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Mini série TVHolocaust
Etats-Unis
Drame
Réalisateur :
Marvin J. Chomsky

Scénariste :
Gerald Green

Producteur :
Robert Berger

Compositeur :
Morton Gould

Directeur de la photographie :
Brian West

Société de production :
Titus Productions

Acteurs :
James Woods (Karl Weiss)
Meryl Streep (Inga Helms Weiss)
Michael Moriarty (Erik Dorf)
Ian Holm (Heinrich Himmler)
Rosemary Harris (Berta Palitz Weiss)
Tovah Feldshuh (Helena Slomova)
Tom Bell (Adolf Eichmann)
Joseph Bottoms (Rudi Weiss)
Marius Goring (Heinrich Palitz)
Tony Haygarth (Heinz Muller)
Lee Montague (Oncle Sasha)
Deborah Norton (Marta Dorf)

...

avant le 21/11/2004
26/10/2009
Sortie en salles en France : février 1979
Première sortie mondiale : 1978
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

Résumé

1935-1945. Saga de deux familles dans l'Allemagne nazie. La famille du docteur Joseph Weiss, Berta sa femme, et leurs enfants Rudi, Karl et Anna. Parallèlement, l'histoire d'Eric Dorf, juriste appauvri qui rejoint les SS, poussé par sa femme Marta, et qui devient le bras droit de l'instigateur Heydrich. Téléfilm en 4 parties. (cinefil.com)



Critique Film


De AlHolg, le 23 octobre

"What else can you do to us?"

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Suivi par près d'un téléspectateur sur deux lors de sa diffusion sur la chaîne NBC entre le 16 et le 19 avril 1978 (plus d'un tiers en Allemagne de l'ouest en janvier 1979), Holocaust était devenu, surtout outre-Atlantique, une sorte de référence sur la tragédie vécue par les Juifs d'Europe dès l'instauration du troisième reich, et notamment l'élaboration de la "solution finale". Spécificité occultée au moins jusqu'au procès d'Adolf Eichmann en 1961, soit vingt ans après sa mise en œuvre par Hermann Göring et Reinhard Heydrich, seize ans après la défaite du régime nazi et la découverte des funestes camps de concentration. La mini-série produite par Robert Berger et écrite par Gerald Green reçut d'ailleurs huit "Emmy Awards"(1) (sur quinze nominations) et contribua à la révélation d'une actrice exceptionnelle, Meryl Streep (titulaire la même année d'un second rôle dans The Deer Hunter).
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Le sujet avait certes été abordé ou développé par d'autres films. To Be or Not to Be de Lubitsch l'évoquait dès 1942 dans une réplique mémorable(2), The Seventh Cross (1944) de Fred Zinnemann relatait la traque de sept évadés d'un camps, The Stranger (1946) d'Orson Welles contenait les premières archives d'un vernichtungslager. Sans oublier les documentaires tournés après la guerre par Billy Wilder, George Stevens, Alfred Hitchcock ou encore Nuit et brouillard d'Alain Resnais... dont le commentaire ne mentionne jamais la majoritaire judéité des victimes. Mais Holocaust avait la particularité de lui être consacré ainsi que l'ambition, par son format, de toucher le plus grand nombre.
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La dimension "pédagogique" de cette fiction n'a cependant pas tardé à être contestée(3). Le long téléfilm de Marvin J. Chomsky, à la tonalité ouvertement mélodramatique, vise en effet davantage l'émotion que la réflexion, manquant également (évidemment ?) de réalisme et de subtilité. Sous-titré "The Story of the Family Weiss", il réussit néanmoins à mettre en évidence, à travers la métamorphose du paisible époux et père de famille Erik Dork en opportuniste, crapule puis dément (une ambiguë finale inflexion narrative), la terrifiante mécanique d'extermination et de perte d'humanité. Holocaust a enfin contribué à l'introduction en 1980 du vocable(4) dans la langue allemande et l'allongement outre-Rhin du délai de prescription pour les criminels nazis.

___
1. meilleurs série, scénario, réalisation, acteurs (Meryl Streep, Michael Moriarty aussi gratifié d'un "Golden Globes" et Blanche Baker), montage et costumes. Marvin J. Chomsky obtint également un Directors Guild of America Award, Rosemary Harris un "Golden Globes".
2. "So they call me Concentration Camp Ehrhardt?" prononcé plusieurs fois par Jack Benny alias Josef Tura déguisé en colonel Ehrhardt.
3. par Primo Levi, Elie Wiesel ou Claude Lanzmann, auteur du monumental Shoah qui déclarait à propos de Schindler's List : "L'Holocauste est d'abord unique en ceci qu'il édifie autour de lui, en un cercle de flamme, la limite à ne pas franchir parce qu'un certain absolu d'horreur est intransmissible : prétendre le faire c'est se rendre coupable de la transgression la plus grave. La fiction est une transgression, je pense profondément qu'il y a un interdit de la représentation. En voyant "La Liste de Schindler", j'ai retrouvé ce que j'avais éprouvé en voyant le feuilleton "Holocauste". Transgresser ou trivialiser, ici c'est pareil : le feuilleton ou le film hollywoodien transgressent parce qu'ils "trivialisent", abolissant le caractère unique de l'Holocauste."
4. du grec holos "en entier" et kaustos "brûler", emploi contradictoire puisqu'il désigne une offrande rituelle dans la traduction de l'"Ancien Testament".


