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CinémaThe Towering Inferno
Etats-Unis
Thriller
Réalisateur :
John Guillermin

Réalisateur et producteur :
Irwin Allen

Scénaristes :
Richard Martin Stern (auteur)
Thomas N. Scortia (auteur)
Frank M. Robinson (auteur)
Stirling Silliphant

Compositeur :
John Williams

Directeurs de la photographie :
Fred J. Koenekamp
Jim Freeman

Sociétés de production :
20th Century Fox
Warner Bros.

Acteurs :
Steve McQueen (le chef Michael O'Hallorhan)
Paul Newman (Doug Roberts)
William Holden (James Duncan)
Faye Dunaway (Susan Franklin)
Fred Astaire (Harlee Claiborne)
Susan Blakely (Patty Simmons)
Richard Chamberlain (Roger Simmons)
Jennifer Jones (Lisolette Mueller)
O.J. Simpson (Harry Jernigan)
Robert Vaughn (le sénateur Gary Parker)
Robert Wagner (Dan Bigelow)
Susan Flannery (Lorrie)

...

avant le 21/11/2004
17/02/2006
Première sortie mondiale : 1974
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

Résumé

Lors de la soirée d'inauguration d'un building impeccablement pensé, un incendie se déclenche, piégeant tous ses occupants dans la tour de verre.



Critique Film


De AlHolg, le 4 août 2003
Note du film : 3/6

"D'accord, c'est votre immeuble mais notre incendie. Evacuez ces gens d'ici !"

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La plupart des cinéphiles (et les autres) ont vu, contraints ou volontaires, le film-catastrophe d'Irwin Allen et John Guillermin (qui est le vrai réalisateur du film ?). Ils connaissent ses prémices, rappelons les brièvement : après le succès du premier film du genre sorti en 1972, L'Aventure du Poséidon produit par la 20th Century Fox, le studio et son concurrent, Warner, décident d'exploiter le filon. Le premier achète les droits du roman "The Glass Inferno" de Thomas N. Scortia et Frank M. Robinson pendant que le second acquiert ceux de "The Tower" de Richard Martin qui mettent tous les deux en scène l'incendie d'un gratte-ciel. Les deux sociétés, plutôt que de sortir des films concurrents, unissent leurs moyens et produisent ce qui deviendra La Tour infernale. Le scénario, rédigé par Stirling Silliphant, utilise des éléments narratifs et des personnages des deux ouvrages. La filiation avec L'Aventure du Poséidon est plus intime qu'on ne le pense, puisqu'un certain nombre d'acteurs de second rôle du film de Ronald Neame sont engagés dans celui de John Guillermin et qu'un clin d'oeil lui est donné par la reprise d'une version instrumentale de la chanson The Morning After.
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La Tour infernale est un film long (plus de deux heures et demie) et l'action ne démarre véritablement qu'après un peu plus d'une demi-heure. Le temps de présenter tous les personnages principaux (et il y en a, nous y reviendrons !) et leur intrigue propre. Après cette introduction, il n'y a plus qu'à laisser "rôtir" les ingrédients en utilisant les recettes classiques d'alternance de scènes d'action et de brèves périodes de repos (bien méritées) qui permettent également de suivre l'évolution psychologique (modeste) des protagonistes. Mais là n'est pas l'essentiel. Car le scénario est exigeant, multipliant les embûches et les complications, n'hésitant pas à "tuer", entre autres, une gentille femme (en sauvant, bien sûr, une petite fille) et un sénateur actif et plutôt sympathique. Le film est truffé d'invraisemblances manifestes.
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Pour ne citer que trois exemples, évoquons l'incendie initial qui met plusieurs dizaines de minutes à se propager malgré un environnement plus que favorable (on le retrouvera d'ailleurs, au milieu du film, quasiment au même stade qu'à l'origine !), le sauvetage de la cabine d'ascenseur extérieure (qui place l'hélicoptère en collision avec la tour - si l'on suppose que le câble n'est pas trop long, la durée du vol stationnaire - dans une relative stabilité, le diamètre ridicule du câble d'ascenseur qui doit être sectionné au chalumeau, la rapidité de la descente - un peu plus d'une minute), la probabilité de réussir à éteindre un tel incendie par l'explosion des réservoirs d'eau. Mais le constat final est encore plus désarmant : les architectes ne connaissent pas leur métier et doivent faire un stage dans une caserne de pompiers. Leur tâche n'est pas facilitée par les multiples entorses au cahier des charges de promoteurs inconscients ou malhonnêtes.
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On l'a évoqué, La Tour infernale est avant tout un casting : outre les acteurs qui figurent sur la fiche-film, on trouve Faye Dunaway, O.J. Simpson, Robert Vaughn et Robert Wagner. On se demande par quel miracle tous ces personnages importants ont pu se trouver libres au même moment. A moins qu'il ne s'agisse de l'épaisseur de l'enveloppe... mais je m'égare ! La Tour infernale est le second et dernier film tourné ensemble par McQueen et son aîné Paul Newman après Somebody Up There Likes Me (1956) (mais, dans ce dernier, à des positions incomparables). On sait que le premier devait initialement endosser le costume d'architecte de Doug Roberts mais qu'il a préféré celui du chef-pompier Michael O'Hallorhan. Peut-être a-t-il eu tort car on voit plus tôt et plus souvent l'architecte. Mais que ne fait-on pour le prestige de l'uniforme ? Par contrat, une parfaite égalité de traitement devait être réservée aux deux acteurs : même position au générique et sur l'affiche, même cachet, même nombre de lignes de dialogue dans le script. Le communisme réinventé (je plaisante, bien sûr !!). L'un comme l'autre font un "good job", (presque !) propre et carré, physique et sympathique. Des héros, quoi !
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Derrière, on fait un peu dans le décoratif ou le remplissage. Faye Dunaway et Susan Blakely font dans la première catégorie. Les autres dans la seconde. Mention spéciale à Richard Chamberlain que l'on a "habillé" d'une psychologie à deux cents et à Robert Wagner qui décide de s'en aller si vite, dans une des plus belles et dramatiques scènes du film, la seule où le feu possède une dimension esthétique à la Backdraft. Et pour terminer sur une double-note triste (film-catastrophe oblige) : La Tour infernale est le dernier film de Jennifer Jones (la réception au bas des 60 ou 70 étages n'est pas aisée, surtout avec rebond ; pour l'anecdote, la version télé a "expurgé" cet accident) et le fils de Paul Newman, Scott, joue ici son premier rôle au cinéma (celui d'un jeune pompier) ; il se suicidera quatre ans plus tard.
Bon, on se refait Piège de cristal ?


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Critique DVD

Jaquette du DVD La Tour infernale
Zone 2, France
Editeur : Warner
Sortie : 9 juillet 2003

Format vidéo : 16/9
Audio : Anglais (DD Surround), Français (DD Surround)
Sous-titres : Anglais, Français, Italien
Suppléments :

  • BA en VO

Note technique : 1/6

Image & son :voila le genre même de film dont l'édition DVD aurait mérité plus d'attention. Par rapport à la première version US, nous avons droit à un 16/9 mais l'image est médiocre et la stéréophonie un peu chiche. Il semble qu'une nouvelle version z1 soit parue bénéficiant du label THX. Il va falloir investiger.

Supplément :vous voulez rire ? Une B.A., emballez, c'est pesé !

AlHolg

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