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Critique Films

CinémaJuno and the Paycock
Royaume-Uni
Drame
Réalisateur :
Alfred Hitchcock

Scénaristes :
Sean O'Casey (pièce & dialogues)
Alfred Hitchcock (adaptation)
Alma Reville

Producteur :
John Maxwell (non crédité)

Directeur de la photographie :
Jack E. Cox

Société de production :
British International Pictures

Acteurs :
Barry Fitzgerald (l'orateur)
Maire O'Neill (Mrs. Madigan)
Edward Chapman (Captain Boyle)
Sidney Morgan ('Joxer' Daly)
Sara Allgood (Mrs. Boyle/'Juno')
John Laurie (Johnny Boyle)
Dave Morris (Jerry Devine)
Kathleen O'Regan (Mary Boyle)
John Longden (Charles Bentham)
Dennis Wyndham
Fred Schwartz (Mr. Kelly)

avant le 21/11/2004
04/06/2006
Première sortie mondiale : 1930
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 20 juin 2006
Note du film : 3/6

"... As low as that ?"

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Première des multiples adaptations de la pièce à succès de l'Irlandais Sean O'Casey, Juno and the Paycock en conserve la théâtralité. L'accueil favorable réservé au film poussa Alfred Hitchcock à envisager de travailler à nouveau avec cet auteur protestant, ex-militant pour la libération de l'Irlande. Mais le portage à l'écran de "Within the Gates" (1934) ne se fit finalement pas. Le spectateur ne doit pas se méprendre sur la tonalité générale de ce film. Malgré la musique qui accompagne le générique et l'atmosphère de comédie dramatique de la première partie, Juno and the Paycock est une oeuvre très sombre, presque désespérée.
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Une réunion publique où un orateur prônait la réconciliation du peuple irlandais est interrompue dans la panique par le tir d'une mitrailleuse. Le 'captain' Jack Boyle et son voisin 'Joxer' Daly se réfugient dans le pub de Foley dont ils sont les piliers. Au bar, ils s'entretiennent avec la veuve Maisie Madigan qui leur apprend la mort de leur voisin, le jeune Robert Pankhurst, dénoncé par un inconnu pour avoir participé à un attentat des républicains et abattu par les indépendantistes. De retour chez lui, 'Peacock' Jack est une nouvelle fois sermoné par son épouse 'Juno', sur le point de partir, pour sa paresse et ses faux prétextes avancés pour ne pas travailler. Mrs Boyle est bientôt de retour accompagné de sa fille Mary et de Bentham, le nouveau prétendant de celle-ci. Le jeune notaire annonce, à la famille réunie, avoir rédigé le testament de William Ellison dans lequel il lègue à son cousin Jack la rondelette somme de quinze cents à deux mille livres sterling. Le moyen pour les Boyle, déjà frappé par le sort avec la perte du bras droit de leur fils Johnny, de sortir enfin de la misère et de partir s'installer ailleurs.
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On ne peut raisonnablement affirmer, en voyant cette adaptation de la pièce donnée pour la première fois en 1924 au Abbey Theatre de Dublin, qu'il s'agisse vraiment d'un film d'Hitchcock. Peu de trace de la maîtrise cinématographique du réalisateur, la mise en scène semblant uniquement au service de dialogues envahissants, un probable effet pervers de l'origine littéraire du film et de l'arrivée récente du parlant. Ce quasi huis clos évangélique et bavard se révèle nettement moins intéressant que The Informer de John Ford sorti en 1935 et auquel il peut aisément être comparé. Dans la distribution bigarrée apparaissent Sara Allgood qui tenait un premier rôle dans Blackmail, sa soeur Maire O'Neill qui deviendra Juno Boyle pour la télévision en 1938, le réalisateur Sidney Morgan et le débutant au cinéma Edward Chapman (qu'Hitchcock utilisera à nouveau à deux reprises).


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CinémaThe Man Who Knew Too Much
Royaume-Uni
Thriller
Réalisateur :
Alfred Hitchcock

Scénaristes :
Edwin Greenwood
A.R. Rawlinson
Charles Bennett
D.B. Wyndham-Lewis
Emlyn Williams

Producteur :
Michael Balcon (non crédité)

Compositeur :
Arthur Benjamin

Directeur de la photographie :
Curt Courant

Société de production :
Gaumont British Picture

Acteurs :
Leslie Banks (Bob Lawrence)
Edna Best (Jill Lawrence)
Peter Lorre (Abbott)
Frank Vosper (Ramon Levine)
Hugh Wakefield (Clive)
Nova Pilbeam (Betty Lawrence)
Pierre Fresnay (Louis Bernard)
Cicely Oates (le nurse Agnes)
D.A. Clarke-Smith (Binstead)
George Curzon (Gibson)

avant le 21/11/2004
10/12/2006
Première sortie mondiale : 1934
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 20 juin 2006
Note du film : 5/6

