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Critique Films

CinémaMeshi
Japon
Drame
Réalisateur :
Mikio Naruse

Scénaristes :
Fumiko Hayashi (auteur)
Yasunari Kawabata
Toshirô Ide
Sumie Tanaka

Compositeur :
Fumio Hayasaka

Directeur de la photographie :
Masao Tamai

Société de production :
Toho Company

Acteurs :
Ken Uehara (Hatsunosuke Okamoto)
Setsuko Hara (Michiyo Okamoto)
Yukiko Shimazaki (Satoko Okamoto)
Yôko Sugi (Mitsuko Murata, la belle-soeur de Michiyo)
Akiko Kazami (Seiko Tomiyasu)
Haruko Sugimura (Matsu Murata, la mère de Michiyo)
Ranko Hanai (Koyoshi Dohya)
Kan Nihonyanagi (Kazuo Takenaka)
Keiju Kobayashi (Shinzo Murata, le frère de Michiyo)
Akira Oizumi
Ichirô Shimizu
Haruo Tanaka

...

05/02/2006
24/10/2006
Sortie en salles en France : 25 octobre 2006
Première sortie mondiale : 1951
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 18 octobre 2006
Note du film : 6/6

"Les couples se comprennent peut-être sans mots."

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Le cinéma de Mikio Naruse est rare. Pas seulement parce que ce grand cinéaste et ses films sont peu diffusés et donc peu connus, mais avant tout en raison de sa qualité. Comme son ami Yasujirô Ozu, Naruse est un spécialiste du Shômin geki, genre centré sur la vie quotidienne du petit peuple japonais. L'ancien assistant de Heinosuke Gosho a acquis sa notoriété de réalisateur bien avant d'être entré à la Tôhô, dès le muet Koshiben gambare (1931) et Tsuma yo bara no yo ni (1935). Avec Meshi, qui appartient au sous-genre Tsuma-mono (film sur les femmes), il initie une série de six (cinq plus une) adaptations de l'oeuvre de la romancière Fumiko Hayashi. Il s'agit du dernier ouvrage, resté inachevé, de l'auteur décédé en 1951. Le film et son actrice principale notamment ont été récompensés à plusieurs reprises dans leur pays.
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Michiyo et Hatsunosuke Okamoto sont mariés depuis cinq ans. Le couple à quitté Tokyo pour venir vivre dans le tranquille quartier sud d'Osaka, ville où Hatsunosuke, modeste agent de change, a été muté trois ans auparavant. Michiyo s'accommode de la relative faiblesse des ressources du ménage mais elle souffre de la routine de sa situation de femme mariée au foyer et de l'indifférence de son époux. C'est dans ce contexte de remise en question que se présente Satoko, la nièce d'Hatsunosuke, fuyant ses parents et un mariage arrangé dont elle ne veut pas*. Michiyo est très vite surprise et contrariée par la sollicitude réciproque de son mari et de sa jeune parente. Elle décide alors de rendre visite à sa mère à Tokyo.
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"J'aime irrésistiblement les actes splendidement pitoyables des hommes, perdus dans l'immensité infinie de l'univers." Mikio Naruse, en choisissant de mettre en exergue cette citation du roman de Fumiko Hayashi au début de Meshi, contredit ceux qui ne voit dans son oeuvre que pessimisme et désabusement. Cette chronique conjugale et familiale, simple, ordinaire pourrait-on dire, est au contraire la preuve d'un profond humanisme. Le cinéaste dépeint avec intelligence et une infinie délicatesse le trouble et les hésitations d'une jeune (et encore belle !) femme mariée, aux idéaux peut-être trop exacerbés. Son parcours et sa résolution finale hérisseront, certes, le poil de la première féministe venue. Mais l'on prend un grand plaisir à voir s'étoffer progressivement la psychologie des personnages, y compris secondaires, dont Naruse a remarquablement su traduire l'esprit avec un réalisme poétique. On se délecte de son empathie pour eux, de la fluidité avec laquelle il narre cette histoire (dont Fûfu, deux ans plus tard, lui permettra d'explorer une situation inversée) et les met en scène, de la manière dont il laisse certaines questions sans réponse. Réalisateur du doute comme Yasujirô Ozu est celui de l'évidence et de la conviction, Naruse est probablement plus intimement lié, plus représentatif de son époque et à la fois universel que son honorable confrère de la Shochiku.

