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Critique Films

CinémaGoyôkiba: Kamisori Hanzô jigoku zeme
Japon
Réalisateur et scénariste :
Yasuzo Masumura

Scénariste :
Kazuo Koike (bande dessinée)

Compositeur :
Isao Tomita

Directeur de la photographie :
Kazuo Miyagawa

Monteur :
Toshio Taniguchi

Sociétés de production :
Katsu Production
Toho Company

Acteurs :
Shintarô Katsu (Hanzo 'The Razor' Itami)
Toshio Kurosawa (Junai Mikoshiba)
Kô Nishimura (Magobei "Snake" Onishi)
Kei Sato (Hamajima Shobei)
Kazuko Ineno
Masami Munata

07/04/2006
19/05/2006
Première sortie mondiale : 1973
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 1er mai 2006
Note du film : 5/6

"Sur mes épaules pèse tout le peuple d'Edo."

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Entre les deux derniers opus de la saga Zatoîchi, Shintarô Katsu et la Toho débutent la production de la trilogie Goyôkiba tirée du manga signé Kazuo Koike auquel on doit également la série Kozure Ôkami. Initié par le grand Kenji Misumi, le second volet est confié à l'ancien assistant de Kenji Mizoguchi, Yasuzo Masumura, plus connu pour ses drames contemporains, à tendance sadomasochiste et charnelle, réalisés au cours des deux décennies précédentes. Kamisori Hanzô jigoku zeme prolonge assez bien, quoique dans un style distinct, l'épisode de Misumi alors que Katsu n'hésite pas à renforcer son empreinte personnelle sur le personnage qu'il incarne.

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En poursuivant deux voleurs, l'inspecteur Hanzo, après s'être opposé à la garde de l'intendant Okuba, le ministre des finances du Shogun, découvre dans un moulin le cadavre d'une jeune femme, victime d'un avortement. Flanqué d'Onibi et de Mamushi, ses deux hommes de main qu'il a sorti de prison, l'officier de police responsable du quartier Nord d'Edo se rend au "sanctuaire des anges". Il y apprend par la prêtresse faiseuse d'ange que la morte est Omachi, la fille du marchand Surugaya. Hanzo apprend alors par celui-ci que la jeune femme fréquentait le temple Kaizan où, sous la conduite de la supérieure Nyokaini, elle apprenait l'art du thé.

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Polar, dans la lignée des James Bond et Dirty Harry*, situé dans le Japon médiéval, Goyôkiba se démarque des autres séries citées en introduction par la mise en scène d'un personnage officiel et par son (discret) érotisme. Contrairement à Zatoîchi et à Ogami Itto, Hanzo n'est en errance ; sa particularité, outre son appétit sexuel et la présence d'un engin de torture particulier... toujours à portée de la main, est qu'il s'oppose à toute hiérarchie, souvent corrompue, lorsqu'elle gêne ses investigations et le respect de son strict code de la justice et de l'honneur. Le volet dirigé par Yasuzo Masumura, plus axé sur l'action et la violence mais moins brillant que le précédent, séduit néanmoins par sa créativité, par la qualité de la photographie du talentueux et expérimenté Kazuo Miyagawa et par le jeu débridé de Shintarô Katsu qui semble plus à l'aise dans son rôle.

___

  • au moment où sort Goyôkiba, sept épisodes de la série britannique ont déjà été produits, Sean Connery venant de passer la main à Roger Moore, et la deuxième aventure de l'inspecteur interprété par Clint Eastwood était en préparation.

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CinémaGoyôkiba: Oni no Hanzô yawahada koban
Japon
Réalisateur :
Yoshio Inoue

Scénaristes :
Kazuo Koike (bande dessinée)
Yasuzo Masumura

Compositeur :
Hideaki Sakurai

Directeur de la photographie :
Chishi Makiura

Monteur :
Toshio Taniguchi

Sociétés de production :
Katsu Production
Toho Company

Acteurs :
Shintarô Katsu (Hanzo 'The Razor' Itami)
Kô Nishimura (Magohei 'Snake' Ohnishi)
Mako Midori (Yumi)
Mikio Narita (Bansaku Tonami)
Asao Koike (Ishiyama)
Etsushi Takahashi (Sugino)
Daigo Kusano (Onibi)
Keizo Kanie (Mamushi)

17/02/2006
23/08/2009
Première sortie mondiale : 1974
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 1er mai 2006
Note du film : 4/6

"Un gros machin, il en a déjà un."

