Accueil

Critique Films

CinémaDes Teufels General
Allemagne
Guerre
Réalisateur et scénariste :
Helmut Käutner

Scénaristes :
Carl Zuckmayer (pièce)
George Hurdalek

Scénariste et producteur :
Gyula Trebitsch

Directeur de la photographie :
Albert Benitz

Acteurs :
Curd Jürgens (le gén. Harry Harras)
Marianne Koch (Dorothea 'Diddo' Geiss)
Viktor de Kowa (SS-Gruppenführer Schmidt-Lausitz)
Karl John (Ingenieur Karl Oderbruch)
Eva Ingeborg Scholz (Waltraut 'Pützchen' Mohrungen)
Harry Meyen (Leutnant Hartmann)
Bum Krüger (Hauptmann Lüttjohann)
Paul Westermeier (Otto Korrianke, Fahrer von Harras)
Camilla Spira (Kammersängerin Olivia Geiss)
Erica Balqué (Anne Eilers)
Albert Lieven (Oberst Friedrich Eilers)
Karl Ludwig Diehl (Generaldirektor Mohrungen)

...

07/09/2006
15/10/2006
Première sortie mondiale : 1955
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 16 octobre 2006
Note du film : 4/6

"... Comment voulez-vous être autorisé à partir sans être autorisé à être ici ?"

 - film - 44947_1
Des Teufels General est le premier des quatre films tirés des productions de l'auteur Carl Zuckmayer réalisés en trois ans par Helmut Käutner. Le co-scénariste de Josef von Sternberg sur Der Blaue Engel et "Prix Goethe" 1952 s'est inspiré de la vie du général Ernst Udet, as de la chasse aérienne allemande pendant la Première Guerre mondiale et bref successeur de Manfred von Richthofen, le 'Baron rouge', à la tête de la Justa en 1918. L'officier fut également le collaborateur de Leni Riefenstahl pour le tournage de films sur l'aviation. Même si le casting est constitué de bons acteurs, le film a des allures de véhicule promotionnel pour Curd Jürgens, récompensé la même année à Venise pour son interprétation dans Les Héros sont fatigués d'Yves Ciampi.

 - film - 44947_4
Berlin, 5 décembre 1941. Sortant d'une réunion politique, le général Harry Harras, responsable de l'office des techniques au sein du ministère de l'Aviation et directeur des approvisionnements de la Luftwaffe, se rend à une soirée organisée pour célébrer Fritz Eilers, le premier pilote décoré de la "Croix de diamant". En raison d'une série inquiétante de pertes d'appareils MO 128 dont le sabotage pourrait être la cause et de l'indépendance affichée par l'officier supérieur, celui-ci est surveillé par la Waffen-SS. Au cours de ces réjouissances arrosées et chantantes, Harras fait la connaissance et s'éprend de 'Diddo', la très jeune nièce de son amie Olivia venue lui demander un service. Il rencontre aussi, moins agréablement, le général de division Schmidt-Lausitz qui espère le convaincre de rejoindre la S.S. Face à son refus méprisant, celui-ci décide son arrestation par l'entremise de la Gestapo.