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*dans Bakushû, sorti la même année, c'est Setsuko Hara qui refuse un tel mariage pour épouser un homme modeste.


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CinémaUkigumo
Japon
Drame
Réalisateur :
Mikio Naruse

Scénaristes :
Fumiko Hayashi (auteur)
Yôko Mizuki

Producteur :
Sanezumi Fujimoto

Compositeur :
Ichirô Saitô

Directeur de la photographie :
Masao Tamai

Société de production :
Toho Company

Acteurs :
Hideko Takamine (Yukiko Koda)
Masayuki Mori (Kengo Tomioka)
Mariko Okada (Sei Mukai)
Isao Yamagata (Sugio Iba)
Chieko Nakakita (Kuniko Tomioka)
Daisuke Katô (Seikichi Mukai)
Mayuri Mokusho (Nomiya no musume)
Noriko Sengoku (Yakushima no okaasan)
Fuyuki Murakami (Futsuin no shikensho-chou)
Heihachiro Okawa (Isha)
Nobuo Kaneko (Futsuin no shoin-Suitou)
Roy James (le soldat américain)

...

05/02/2006
15/08/2008
Sortie en salles en France : 1er novembre 2006
Première sortie mondiale : 1955
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 19 octobre 2006
Note du film : 5/6

"- Nous deux, nous marchons sans but.
- Peut-être."

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Ce film clôt provisoirement la série de cinq productions, tournées en autant d'années, adaptées de l'oeuvre romanesque de Fumiko Hayashi. Mikio Naruse la complétera en 1962 en portant à l'écran Hôrôki, ouvrage autobiographie publié en 1928, c'est à dire au tout début de la carrière de l'écrivain. Le roman Ukigumo paru en 1950, puise probablement aussi une partie de son inspiration dans les propres expériences de l'auteur féminin le plus populaire du Japon, dont la vie sentimentale fut longtemps malheureuse. Il permet également d'apercevoir, de manière certes fragmentaire mais réaliste, la situation de l'empire nippon après-guerre, toile de fond de ce sobre et long mélodrame, souvent présenté comme le chef-d'oeuvre du cinéaste.
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Hiver 1946. Yukiko Koda est rapatriée à Tokyo en provenance de l'Indochine française. Après s'être installée, en son absence, chez Sugio Iba qui avait fait d'elle, contre son gré, sa maîtresse, Yukiko se rend aussitôt à l'adresse de Kengo Tomioka où elle est reçue par son épouse. La jeune femme, alors âgée de 22 ans, avait rencontré Kengo à Dalat, employés tous les deux par le ministère des Forêts. Malgré un premier contact peu engageant, la dactylo et l'ingénieur étaient rapidement devenus amants. Désormais négociant en bois aux faibles ressources, Kengo n'envisage plus de divorcer pour vivre avec Yukiko, elle-même à la recherche d'un travail. Meurtrie, l'abandonnée est réduite à vendre ses charmes, notamment à un GI américain grâce auquel elle peut trouver un modeste logement. Lorsque Kengo lui rend visite et lui propose de l'accompagner dans la ville thermale d'Ikaho, toujours éprise de lui, elle n'hésite pas à accepter. Pendant la nuit du nouvel an, Kengo devient l'amant d'Osei, la très jeune épouse de l'aubergiste qui a invité le couple à sa table. De retour à Tokyo, Kengo et Yukiko se séparent. Mais celle-ci apprend bientôt qu'elle est enceinte.
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Drame sentimental, Ukigumo est aussi, intensément, un drame social tant les deux dimensions se conjuguent, s'interpénètrent même tout au long de ce sombre récit. Relation d'une tentative de reconstruction de deux êtres aux attentes bien distinctes dans un pays également entrain de se relever, le film décrit une lente descente dans les profondeurs de la misère matérielle et humaine. On est stupéfait par la volonté, la persévérance et le courage, voire l'abnégation du personnage de Yukiko, confronté aux difficultés de son époque et à l'égoïsme, à la vanité de son amant. L'autopsie du "docteur" Naruse est, sur le plan psychologique, à la fois d'une précision chirurgicale et d'une grande pudeur. Le cinéaste, s'il souligne avec finesse, par sa mise en scène, le rôle du destin, que l'on peut qualifier ici de fatalité, ne peut cependant se soustraire au caractère répétitif de l'intrigue littéraire, cause d'un phénomène de dilatation du temps un peu préjudiciable au film. Masayuki Mori, le partenaire de Toshirô Mifune dans Rashômon d'Akira Kurosawa (avec lequel il avait déjà tourné cinq des six films ensemble) et apprécié par Kenji Mizoguchi (Ugetsu monogatari), est parfaitement à son affaire dans le rôle délicat du faible Kengo. Hideko Takamine, lancée au cinéma dès son plus jeune âge et actrice fétiche de Naruse, ne faillit pas à sa réputation d'être l'une des meilleures actrices japonaises des années 1950. Le couple partagera à nouveau l'affiche de quatre autres films du réalisateur, parmi lesquels le remarquable Onna ga kaidan wo agaru toki en 1960.