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De AlHolg, le 23 octobre

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1. La montée des ténèbres (The Gathering Darkness)
Berlin, 1935. A la terrasse d'une auberge, les familles Weiss et Helms célèbrent le mariage de leurs enfants Karl et Inga. Tandis que le docteur Josef Weiss, d'origine juive, porte un toast aux jeunes époux, on affiche des sourires un peu crispés du côté de la famille Helms. Un cousin fait remarquer au père d'Inga que les mariages mixtes risquent d'être interdits d'ici peu et qu'il aurait mieux valu attendre... Quelques jours plus tard, Josef Weiss reçoit Marta Dorf, qui vient le consulter pour un souffle au cœur, accompagnée par son mari Erik, jeune juriste au chômage. En sortant du cabinet, Marta reproche à son époux de ne pas utiliser leurs relations pour trouver du travail. Elle le convainc d'aller voir un ami de son oncle, cadre au parti national socialiste. Erik intègre ainsi les services de Heydrich, le chef adjoint des SS. Sur son conseil, Heydrich ordonne le pogrom de la Nuit de cristal, en novembre 1938, qui sonne le début des persécutions contre les juifs. La famille Weiss est déchirée : Karl est déporté à Buchenwald, Josef Weiss en Pologne. Anna, violée par des nazis, perd la raison et est gazée dans une "clinique". Seul Rudi parvient à s'enfuir en Tchécoslovaquie...

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2. La route de Babi-Yar
1941-1942. Les troupes allemandes avancent vers l'Est. Au fur et à mesure de leur progression, les Einsatzgruppen, unités mobiles de SS, regroupent les juifs et les massacrent. A Buchenwald, en Allemagne, Karl Weiss a été placé dans la "section des peintres" : ses chances de survie ne sont donc pas trop mauvaises. Dans le ghetto de Varsovie, Josef Weiss retrouve sa femme Berta et , avec Moses Weiss, ils montent un groupe de résistance. Quant à Rudi Weiss, il a trouvé dans sa fuite une alliée en la personne de la jeune Tchèque Helena. Ensemble, ils gagnent l'Ukraine, où Rudi est témoin du massacre de Babi Yar... Pendant ce temps, Erik Dorf poursuit son ascension fulgurante en mettant au point des méthodes redoutablement efficaces pour anéantir systématiquement les juifs. Lors de la conférence de Wannsee, en 1942, lorsqu'est décidée la "solution finale", il est devenu un précieux conseiller de Heydrich et Himmler...

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3. La solution finale
1942–1944. Karl Weiss est transféré à Terezin. Dans des dessins, il dépeint les terribles conditions de vie du camp. Mais quand ces oeuvres sont découvertes, Karl est torturé et on lui brise les mains. En Ukraine, Rudi Weiss et son amie Helena ont rejoint les rangs des partisans juifs. A Varsovie, chaque jour, six mille personnes sont transférées du ghetto vers les camps d'Auschwitz et Treblinka. Face à cette menace, le réseau de Josef et Moses Weiss prépare un soulèvement armé... En Allemagne, après la mort de Heydrich dans un attentat, Ernst Kaltenbrunner a pris la tête de l'Office suprême de sécurité du Reich. Or, Erik Dorf n'a pas sa faveur, bien qu'il ait prouvé, en lançant l'utilisation de Zyklon B dans les chambres à gaz d'Auschwitz, sa foi inébranlable dans le national-socialisme...

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4. Les rescapés
1944-1945. Pendant vingt jours, Josef et Moses Weiss luttent avec d'autres résistants juifs dans le ghetto de Varsovie. Vingt jours au bout desquels les SS annoncent que la ville est "nettoyée" des juifs. Josef et Berta Weiss sont mis à mort dans les chambres à gaz. Karl Weiss, lui, est transféré à Auschwitz et y meurt des suites des tortures qu'il a subies à Terezin. Helena meurt lors d'une action de son groupe de partisan et Rudi, emmené à Sobibor, réussit à en sortir après le soulèvement du camp. A part Inga Helms-Weiss, la femme de Karl, non-juive, il est le seul survivant de la famille Weiss.

(première publ. 9 sept 2007)


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Critique DVD

Jaquette du DVD Holocauste - Coffret 3 DVD
Zone 2, France
Editeur : Universal
Sortie : 27 octobre

Format vidéo : 4/3
Audio : Anglais (DD 2.0 Mono), Français (DD 2.0 Mono)
Sous-titres : Français

Note technique : 3/6

Image & son : l'édition offre une qualité technique assez satisfaisante, dans l'ensemble supérieure à celle du zone 1 sorti en août 2008. Pistes sonores à la tonalité un peu dissemblables mais convenables.

Bonus : aucun.

AlHolg

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