"Just a bad dream."

(auteur de Mercury Rising
), en nous prédisant un avenir brûlant, rejoignait en mars dernier la longue cohorte des productions "catastrophe"(2). Une recette cinématographique traditionnelle, particulièrement appréciée aux Etats-Unis, dont l'origine pourrait bien remonter au Deluge
du new-yorkais Felix Ellison Feist. Confié aux bons soins de l'Australien Alex Proyas
(Dark City
, I, Robot
) par Todd Black
et Jason Blumenthal(3), Knowing
a connu un relatif succès commercial(4) sans tenir néanmoins toutes ses promesses artistiques.

. L'idée de départ était plutôt bonne. Son développement ainsi que son exploitation s'avèrent nettement plus contestables. D'abord parce que la survenance de deux des trois dernières catastrophes sur le sol étasunien affaiblit le récit (le crash aérien, filmé en plan-séquence, et l'accident ferroviaire y sont en effet moins meurtriers que certaines inondations en Namibie et en Indonésie, que le séisme dans les Abruzzes ou qu'un typhon à Taïwan). Ensuite, parce qu'à partir du terrifiant décodage, le scénario, la mise en scène et les interprétations semblent curieusement perdre leur axe, devenir excentriques, comme désarticulées. Parfois spectaculaire, la réalisation copieusement soutenue par les effets spéciaux hésite entre l'effroi, l'espoir surnaturel et la relation père-fils, réputée centrale. Mais en focalisant l'attention du spectateur sur les phénomènes, en gérant assez mal le rythme et la chaotique évolution de l'incroyance vers la foi de Koestler, en négligeant enfin les personnages secondaires, Knowing
reste en-deçà de son potentiel narratif.
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1. d'abord, semble-t-il, sur les fourneaux de la Columbia
avec Rod Lurie
puis Richard Kelly
comme potentiels maître queux.
2. où apparaissent, avant lui et en attendant 2012
, Independence Day
, Twister
, War of the Worlds
, Armageddon
, The Day After Tomorrow
et Deep Impact
.
3. déjà associés sur le remake The Weather Man
avec Nicolas Cage
, The Pursuit of Happyness
et Seven Pounds
.
4. avec plus de 176M$ de recettes (dont près de 55% à l'étranger), l'amortissement du film doté d'un budget d'environ 50M$ est assuré.