"From which no traveler returns"

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La pré-production de The Man Who Knew Too Much est sur le point de démarrer lorsqu'Alfred Hitchcock reçoit la commande d'une comédie, Waltzes from Vienna. Un film, tirée d'une pièce de théâtre, assez éloigné de ses sujets et réalisations habituels, mais dont il se sort honorablement. Cette même année 1933, le cinéaste et le Hongrois Alexander Korda, arrivé à Londres en 1931 après un passage à Hollywood, travaillent ensemble sur un projet qui ne se concrétisera pas. En mai 1934, Hitchcock passe sous contrat avec la Gaumont British de Michael Balcon (qui fera ensuite carrière aux Ealing Studios) et commence, à la fin du mois, le tournage du film aux studios Lime Grove. Le scénario repose sur un sujet développé par Charles Bennett (auquel on doit déjà Blackmail) et D.B. Wyndham-Lewis partiellement inspiré d'un fait réel.

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Bob et Jill Lawrence sont en vacances d'hiver à St-Moritz avec leur fille Betty. Ils se sont liés avec le Français Louis Bernard qui les invite à dîner avant son départ. Pendant que Jill et Louis dansent ensemble, ce dernier est tué par une balle ayant traversé la baie vitrée. Avant de mourir, Louis a le temps de donner à Jill la clé de sa chambre pour y recueillir une information apparemment cruciale. Bob trouve en effet un message énigmatique dans la poignée d'un blaireau avant que la police n'investisse la chambre du décédé. Dans le couloir, il croise Ramon Levine, l'adversaire victorieux de son épouse au tir aux pigeons, puis est conduit dans le bureau du directeur de l'hôtel. Dans la pièce à côté, Jill est déjà interrogée par la police. Lorsqu'il réussit à rejoindre son épouse, Bob tient en main un message qui leur intime de garder le silence émanant des kidnappeurs de Betty.

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Présenté à tort comme le vrai premier film hitchcockien*, The Man Who Knew Too Much est remarquable à plusieurs titres. D'abord par son étonnante efficacité dramatique, grâce notamment à sa concision (le métrage de la version hollywoodienne de 1956 est plus long d'environ quarante-cinq minutes). Le réalisateur y explore des ambiances de plus en plus sombres, proches du film noir, voire de l'horrifico-fantastique, créant un contraste frappant avec l'immaculée et lumineuse séquence d'ouverture. Ensuite par le choix des acteurs, à commencer, bien sûr, par celui de Peter Lorre dans son premier film hors de l'Europe continentale. L'interprète de M dut d'ailleurs, ne parlant pas anglais, apprendre ses répliques en phonétique. Mais il est souvent plus expressif dans les gros plans muets que le réalisateur s'est visiblement délecté de multiplier, en particulier celui qui précède son coup porté au personnage de Bob dans la dernière partie du film. Etonnant casting dans un rôle positif de Leslie Banks qui venait de tenir celui de l'inquiétant comte Zaroff et que l'on retrouvera en chef de gang dans Jamaica Inn.

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The Man Who Knew Too Much déplut au patron de la Gaumont British qui voulut le faire remanier par Maurice Elvey (Hindle Wakes, The Clairvoyant). L'obtention d'une sortie test par le producteur associé Ivor Montagu et son succès permit au film de conserver son montage original. Hitchcock lui-même n'était pas complètement satisfait de son travail puisqu'il entreprit d'en faire un remake pour Paramount, le seul de sa carrière. Très différente et surtout destinée à rassurer le public du réalisateur désorienté par les sorties successives de To Catch a Thief et The Trouble with Harry, la "sentimentale" et psychologique version US est formellement plus soignée, la fameuse scène au Royal Albert Hall acquérant notamment une intensité que n'avait pas la précédente. Mais elle ne reprenait pas la singulière partie finale mettant en scène un assaut ressemblant fort à l'historique "siège de Sidney Street" de 1911.

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Critique DVD

Jaquette du DVD L'Homme qui en savait trop (1934) [inclus le film Junon et le paon] : Junon et le paon / L'Homme qui en savait trop
Zone 2, France
Editeur : Universal
Sortie : 20 juin 2006

Format vidéo : 4/3
Audio : Anglais (DD 2.0 Mono)
Sous-titres : Français

Note technique : 4/6

Image & son : la restauration permet d'apprécier le film dans de bonnes conditions de visionnage. L'image est propre, équilibrée et le contraste plutôt satisfaisant. Piste monophonique convenable.
"Junon et le paon" : (4/3) un avertissement sur la faible qualité du matériel disponible et utilisé pour le transfert précède le film. La définition est en effet assez faible, les scories nombreuses et la piste monophonique comporte du souffle. Certaines scènes, où les visages sont partiellement coupés, laissent également à penser que le cadrage n'est pas celui d'origine.

Supplément : "Junon et le paon" voir critique.

AlHolg

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