"Tout le monde passe par ici, tout le monde."

à être publié en Europe, Die Drei Räuber
, paru en 1961, avait déjà inspiré un court métrage tchécoslovaque. L'ambition et l'initiative de produire une adaptation sous un format long reviennent au Munichois Stephan Schesch (Die Höhle des gelben Hundes
) dont l'intérêt pour ce conte a grandi au fur et à mesure des multiples récits faits à ses enfants. Les qualités de simplicité et de fantaisie qui caractérisent l'ouvrage du père des "Mellops" et successeur de Klaus Ensikat au palmarès du "Prix Hans Christian Andersen" (illustration, distinction majeure décernée à un auteur de livres pour la jeunesse) sont remarquablement soulignées par la réalisation du Bas-saxon Hayo Freitag
.

(après un film tiré d'une série télévisée adaptée des bandes dessinées de Walter Moers) utilise en les modernisant des techniques traditionnelles. Le résultat est réellement réjouissant tant sur le plan de la narration, dynamique, drôle et impertinente, voire légèrement subversive, que sur ceux du graphisme, avec notamment un très joli travail au niveau des couleurs et de la lumière, du son et de la musique également. Les enfants apprécient la clarté du récit, accordant volontiers leur sympathie à la gentille fabulatrice et à ses involontaires parrains... les parents, quant à eux, ne boudant pas non plus leur plaisir. Une indéniable réussite.