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CinémaIwashigumo
Japon
Drame
Réalisateur :
Mikio Naruse

Scénaristes :
Den Wada (auteur)
Shinobu Hashimoto

Producteurs :
Sanezumi Fujimoto
Reiji Miwa

Compositeur :
Ichirô Saitô

Directeur de la photographie :
Masao Tamai

Société de production :
Toho Company

Acteurs :
Chikage Awashima (Yaé)
Michiyo Aratama (Chié)
Kumi Mizuno (Hamako)
Yoko Tsukasa (Michiko)
Isao Kimura (Okawa, le journaliste)
Keiju Kobayashi (Hatsu)
Daisuke Katô (l'inspecteur du fisc)
Ganjiro Nakamura (Wasuke, le frère de Yaé)
Haruko Sugimura (Toyo, la mère)
Chouko Iida (Hidé, la belle-mère de Yaé)
Fumiko Honma
Ikichi Ishii

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21/08/2006
24/10/2006
Sortie en salles en France : 1er novembre 2006
Première sortie mondiale : 1958
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 19 octobre 2006
Note du film : 5/6

"Les vieux sont jetés à la mer."

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Urbain, Mikio Naruse ? Il est vrai que la plupart des films du cinéaste japonais prennent une ville pour décor. Mais regardez donc Iwashigumo avant de répondre à cette question. Cette "aération" dans la rurale et maritime préfecture de Kanagawa s'accompagne d'ailleurs d'une inversion des priorités narratives et d'un changement de format. Le drame familial et social prend ici l'ascendant sur l'intrigue sentimentale. Le film est également le premier du réalisateur tourné en couleur et en Cinemascope. Cette modernité (un des thèmes abordés par le film) fut étrangement mal appréciée par les amateurs des oeuvres de Naruse alors qu'elle sert pourtant remarquablement la mise en scène. Opposé notamment à Kakushi-toride no san-akunin de Kurosawa, Iwashigumo dut se satisfaire de deux prix du meilleur scénario et de voir ses deux acteurs, Chikage Awashima et Ganjiro Nakamura, récompensés par un prix d'interprétation.
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Okawa, le correspondant du journal "Toyo" à Atsugi, réalise une enquête sur la réforme agraire. Il rencontre à cette occasion Yaé, une paysanne, veuve de guerre, qui élève son jeune fils et héberge sa belle-mère. Ils se rendent ensemble à Hambara où le journaliste souhaite interroger Michiko, une jeune ouvrière agricole susceptible de devenir l'épouse de Hatsu, le neveu de Yaé. En interrogeant une habitante du village, Yaé découvre que la jeune femme est la fille adoptive de la première femme de son frère Wasuke, le père de Hatsu. Le couple rate volontairement le car du retour et Okawa, pourtant marié, devient l'amant de Yaé. Une fois le mariage de Hatsu arrangé, Wasuke est contraint de chercher le moyen de financer de fastueuses noces. Il s'occupe aussi d'assurer l'avenir de son plus jeune fils Jun, né d'un troisième mariage, en s'opposant à l'entrée de sa nièce Hamako à l'université. Peu auparavant, son cadet Shin, employé dans une banque, avait décidé, malgré le refus de son père, de quitter la maison familiale pour emménager en ville.
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Iwashigumo, à travers ces trois saisons rurales et familiales, traite de la profonde mutation opérée par le Japon à partir du début des années 1950, en particulier de l'émancipation de la femme et de celle de la jeune génération vis à vis de la précédente. Toute la finesse du scénario, très dialogué, consiste à associer trois niveaux de lecture de ces changements. Celui des enfants souhaitant s'affranchir du poids des traditions et des conventions, très vieil héritage de la société nippone ; celui du père, totalement dérouté et subissant ce bouleversement culturel avec lequel il perd sa place central. Et, surtout, celui de Yaé, personnage intermédiaire*, à la fois actrice et spectatrice d'une évolution dont elle ne bénéficiera finalement pas. Un peu déroutant, pendant sa phase d'exposition, par sa narration alternée, le film apparaît légèrement en retrait par rapport à l'adaptation du roman de Saisei Murô, Ani imôto, ou au futur Musume tsuma haha, assez proches sur le plan thématique.