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Troisième et dernier volet de la courte série, Oni no Hanzô yawahada koban est aussi l'ultime film réalisé par Yoshio Inoue qui a été à plusieurs reprises l'assistant de Yasuzo Masumura. L'influence du pinku (productions à caractère érotico-pornographique) et des films de la blackploitation en vogue dans un Japon en crise sociale y reste prégnante mais le contenu narratif, après un pitch qui évoque ouvertement Zatoîchi, s'essouffle assez nettement.

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Hanzo découvre, grâce à Onibi et Mamushi, une ingénieuse opération de vol de l'or du trésor du Shogun. Pour connaître le nom de l'organisateur, l'inspecteur soumet à sa méthode de torture préférée la femme chargée d'effrayer et d'éloigner les pêcheurs des douves du bâtiment. Avant de révéler l'identité, la complice est tuée par un des officiers de la garde du trésor ayant participé au vol, lui même abattu par un mystérieux samouraï au moment où il allait donner le nom de son mandataire. Récompensé par le conseiller Hotta, Hanzo est contraint d'emprisonner Sugino Génan, l'ancien médecin tuberculeux du haut dignitaire, venu tenter d'attirer, en vain, l'attention de celui-ci sur les dangers du retard pris dans les domaines technologique et militaire par le Japon sur les pays occidentaux. Mais plutôt que de l'enfermer, l'inspecteur l'héberge et lui donne les moyens de réaliser un canon sur le modèle de ceux fabriqués en Europe.

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Plus conventionnel dans sa facture, Oni no Hanzô yawahada koban s'apparente davantage à un jidai geki classique, ne conservant que quelques gimmicks propres à la série. En revanche, la qualité du travail réalisé sur le plan visuel par le réalisateur et son directeur de la photographie Chikashi Makiura, déjà à l'oeuvre sur le premier opus et sur plusieurs épisodes clés de Zatoîchi et de Kozure Ôkami, compense la relative faiblesse de l'intrigue et l'impression de déjà-vu, renforcée par la présence au casting d'un certain nombre d'acteurs apparaissant dans les séries précitées. Notons enfin la belle prestation, tout au long de la trilogie, du kurosawaien Kô Nishimura dans le rôle du commissaire et supérieur d'Hanzo.


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Critique DVD

Jaquette du DVD Coffret 3 DVD Hanzo the Razor : Hanzo the Razor : l'enfer des supplices / Hanzo the Razor : la chair et l'or
Zone 2, France
Editeur : Wild Side Video
Sortie : 4 mai 2006

Format vidéo : 16/9
Audio : Japonais (DD 2.0 Stereo)
Sous-titres : Français

Note technique : 5/6

Image & son : belle restauration pour les deux titres, l'image est fine et équilibrée. Piste stéréophonique originale satisfaisante.

Bonus :

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Filmographies : de Y. Masumura et de S. Katsu.
Galerie de photos : 1 affiche et 22 photographies du film. Bande-annonce : (16/9 - v.o.s.t.)

DVD 2 :

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Filmographies : de Y. Inoue et de S. Katsu.
Galerie de photos : 1 affiche et 22 photographies du film. Bande-annonce : (16/9 - v.o.s.t.)

DVD 3 : (tous au format 16/9 et en v.o.s.t.)

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Hanzo the Razor, sexe et rébellion : (novembre 2005 - 26'56) interviews de Masanori Sanada, publiciste et producteur de Katsu Prod. et de Seiichi Ichiko, assistant réalisateur sur Hanzo 2 & 3. Anecdotes sur la production du projets, originalité de la série dans un genre codifié, source narrative et érotisme, les réalisateurs et les tournages, les raisons de la fin de la série, la personnalité de Katsu et la faillite de sa société de production.
The Katsu Pro Story 1967-1975 : (26'41) entretien avec M. Sanada. Création de la société, premières productions, l'impact de la faillite de la Daiei, le tournage de "Kaoyaku", relations entre Katsu et son frère T. Wakayama, cinq sociétés réunies pour "Yadonashi", le décès de K. Misumi, l'exigence créatrice de Katsu.
Jidai-Gekiga, historique d'un genre : (26'49) par Jean-Paul Jennequin, historien du 9e art, et Stéphane Ferrand, coauteur de "Le Manga".

AlHolg

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