| Cinéma | |||
France![]() |
Réalisateur, scénariste et producteur : Robert Guédiguian ![]() Scénariste : Jean-Louis Milési | Directeur de la photographie : Pierre Milon Société de production : Agat Films & Cie ![]() | Acteurs : Ariane Ascaride (Muriel)Jean-Pierre Darroussin (François)Gérard Meylan (René)Yann Trégouët (le jeune homme) Frederique Bonnal (Charlotte, la femme de François) Pascale Roberts (Solange) Jacques Boudet (Henri) Pascal Cervo (le lieutenant) Giuseppe Selimo (Martin) Anna Ostby (Marly) Pierre Banderet (le patron du bistrot) Jacques Reboud (l'homme du train) ... ![]() |
09/02/2007 11/11/2008Première sortie mondiale : 2008 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"T'es fâchée de me voir ? J'ai peur pour toi."

* (qui semble avoir inspiré son titre) et moins tragique que le sort de "The Nine Days' Queen" du XVIe siècle tudoriste, Lady Jane
explore sur une tonalité dramatique le temps, l'amitié et le mensonge en se donnant de faux airs de polar vengeur. Avec ce nouveau film, probablement le plus sombre depuis La Ville est tranquille
, Robert Guédiguian
prenait le risque de dérouter un peu son public, lequel ne l'a d'ailleurs pas aussi bien et longtemps accueilli que le précédent. Il donnait en tout cas l'occasion au cinéaste marseillais de retourner, trois ans après Le Promeneur du champ de Mars
, à Berlin en compétition officiel.

. Car c'est bien le malentendu, la dissimulation des intentions (de l'estime, y compris au sens maritime du terme), un certain égarement qui sont au cœur de ce quinzième film de Robert Guédiguian
. Après une entame assez classique et la survenance prématurée d'un (du ?) climax, le scénario se perd ensuite un peu dans les méandres et des éléments plus ou moins anecdotiques de son récit intro(rétro)spectif. Le savoir-faire filmique du cinéaste ne saurait cependant être mis en cause et l'on retrouve ici la récurrente dialectique guédiguianienne
de la poursuite-interruption suggérée ou développée dans ses précédents opus. Le vieux** trio d'acteurs fait enfin preuve d'une conviction qui parvient à compenser partiellement les quelques fausses notes de ce Lady Jane
.
___
*in "Aftermath" (1966).
**quinze films avec le réalisateur pour sa compagne Ariane Ascaride
et pour Gérard Meylan
, treize pour Jean-Pierre Darroussin
.