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Critique Films

CinémaShichinin no samurai
Japon
Aventure
Réalisateur, scénariste et monteur :
Akira Kurosawa

Scénaristes :
Shinobu Hashimoto
Hideo Oguni

Producteur :
Sojiro Motoki

Assistant réalisateur :
Hiromichi Horikawa

Compositeur :
Fumio Hayasaka

Création des costumes :
Kôhei Ezaki
Mieko Yamaguchi

Directeur de la photographie :
Asakazu Nakai

Responsable des décors :
So Matsuyama

Société de production :
Toho Company

Acteurs :
Takashi Shimura (Kambei Shimada)
Toshirô Mifune (Kikuchiyo)
Yoshio Inaba (Gorobei Katayama)
Seiji Miyaguchi (Kyuzo)
Minoru Chiaki (Heihachi Hayashida)
Daisuke Katô (Shichiroji)
Isao Kimura (Katsushiro Okamoto)
Keiko Tsushima (Shino)
Yukiko Shimazaki (la femme de Rikichi)
Kamatari Fujiwara (Manzo, le père de Shino)
Yoshio Kosugi (Mosuke)
Bokuzen Hidari (Yohei)

...

avant le 21/11/2004
12/06/2006
Sortie en salles en France : 18 décembre 2002
Première sortie mondiale : 1954
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 23 juin 2006
Note du film : Chef-d'Oeuvre

"... Sans solde, ni gloire."

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Le chef-d'oeuvre d'Akira Kurosawa, l'un des monuments incontournables de l'histoire du cinéma ou le meilleur film du XXe siècle, chacun peut faire son choix, j'ai, pour ma part, fait le mien. Année faste que cette année 1954 qui voyait les sorties aux Etats-Unis de Rear Window, Johnny Guitar et de On the Waterfront, en Italie de La Strada et de Senso, en Grande-Bretagne et en France... pas grand chose ! Au Japon, l'excellent jidai geki Sanshô dayû de Mizoguchi précédait de peu le Shichinin no samurai de 'l'Empereur'. Parmi les films cités, quatre reçurent d'ailleurs, la même année, un "Lion d'argent" à Venise.
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Le quinzième opus de Kurosawa faillit ne jamais être achevé, les responsables de la Toho, sceptiques sur son succès et inquiets par la durée du tournage et par son coût (plus de 300M de yens) d'un niveau jamais atteint par une production nippone, interrompirent à plusieurs reprises le tournage. Une fois les deux cent six minutes de pellicule en boîte, le sort continua de s'acharner sur le film sous la forme de coupes réellement sombres, transformant, défigurant même, cette oeuvre épique et humaniste de manière très significative. La version complète ne fut diffusée en France qu'en 1980. Shichinin no samurai est devenue une des références du septième art, faisant l'objet de multiples adaptations internationles parmi lesquelles le célèbre The Magnificent Seven de John Sturges.
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Le japon, au dernier quart du XVIe siècle. Un groupe de bandits arrivent en vue d'un village qu'il à déjà pillé l'automne précédent. Jugeant plus opportun de mener une nouvelle opération après la récolte, il diffère leur attaque. Un paysan, dissimulé par son chargement, a entendu leur conversation et alerte aussitôt les villageois. Deux clans s'opposent, les uns se résignant à subir cette plaie qui s'ajoute aux autres, impôts, servage, guerre et sécheresse ; les autres résolus à défendre par les armes leur moyen de subsister. Consulté, le doyen, s'inspirant d'un précédent dont il a été le témoin lorsqu'il était enfant, leur suggère d'engager des samouraïs dans le besoin. Une délégation de quatre habitants se rend en ville et parvient à convaincre Kambei Shimada, un vétéran pourtant lassé de se battre.
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Celui-ci réunit à ses côtés quatre autres guerriers, prêts à combattre avec le couvert pour seule rémunération, auxquels s'ajoutent Katsushiro devenu implicitement le disciple de Kambei et un insolite personnage qui prétend être samouraï, baptisé avec dérision Kikuchiyo, le nom qu'il a volé, par ses nouveaux compagnons. Arrivés à destination, les mercenaires trouvent le village désert, les paysans craignant pour leur vie et pour la vertu de leurs filles. Mais la confiance s'installe bientôt et les travaux de sécurisation des différentes entrées du village et la préparation militaire des hommes peuvent commencer. C'est au cours de cette dernière phase que Kambei et ses homologues sont amenés à découvrir des armes dérobées par les paysans à des samouraïs en déroute.
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L'idée initiale du film, dont il tire une grande partie de sa force, repose sur une incongruité. Associer deux "classes" qui ne faisaient que se croiser dans la société médiévale japonaise ou cohabiter au sein des armées impériales ou shogounales n'avait rien d'anodin. Aidée par le contexte politique, celui de la fin d'une époque qui précède l'ère Edo, elle sert formidablement bien le scénario puisque ce sont deux cultures, deux éthiques (honneur contre propriété, intérêt collectif et sacrifice contre égoïsme), qui, derrière cette alliance de circonstance, vont symboliquement s'affronter. Et c'est l'ambivalent personnage, fantasque et irascible, de Kikuchiyo qui est, en permanence, chargé de créer le lien indispensable à la réussite du projet.
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Ce qui est le plus frappant en voyant (et revoyant) Shichinin no samurai, c'est ce mélange de classicisme et de modernité, une caractéristique qui est aussi celle du cinéma de John Ford que Kurosawa admirait, mais également cette subtile imbrication de scènes d'action remarquablement mises en scènes (soyez attentifs à la composition géométrique des plans) avec une étude minutieuse des caractères, les premières pour l'essentiel au service de la seconde. Lorsque vous aurez vu ce film, si ce n'est pas déjà le cas, vous mesurerez l'influence qu'il a exercé sur bon nombre de réalisateurs, à commencer par Sam Peckinpah pour son Wild Bunch.