___
*y compris dans le cadre où elle apparaît souvent au second plan, un cadet au premier, un senior en fond.


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Court-Métrage
Japon
Documentaire
Réalisateur :
Hisashi Sato

Compositeur :
Koji Yamada

Directeur de la photographie :
Akiko Ashizawa

Voix :
Mariko Noguchi (narration)

18/10/2006
18/10/2009
Première sortie mondiale : 2006
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 19 octobre 2006

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Intéressant documentaire sur l'art de Masao Tamai et sa collaboration (1948-1960) avec Mikio Naruse. Commentaires de Isamu Ashida, assistant chef opérateur, Shinji Kojima, éclairagiste et Yasumichi Kukuzawa, caméraman ; illustration par des images de plateau.


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Critique DVD

Jaquette du DVD Coffret Mikio Naruse 4 DVD : Le Repas / Nuages flottants / Nuages d'été / Masao Tamai : dans l'œil du maître
Zone 2, France
Editeur : Wild Side Video
Sortie : 24 octobre 2006

Format vidéo : 16/9
Audio : Japonais (DD Mono)
Sous-titres : Français
Suppléments :

  • Filmographies
  • Galerie photos
  • Mikio Naruse, portrait en demi teinte (26')
  • Entretien avec Jean Narboni (26')
  • Entretien avec Bernard Eisenchitz (15')
  • L'œil du maître (26')
  • Fumiko Hayashi, chronique d'un vagabondage (26')
  • Entretien avec Tero Ishii (5')
  • Liens

Note technique : 5/6

Image & son :
"Le Repas" : (format 4/3) une belle image, équilibrée et dotée d'un joli contraste. Il subsiste néanmoins quelques scories mineures. Piste monophonique satisfaisante.
"Nuages flottants" : (format 4/3) le matériel utilisé pour cette édition était visiblement très dégradé. La restauration permet cependant un visionnage très convenable malgré des effets de pompage, surtout sensibles dans la première partie du métrage, parfois accompagnés de ceux issus de la compression numérique. Piste monophonique, nasillarde à certains moments, correcte.
"Nuages d'été" : (format 16/9) la restauration a sensiblement adouci la définition de l'image et la colorimétrie n'est pas constante sur la durée du film mais la qualité de l'image est, dans l'ensemble, plutôt convaincante.

Suppléments :

 - film - 2047_11
Filmographie : du réalisateur.
Galerie photos : 8 photographies de plateau.

DVD 2 :

 - film - 2051_9
Filmographie : du réalisateur.
Galerie photos : 9 photographies de plateau.

DVD 3 :

 - film - 44667_9
Filmographie : du réalisateur.
Galerie photos : 7 photographies de plateau.

DVD 4 : (tous au format 4/3)

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Entretien avec Murakawa Hide :.(4/3 - 26'58 - v.o.s.t.) "M. Naruse, portrait en demi teinte". La spécialiste du cinéaste évoque sa personnalité, sa carrière, sa méthode de travail, son influence auprès du public et des réalisateurs et commente brièvement les trois films réunis dans l'édition.
L'oeil du maître : (27'00 - v.o.s.t.) le réalisateur Hisashi Sato introduit son documentaire sur Masao Tamai (voir brève description).
A propos de M. Naruse :

Fumiko Hayashi, chronique d'un vagabondage : entretien avec Corinne Atlan (26'44). La traductrice de l'écrivain japonais évoque et analyse sa vie et son oeuvre.
Teruo Ishii raconte M. Naruse : présenté par B. Eisenschitz (sept. 2004 - 6'58 - v.o.s.t.) souvenirs de l'assistant-réalisateur de Naruse sur deux films.

AlHolg

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