 - film - 44947_7
Le choix de la date à laquelle s'ouvre le film n'est pas anodin, accordant au passage un sursis d'environ un mois au personnage principal par rapport à son inspirateur. Le 5 décembre marque, en effet, précisément le début de la contre-offensive soviétique sur le front de l'Est et précède de quelques jours les déclarations de guerre réciproques entre l'Allemagne et l'Italie d'une part et les Etats-Unis, frappés à Pearl Harbor le 7 du mois, de l'autre. On ne peut pas encore parler de tournant historique, mais le dérèglement progressif du régime nazi est déjà en marche. Certains Allemands commencent à comprendre que le discours officiel cache en réalité une volonté de puissance hégémonique et meurtrière*. Cette prise de conscience est également celle du général Harry Harras qui vivait jusque là sa nouvelle guerre avec le romantisme hédoniste autorisé par son prestige et par la protection d'Hermann Göring*.
 - film - 44947_9
Des Teufels General a conservé l'essentiel de sa théâtralité originelle. Bavard, le scénario ne révèle pourtant qu'assez tardivement les réels enjeux de l'intrigue. La mise en scène, dans l'ensemble assez conventionnelle, installe néanmoins quelques ambiances dignes du film noir. Probablement à l'apogée de sa carrière nationale avant d'être bientôt sollicité par les productions internationales, Curd Jürgens est brillant et sobre à la fois. A ses côtés, ce sont surtout les femmes qui se mettent en évidence. Marianne Koch, que l'on retrouvera chez Leone, sera récompensée par l'équivalent germain de nos "César". Eva Ingeborg Scholz tient lieu de femme fatale avec une splendide impertinence tandis que sa soeur, Erica Balqué, également assistante-réalisatrice de Käutner, incarne avec talent la conscience malheureuse de son personnage tragique.

___

  • Hermann Göring, désigné dauphin du führer en juin 1941, est le grand architecte de la "solution finale". En septembre, les Juifs âgés de six ans et plus sont contraints de porter une étoile jaune ; en novembre, les chambres à gaz d'Auschwitz entrent funestement en activité.

Répondre

CinémaDie Brücke
Allemagne
Drame
Réalisateur et scénariste :
Bernhard Wicki

Scénaristes :
Manfred Gregor (auteur)
Michael Mansfeld
Karl-Wilhelm Vivier

Producteurs :
Hermann Schwerin
Jochen Schwerin

Compositeur :
Hans-Martin Majewski

Directeur de la photographie :
Gerd von Bonin

Acteurs :
Folker Bohnet (Hans Scholten)
Fritz Wepper (Albert Mutz)
Michael Hinz (Walter Forst)
Frank Glaubrecht (Jurgen Borchert)
Karl Michael Balzer (Karl Horber)
Volker Lechtenbrink (Klaus Hager)
Günther Hoffmann (Sigi Bernhard)
Cordula Trantow (Franziska)
Wolfgang Stumpf (Stern)
Günter Pfitzmann (Heilmann)
Heinz Spitzner (Fröhlich)
Siegfried Schürenberg (le lt.-colonel)

...

avant le 21/11/2004
15/10/2006
Première sortie mondiale : 1959
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 16 octobre 2006
Note du film : 5/6

"Les meilleures places sont derrière, comme au cinéma."