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Cinéma
Etats-Unis, Royaume-Uni, Japon
Documentaire
Réalisateur et scénariste :
Adam Low

Producteurs :
Sonoko Aoyagi Bowers
Margaret Smilov

Directeur de la photographie :
Dewald Aukema

Monteur :
David Kitson

Voix :
Sam Shepard (narrateur)
Paul Scofield (A. Kurosawa)

Acteurs :
Akira Kurosawa (archives)
James Coburn
Clint Eastwood
Shinobu Hashimoto
Hiromichi Horikawa
Kon Ichikawa
Mme Ishihara (propriétaire d'une auberge de Kyoto)
Shuichi Kato (historien)
Masahiko Kumada (assistant d'A. Kurosawa)
Hisao Kurosawa
Kazuko Kurosawa
Machiko Kyô

...

avant le 21/11/2004
12/06/2006
Première sortie mondiale : 2001
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 20 juin 2006
Note du film : 5/6

"Pour le bienfait de l'humanité."

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Longue et intéressante évocation de la carrière et de l'oeuvre d'Akira Kurosawa à la lecture de ses expériences personnelles et de l'histoire de son pays. Ce portrait est notamment mis en relief par les interventions du maître, par le témoignage de ses proches et collaborateurs et illustré par de très nombreuses images d'archives.


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Critique DVD

Jaquette du DVD Les Sept samouraïs - Edition 2 DVD : Les Sept samouraïs / Kurosawa
Zone 2, France
Editeur : Les Films de ma vie
Sortie : 23 août 2006

Format vidéo : 4/3
Audio : Japonais (DD 2.0 Mono)
Sous-titres : Français
Suppléments :

  • Documentaire inédit sur le réalisateur

Note technique : 5/6

Image & son : une qualité technique identique à celle de l'édition 2002, c'est à dire très convenable, juste un peu moins probante que celle du zone 1 Criterion sur le plan des contrastes. L'image est, comme sur ce dernier, très légèrement recadrée. Piste originale monophonique correcte.

Suppléments :

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Kurosawa : (4/3 - 115'33 - v.o.s.t.) voir critique.
L'analyse de Jean Doucet : (4/3 - 32'42) narrée en voix off sur des extraits du film.
Filmographie : du réalisateur.

AlHolg

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