce de l'atterrissage forcé de l'avion du président sur Manhattan, Snake demande : "- Le président de quoi ?").
 - film - 1163_7
L'instinct de (sur)vie l'emporte sur la réflexion. Dans Escape from New York, on ne croit pas, on agit (et vite !). Si on devait, cependant, souligner un "motif", il serait sonore plus que visuel (ce qui n'est pas rare chez le réalisateur) : "le jazz peut sauver le monde".

Little Italy

 - film - 1163_4
Il faut reconnaître à John Carpenter le talent de savoir créer et installer des atmosphères. Ce talent va jusqu'à sa participation à la composition musicale de la plupart de ses films. Dans New York 1997, ce mélange de modernisme, de baroque et de fin du monde (qui inspireront, sans nul doute, Blade Runner ou Mad Max), les personnages étranges qui le peuplent (les fous du métro qui semblent être des morts-vivants, les zombis de Broadway, la trouvaille de confier le rôle du Duke à Isaac Hayes) en font un film unique malgré la faiblesse des moyens mis en jeu.

Civic Center

 - film - 1163_5
L'interprétation de Kurt Russell en héros déchu, silencieux et efficace, que tout le monde croît mort, est convaincante. Le physique de l'ancien joueur de base-ball s'impose davantage que le jeune comédien des films de Walt Disney. Rappelons, au passage, que l'acteur a été imposé en tant que premier rôle par un certain John Carpenter dans Le Roman d'Elvis. Lee Van Cleef en chef de police déshumanisé, Ernest Borgnine en chauffeur de taxi combinard et Harry Dean Stanton en "génie de la lampe" renforcent respectivement les côtés western, polar ou fantastique du film.

Brooklyn Bridge

 - film - 1163_6
Finalement, Escape from New York reste un film attachant dont les seuls défauts sont de ne pas créer une réelle tension dramatique (inhabituel chez le réalisateur) et d'avoir inspiré une suite (Escape from L.A.) elle peu inspirée.

Une dernière chose : je n'ai jamais su la raison qui avait poussé Carpenter à nommer son personnage Snake (et l'affubler d'un inesthétique cobra sur le ventre) ni pourquoi il l'avait imaginé borgne (un clin d'oeil, si je puis dire, à Raoul Walsh ?).


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Critique DVD

Jaquette du DVD New York 1997 - Edition Collector
Zone 2, France
Editeur : Studio Canal
Sortie : 24 juin 2003

Format vidéo : 16/9
Audio : Anglais (DD5.1, DD Surround), Français (DD5.1, DD 2.0 Stereo)
Sous-titres : Français
Suppléments :

  • Bande-annonce
  • Filmographies
  • Galerie photos
  • Présentation par John Carpenter (10mn38)
  • Carpenter vu par… (Documentaire – 21mn06)

Note technique : 4/6

Si le son est plus que satisfaisant, en particulier dans le format 5.1, l'image a du mal à se sortir avec les honneurs des ambiances particulières du film : obscurités, lumières verte et orange. On a droit à du gros grain mais cela ne nuit (sic) pas la visibilité.

 - film - 1163_1
Les suppléments sont variés mais inégaux.

Présentation par John Carpenter (10'39) est le plus intéressant. Le réalisateur évoque les origines du film, les conditions de tournage, les influences et les acteurs (Kurt Russell et Donald Pleasence),

Carpenter vu par... (21'06 d'un intérêt modéré) questionne des cinéastes (J. Balaguero, M. Bassett, S. Cabel, V. Natali) sur leur expérience et l'influence du cinéma de John Carpenter avec présentation d'extraits de films de ce dernier,

Trois bandes annonces
Photos
Filmographies
Lien internet

Bref un impression d'abondance qui laisse un peu sur sa faim.

AlHolg

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