 - film - 22433_6
Le deuxième film de Bernhard Wicki, au budget visiblement chiche et de prime abord un peu déroutant, a marqué les esprits lors de sa sortie. Die Brücke a remporté plusieurs prix dans son pays (Wicki la premières de ses quatre récompenses du "meilleur réalisateur" allemand). Et il est vraisemblable que le "Golden Globe" (même partagé !) et la nomination aux Academy Awards dans la catégorie "meilleur film étranger" a dû influencer Darryl F. Zanuck de la Fox en sa faveur lors du choix d'un co-réalisateur pour The Longest Day, sorti deux ans plus tard. Le film est une adaptation de l'ouvrage éponyme et autobiographique de Gregor Dorfmeister, alias Manfred Gregor, paru en 1958.
 - film - 22433_8
Fin avril 1945. Dans une petite ville de Bavière jusque là épargnée par la guerre, le largage d'une bombe aérienne près du pont de la ville créé l'événement. Pendant que Forst, le chef local du parti, envoie son épouse vers une destination plus sure, sept camarades de collège, parmi lesquels Walter, le fils de ce dernier, attendent avec impatience leur mobilisation pour pouvoir enfin défendre leur pays. Jurgen, orphelin d'un officier, s'est engagé. Sigi ne fait pas grand cas des craintes de sa mère blanchisseuse qui voudrait l'envoyer chez sa tante pour éviter d'être enrôlé. Le jeune Berlinois Hans est hébergé par la mère de son ami Albert, dont le mari est probablement décédé au front. Klaus entretient une relation plus qu'amicale avec sa camarade Franziska et Karl est secrètement amoureux de Barbara, l'employée de son père coiffeur, lequel porte une prothèse à la place de la main droite. Le lendemain de leur incorporation, le 463e bataillon auquel ils appartiennent est envoyé en pleine nuit vers la scène des combats. Mais, influencé par une conversation avec Stern, leur professeur, le capitaine Fröhlich les place sous le commandement du sergent Heilmann avec pour mission de défendre le pont à la sortie de la ville.
 - film - 22433_10
Ne regardez pas Die Brücke si vous pensez qu'il pourrait s'agir d'une version allemande (et fauchée) de The Bridge at Remagen ou de A Bridge Too Far. Plus qu'un simple film de guerre, c'est un drame et un plaidoyer pacifiste. Sans en posséder les qualités artistiques et la dimension politique, cette libre adaptation se situe un peu dans l'esprit de l'excellent Paths of Glory qui le précède de deux ans, voire de Full Metal Jacket, tous deux de Kubrick. La phase d'exposition est un peu longue mais nécessaire à la mise en situation et à l'approfondissement de la psychologie des personnages. La seconde partie n'en est que plus percutante. L'expérience de Wicki, ancien clown-soldat de la Wechmarcht et acteur réputé, en particulier plus tard d'Antonioni, Fassbinder ou Wenders, se révèle précieuse dans la reconstitution des scènes de combat et, surtout, dans la direction d'acteurs pour la plupart débutants. Michael Hinz et Fritz Wepper, l'assistant de l'inspecteur Derrick et que l'ont a vu également dans Cabaret et Le Dernier combat, sont, depuis, devenus des vedettes dans leur pays. Sous un apparence anodine, Die Brücke est, sans aucun doute, l'une des oeuvres allemandes importantes consacrées à la Seconde Guerre mondiale.


Répondre

Critique DVD

Jaquette du DVD Deux films de guerre allemands : Le Général du diable / Le Pont
Zone 2, France
Editeur : Les Films de ma vie
Sortie : 26 octobre 2006

Format vidéo : 4/3
Audio : Allemand (DD 2.0 Mono), Français (DD 2.0 Mono)
Sous-titres : Français
Suppléments :

  • Interview

Note technique : 4/6

Image & son :
"Le Général..." : l'efficace restauration nous permet d'apprécier le film dans de bonnes conditions de visionnage. L'image est propre et les contrastes sont assez fermes. Comparée à la version originale, satisfaisante, la v.f. est un peu sourde et atténue nettement les ambiances au profit des dialogues.
"Le Pont" : une édition correcte, l'image est équilibrée mais les contrastes sont moins prononcés et il subsiste quelques légères scories. Caractéristique identique à celle du "Général..." concernant les pistes sonores.

Suppléments :

 - film - 44947_11
"Le Général..." : Entretien avec Monika Bellan : (4/3 - 11'37) l'auteur d'un ouvrage sur le cinéma allemand évoque C. Zuckmayer et sa pièce, le réalisateur du film, le travail d'adaptation et C. Jürgens. Illustré par des images d'archives et un extrait de "Monpti".

 - film - 22433_14
"Le Pont" : Entretien avec Robert Fisher : (4/3 - 14'03) l'auteur d'un ouvrage sur B. Wicki évoque le réalisateur, le roman à l'origine du scénario, le casting des acteurs principaux, le tournage et le succès du film.
"Allemagne, années zéro", le cinéma allemand après la guerre : (4/3 - 7'27) raconté par Monika Bellan.

AlHolg

Valid XHTML 1.0!

Hit-Parade
Installez Firefox
Location DVD online
Louer vos films sur internet
en DVD, VOD ou Blu-ray
Louer DVD online
Accueil - Version haut débit

Page générée en 0.33 s. - 19 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter.