| Cinéma | Juno and the Paycock | ||
Royaume-Uni![]() |
Réalisateur : Alfred Hitchcock ![]() Scénaristes : Sean O'Casey (pièce & dialogues)Alfred Hitchcock (adaptation)Alma Reville ![]() Producteur : John Maxwell (non crédité) | Directeur de la photographie : Jack E. Cox Société de production : British International Pictures | Acteurs : Barry Fitzgerald (l'orateur)Maire O'Neill (Mrs. Madigan)Edward Chapman (Captain Boyle)Sidney Morgan ('Joxer' Daly) Sara Allgood (Mrs. Boyle/'Juno')John Laurie (Johnny Boyle)Dave Morris (Jerry Devine) Kathleen O'Regan (Mary Boyle) John Longden (Charles Bentham) Dennis Wyndham Fred Schwartz (Mr. Kelly) |
avant le 21/11/2004 04/06/2006La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"... As low as that ?"

, Juno and the Paycock
en conserve la théâtralité. L'accueil favorable réservé au film poussa Alfred Hitchcock
à envisager de travailler à nouveau avec cet auteur protestant, ex-militant pour la libération de l'Irlande. Mais le portage à l'écran de "Within the Gates" (1934) ne se fit finalement pas. Le spectateur ne doit pas se méprendre sur la tonalité générale de ce film. Malgré la musique qui accompagne le générique et l'atmosphère de comédie dramatique de la première partie, Juno and the Paycock
est une oeuvre très sombre, presque désespérée.

. Peu de trace de la maîtrise cinématographique du réalisateur, la mise en scène semblant uniquement au service de dialogues envahissants, un probable effet pervers de l'origine littéraire du film et de l'arrivée récente du parlant. Ce quasi huis clos évangélique et bavard se révèle nettement moins intéressant que The Informer
de John Ford
sorti en 1935 et auquel il peut aisément être comparé. Dans la distribution bigarrée apparaissent Sara Allgood
qui tenait un premier rôle dans Blackmail
, sa soeur Maire O'Neill
qui deviendra Juno Boyle pour la télévision en 1938, le réalisateur Sidney Morgan et le débutant au cinéma Edward Chapman
(qu'Hitchcock
utilisera à nouveau à deux reprises).
| Cinéma | The Man Who Knew Too Much | ||
Royaume-Uni![]() |
Réalisateur : Alfred Hitchcock ![]() Scénaristes : Edwin Greenwood A.R. Rawlinson Charles Bennett D.B. Wyndham-Lewis Emlyn Williams Producteur : Michael Balcon (non crédité) | Compositeur : Arthur Benjamin Directeur de la photographie : Curt Courant Société de production : Gaumont British Picture ![]() | Acteurs : Leslie Banks (Bob Lawrence)Edna Best (Jill Lawrence) Peter Lorre (Abbott)Frank Vosper (Ramon Levine) Hugh Wakefield (Clive) Nova Pilbeam (Betty Lawrence)Pierre Fresnay (Louis Bernard)Cicely Oates (le nurse Agnes) D.A. Clarke-Smith (Binstead) George Curzon (Gibson) |
avant le 21/11/2004 10/12/2006La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"From which no traveler returns"

est sur le point de démarrer lorsqu'Alfred Hitchcock
reçoit la commande d'une comédie, Waltzes from Vienna
. Un film, tirée d'une pièce de théâtre, assez éloigné de ses sujets et réalisations habituels, mais dont il se sort honorablement. Cette même année 1933, le cinéaste et le Hongrois Alexander Korda
, arrivé à Londres en 1931 après un passage à Hollywood, travaillent ensemble sur un projet qui ne se concrétisera pas. En mai 1934, Hitchcock
passe sous contrat avec la Gaumont British de Michael Balcon
(qui fera ensuite carrière aux Ealing Studios
) et commence, à la fin du mois, le tournage du film aux studios Lime Grove. Le scénario repose sur un sujet développé par Charles Bennett (auquel on doit déjà Blackmail
) et D.B. Wyndham-Lewis partiellement inspiré d'un fait réel.


*, The Man Who Knew Too Much
est remarquable à plusieurs titres. D'abord par son étonnante efficacité dramatique, grâce notamment à sa concision (le métrage de la version hollywoodienne de 1956 est plus long d'environ quarante-cinq minutes). Le réalisateur y explore des ambiances de plus en plus sombres, proches du film noir, voire de l'horrifico-fantastique, créant un contraste frappant avec l'immaculée et lumineuse séquence d'ouverture. Ensuite par le choix des acteurs, à commencer, bien sûr, par celui de Peter Lorre
dans son premier film hors de l'Europe continentale. L'interprète de M
dut d'ailleurs, ne parlant pas anglais, apprendre ses répliques en phonétique. Mais il est souvent plus expressif dans les gros plans muets que le réalisateur s'est visiblement délecté de multiplier, en particulier celui qui précède son coup porté au personnage de Bob dans la dernière partie du film. Etonnant casting dans un rôle positif de Leslie Banks
qui venait de tenir celui de l'inquiétant comte Zaroff
et que l'on retrouvera en chef de gang dans Jamaica Inn
.

déplut au patron de la Gaumont British qui voulut le faire remanier par Maurice Elvey (Hindle Wakes
, The Clairvoyant
). L'obtention d'une sortie test par le producteur associé Ivor Montagu et son succès permit au film de conserver son montage original. Hitchcock
lui-même n'était pas complètement satisfait de son travail puisqu'il entreprit d'en faire un remake pour Paramount
, le seul de sa carrière. Très différente et surtout destinée à rassurer le public du réalisateur désorienté par les sorties successives de To Catch a Thief
et The Trouble with Harry
, la "sentimentale" et psychologique version US est formellement plus soignée, la fameuse scène au Royal Albert Hall acquérant notamment une intensité que n'avait pas la précédente. Mais elle ne reprenait pas la singulière partie finale mettant en scène un assaut ressemblant fort à l'historique "siège de Sidney Street" de 1911.
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, Blackmail
, Murder!
ou Number Seventeen
?