| Cinéma | |||
Royaume-Uni![]() |
Réalisateurs, scénaristes et producteurs : Michael Powell ![]() Emeric Pressburger ![]() | Compositeur : Allan Gray Directeur de la photographie : Erwin Hillier ![]() Monteur : John Seabourne Sr. Société de production : The Archers ![]() | Acteurs : Eric Portman (Thomas Colpeper, JP)Sheila Sim (Alison Smith)Dennis Price (Peter Gibbs)Sergeant John Sweet (Bob Johnson)Esmond Knight (narrateur/le soldat aux sept soeurs/l'idiot du village)Charles Hawtrey (Thomas Duckett) Hay Petrie (Woodcock) George Merritt (Ned Horton) Edward Rigby (Jim Horton)Freda Jackson (Prudence Honeywood)Betty Jardine (Fee Baker) Eliot Makeham (l'organiste) ... ![]() |
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"Voilà le problème, vous croyez aux miracles."

dans cette superbe série de films tournée pendant et peu après la guerre, A Canterbury Tale
est une oeuvre insolite dans la carrière de Michael Powell
et Emeric Pressburger
. Plus tout à fait "propagandiste" comme l'étaient, à leur manière, 49th Parallel
et One of Our Aircraft Is Missing
, cette comédie dramatique, à nette connotation mystique, annonce A Matter of Life and Death
. Peu apprécié par la critique à sa sortie, le film fut remonté et raccourci d'environ une demi-heure pour son exploitation aux Etats-Unis en 1949 avant d'être plus ou moins oublié. Il fait à présent partie des meilleures productions du duo britannique, l'un des préférés a posteriori de Powell
, natif du Kent où se déroule l'action.

figure indubitablement par ceux-ci. En une décennie, lui et son complice Emeric Pressburger
ont durablement marqué l'histoire du septième art. Pendant que Jean Gremillon
faisait, dans Le Ciel est à vous
, l'éloge du courage au quotidien, A Canterbury Tale
, lui aussi à mi chemin entre le matériel et le spirituel, souligne le désir de vie et la permanence des convictions d'une humanité entrain de subir l'un des plus dramatiques bouleversements de son histoire. Pour y parvenir, le duo de cinéastes choisit une histoire apparemment anodine d'enquête qui ressemble étrangement à un jeu d'enfants, acteurs d'ailleurs déterminants dans l'intrigue. Admirablement mis en scène, avec une singulière alternance entre expressionnisme et réalisme pastoral, et remarquablement interprété, en particulier par les étonnants Sheila Sim
, la future épouse de Richard Attenborough
pour sa première apparition à l'écran, et pur amateur John Sweet
, dans son unique rôle, A Canterbury Tale
n'a pas fini d'être relaté.
| Cinéma | I Know Where I'm Going! | ||
Royaume-Uni![]() |
Réalisateurs, scénaristes et producteurs : Michael Powell ![]() Emeric Pressburger ![]() | Compositeur : Allan Gray Directeur de la photographie : Erwin Hillier ![]() Société de production : The Archers ![]() | Acteurs : Wendy Hiller (Joan Webster)Roger Livesey (Torquil MacNeil)George Carney (Mr. Webster) Pamela Brown (Catriona Potts)Walter Hudd (Hunter) Captain Duncan MacKenzie (le capt. de 'Lochinvar') Ian Sadler (Iain) Finlay Currie (Ruairidh Mor) Murdo Morrison (Kenny) Margot Fitzsimons (Bridie) Captain C.W.R. Knight (le colonel Barnstaple) Donald Strachan (un berger) ... ![]() |
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"Jamais il n'en reviendra libre."

n'aurait peut-être jamais existé si le stock de caméras et de pellicule Technicolor n'avait pas été réquisitionné en septembre 1944 par l'armée pour l'entraînement des aviateurs aux combats aériens. Michael Powell
et Emeric Pressburger
étaient en effet sur le point d'entamer la production de A Matter of Life and Death
lorsque devint indisponible cet indispensable élément pour leur projet. Le scénariste d'origine austro-hongroise évoque alors avec son partenaire un sujet de film auquel il pense depuis longtemps, celui d'une jeune femme empêchée par les conditions météorologiques de se rendre sur une île. De cet argument très vague (à tous les sens du terme !), les deux cinéastes ont tiré un très beau drame romantique où se rencontrent avec intelligence prosaïsme et un lyrisme teinté de mythologie. Le film connut un échec à sa sortie, devenant une rareté dans la filmographie des réalisateurs. Il est à présent, à juste titre, très apprécié des cinéphiles, parmi lesquels un certain Martin Scorsese
déclarant à son propos : "j'étais arrivé au point de penser qu'il n'y avait plus de chef-d'oeuvre à découvrir avant de voir I Know Where I'm Going!
."

