"Je ne peux pas me fier à tes intuitions, il suffit que je regarde tes sandwiches pour m'en convaincre."


) relative au cinéma de cette partie désormais fragmentée de l'Europe(1), et plus particulièrement à la production russe qui fut longtemps une des plus importantes du vieux continent. Vu d'ici, aux côtés des très officiels "héritiers" des cinéastes patentés de la révolution (stalinienne) au nombre desquels figurent notamment Pavel Lounguine
, Nikita Mikhalkov
ou Mikhaïl Kalatozichvili(2), la cour semble un peu déserte. Les Louri Berkovitch, Gueorgui Danieliants, Alexeï Khramtsov et Sandrine Stoïanov ne sont connus en France que par un cercle étroit de cinéphiles. Et l'hollywoodisation du Kazakh Timur Bekmambetov
restera sans doute une exception sans règle.
tente d'offrir une alternative nationale dans le genre survitaminé du film d'action policier. Ce premier long métrage (à ne pas confondre avec la réalisation homonyme de Yuri Boretsky sur un scénario de Lounguine
) signé en solo par le méconnu Oleg Pogodin
chasse sur des terres bien connues, celles fréquentées par un agent chargé de convoyer, seul contre tous, un individu détenteurs d'informations compromettantes. A ce petit jeu, hésitant sur le plan de la réalisation entre conservatisme et inspiration hong-kongaise, Vladimir Yepifantsev
y apparaît davantage, dimension légèrement comique oblige, comme un cousin éloigné du belgo-étasunien Jean-Claude Van Damme
qu'un sérieux rival pour Jason Statham
ou Vin Diesel
. Le risque d'excès d'androgène est heureusement évité grâce au cérébral Sergei Astakhov
et surtout à l'œstro-photogénique Olga Fadeyeva
. Dépaysant et plaisamment rétro !
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1. au sens historique, culturel et politique.
2. les derniers récipiendaires des "Zolotoï Orel" (les "César" russes) précédés, dans l'ordre depuis leur création, par Alexandre Rogojkine, Andreï Zviaguintsev
, Vladimir Khotinenko et Fiodor Bondartchouk. Une liste à laquelle on peut sans doute ajouter Andreï Kontchalovski
.