"... Sauf que lui, j'arrive à le semer. Toi, c'est pas possible."

, cet antépénultième western (-spaghetti, on en voit même à l'écran !) signé par Sergio Corbucci
pourrait laisser indifférent s'il était pris trop au sérieux. La Banda J.S.: Cronaca criminale del Far West
est en effet avant tout une comédie sans ambition narrative prononcée. Co-écrit notamment par le duo Mario Amendola (collaborateur des frères Corbucci
sur le dramatique Il Grande silenzio
) et Sabatino Ciuffini (Gli Specialisti
), l'histoire semble vouloir offrir une version primitive du Bonnie and Clyde
de Penn
.

manque singulièrement de matière. Le récit criminel sert en effet surtout de prétexte à la mise en scène des incessantes, machistes et répétitives péripéties relationnelles puis conjugales entre les deux personnages-titre. A quelques exceptions près, la décennie 1970 sera d'ailleurs plutôt décevante pour Tomas Milian
, ici aux côtés de la Britannique Susan George
qui tenait l'année précédente le rôle de l'épouse de Dustin Hoffman
dans Straw Dogs
de Peckinpah
. Habitué aux productions européennes et italiennes depuis Città violenta
de Sergio Sollima
avant d'atteindre la notoriété grâce à la série Kojak
, Telly Savalas
doit se contenter d'un rôle au final peu étoffé. Enfin, le score (partiellement sifflé ou interprété à l'harmonica) d'Ennio Morricone
ne fait preuve d'aucune véritable originalité.