de René Clair
, dans ce récit écossais, juste une étrange et paradoxale imprécation. Par leur critique du matérialisme et leur recours au mythe, par la photographie d'Erwin Hillier
également, il y a en revanche une évidente parenté entre IKWIG
et A Canterbury Tale
. La différence notable est que contrairement à Alison Smith, cette autre Londonienne, tout à son objectif initial, est moins immédiatement réceptive à son nouvel environnement. L'une des finesses majeures du scénario consiste à faire naître le doute et la déroute chez cette jeune femme présentée d'emblée, dès le titre, comme déterminée et vigoureuse depuis son plus jeune âge. Il existe aussi un lien manifeste entre les personnages de Thomas Colpeper et de Torquil MacNeil, chargés l'un comme l'autre de catalyser le parcours initiatique des héroïnes. Psychologique chez le premier, la méthode du second est également physique, avec notamment l'expérimentation de la légende de Corryvrekan, climax (in)attendu du film. Belle prestation de la future "oscarisée" Wendy Hiller
que l'on retrouvera assez différente chez Fred Zinnemann
, Sidney Lumet
et, bien sûr, David Lynch
. Déjà présent dans The Life and Death of Colonel Blimp
, Roger Livesey
remplaçait ici avec talent le douillet James Mason
avant de tenir le rôle du docteur Frank Reeves dans A Matter of Life and Death
.
| Cinéma | Peeping Tom | ||
Royaume-Uni![]() |
Réalisateur et producteur : Michael Powell ![]() Scénariste : Leo Marks ![]() | Compositeurs : Brian Easdale Angela Morley (percussions) Freddie Phillips (musique de danse) Directeur de la photographie : Otto Heller | Acteurs : Karlheinz Böhm (Mark Lewis)Moira Shearer (Vivian)Anna Massey (Helen Stephens) Maxine Audley (Mrs. Stephens) Brenda Bruce (Dora) Miles Malleson (le vieux gentleman)Esmond Knight (Arthur Baden)Martin Miller (le dr Rosan) Bartlett Mullins (Mr. Peters) Michael Goodliffe (Don Jarvis) Nigel Davenport (le sergent Miller)Jack Watson (l'inspect.-chef Gregg) ... ![]() |
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"... Mais seulement du cinéma..."

britannique(1) (sorti un mois plus tard aux Etats-Unis), Peeping Tom
a dérouté plus que de raison les amateurs de Michael Powell
. Parmi ces derniers, Caroline Alice (C. A.) Lejeune, la critique de l'hebdomadaire anglais "The Observer"(2), auteur d'un article très virulent au moment de son lancement. Non seulement ce deuxième film sans Emeric Pressburger
ne connut pas le même succès que le thriller d'Alfred Hitchcock
(3) mais il lui coûta même la suite de sa carrière. Il est vrai que l'on ne voyait pas, a priori, le respectable réalisateur de The Red Shoes
se lancer dans un sulfureux drame psycho-fantastique que n'aurait probablement pas renié Luis Buñuel
. Avec le recul, on ne peut que constater l'étonnante prémonition du cinéaste sur le rôle croissant et pernicieux de l'image et son influence, six ans avant le Blowup
d'Antonioni
, sur plusieurs de ses jeunes homologues, dont Brian De Palma
et Pedro Almodóvar
ne sont pas les moindres représentants.

à s'intéresser à l'excentrique histoire de scoptophilie de son compatriote cryptologue Leo Marks
(4) ? Une expérience infantile douloureuse ? Un goût jusque là maîtrisé de la provocation ? La récente renaissance du film d'horreur en Grande-Bretagne ? Plus simplement, son indéfectible cinéphilie, exercice "voyeuriste" par excellence, lui a-t-elle inspiré cette inquiétante mise en abyme ? Peeping Tom
, à l'heure de la surenchère extrémiste gore, ne risque plus de choquer. Mais son propos, infiniment moins gratuit et artificiel que les productions actuelles, reste singulièrement dérangeant. D'abord parce que le film traite d'expériences sur un enfant, de pathologie obsessionnelle et de peur ultime dans un contexte où sont à nouveau réunis les pulsions primordiales, éros et thanatos. 
ajoute celle de choisir, après Dirk Bogarde
et Laurence Harvey
, Karlheinz Böhm
, interprète de l'amant puis de l'époux de Sissi dans la trilogie du même nom, pour le rôle principal, insensé mais efficace contre-emploi.
___
1- comme semble l'attester le documentaire de 1997, A Very British Psycho
, de Chris Rodley.
2- heurtée par la prétendue appartenance au même périodique annoncé par Mark Lewis au début du film ?
3- le réalisateur britannique, devenu citoyen étasunien, aurait décidé de sortir son film sans projection de presse en raison de l'accueil réservé par la critique à Peeping Tom
.
4- est-ce parce qu'il apprécie tant Michael Powell
et en tenant compte du rôle involontairement néfaste de Leo Marks
sur la carrière du réalisateur que Scorsese
a choisi le scénariste pour prêter sa voix au diable de The Last Temptation of Christ
?!
| Télévision | A Very British Psycho | ||
Royaume-Uni![]() |
Réalisateur et producteur : Chris Rodley | Compositeur : Billy Cowie Directeur de la photographie : Lawrence Gardner Monteur : Kieran Smyth Voix : Saskia Reeves (narratrice) | Acteurs : Michael Powell ![]() Leo Marks ![]() Karlheinz Böhm ![]() Derek Hill (ancien critique) Alexander Walker (critique) David Robinson (critique) Geoff Andrew (monteur) Charlotte O'Sullivan (critique) Anna Massey Pamela Green Robin Denniston (éditeur et historien) Princess George Galitzine (anc. collaboratrice de L. Marks au SOE) ... ![]() |
12/11/2006 12/11/2006La fiche technique complète du film : ![]() | |||

dans les salles de décryptage du Special Operations Executive (SOE) britannique dirigé par Leo Marks
pendant la guerre, l'histoire et l'accueil critique du film de Michael Powell
.