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Critique Films

Court-Métrage
France
Drame
Réalisateur et scénariste :
Jean-Paul Civeyrac

Scénariste :
Pierre Guillaume

Directeur de la photographie :
Isabelle Razavet

Monteur :
Sophie Delage

Acteurs :
Jean Descanvelle (Luc)
Alain Payen (Bernard)
Sabine Friess (la soeur de Luc)
Thomas Badek (Serge)
Pascal Librizzi (un voyou)
Didier Long (un voyou)
Jean-Claude Montheil (l'homme en noir)
Hugues Voreux (le client de la piscine)

14/10/2005
23/05/2006
Première sortie mondiale : 1991
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 8 juin 2006

 - film - 40241_1
Luc, qui gagne sa vie en faisant des passes, doit dix mille francs à Serge. Bernard, un client devenu un ami, essaie en vain de le convaincre de prendre un travail qu'il lui a trouvé. Il se dit même prêt à lui donner le montant de sa dette s'il l'accepte, lui donnant rendez-vous à la nuit devant le stade. Luc se rend à une soirée où il aperçoit à nouveau un homme qui l'attire. Serge est là aussi.

Le film de fin d'étude à la Femis de Jean-Paul Civeyrac n'a, malgré la musique de Bach, rien d'un évangile.

(Durée : 14')


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Cinéma
France
Drame
Réalisateur et scénariste :
Jean-Paul Civeyrac

Scénariste :
Pierre Erwan Guillaume

Producteur :
Philippe Martin

Directeur de la photographie :
Pascal Poucet

Monteurs :
Andrea Sedlácková
Sylvie Fauthoux
Benoît Hillebrant

Acteurs :
Guillaume Verdier (Gilles)
Morgane Hainaux (Gabrielle)
Frédérique Gagnol (la mère de Gabriellle)
Hélène Chambon (la mère de Gilles)
Luc Tissot (le père de Gilles)
Lucile Nogier (la soeur de Gilles)
Anne Kervoelen (Cyrille)
Soufian Ezzine (Rachid)
Fouhad Beldjoudi (le garçon au couteau)
Radia Daoud (la fille à la cigarette)

14/10/2005
23/05/2006
Sortie en salles en France : 5 janvier 1997
Première sortie mondiale : 1996
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 8 juin 2006

"Ecoutes-moi, tu m'écoutes ?"

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Gilles, un jeune collégien, est en rupture. Avec Gabrielle, sa camarade orpheline de père, qu'il retrouve dans une cave sans oser l'embrasser et à laquelle il extorque son argent de poche. Avec son lycée dont il sèche les cours et est renvoyé pour avoir agressé un enseignant. Avec son père qui lui reproche sa conduite insensée, notamment lorsqu'il manque d'étouffer sa petite soeur en essayant de la faire taire. Mis à la porte du domicile familial, l'adolescent essaie de s'inviter chez son copain Rachid, mais la grande soeur de celui-ci ne l'accepte pas en raison de son attitude provocante. Gilles, tel un clochard, erre à présent dans sa banlieue stéphanoise.
 - film - 40242_4
Pour son premier long métrage, financé comme les suivants par Philippe Martin, le producteur de Pierre Salvadori, Jean-Paul Civeyrac choisit de s'inspirer d'un fait divers dramatique qu'il transpose dans sa région natale. Plus de trente-cinq ans après Les Quatre cents coups de Truffaut, mais sans y intégrer apparemment d'éléments autobiographiques, le réalisateur suit la lente dérive d'un jeune garçon vers la délinquance. Plus que le cinéaste parisien, la référence de Civeyrac semble être Bresson, mais son écriture est moins fluide et poétique, davantage chaotique et réaliste. Un côté brut, pour ne pas dire brouillon, caractérise d'ailleurs, sciemment ou non, la mise en scène et la direction d'acteurs. Le pessimisme est prégnant et l'on retrouve, parmi les thèmes développés, cette fascination pour l'argent, déjà présente dans le court métrage précédent, et l'anachronique musique de Bach qui vient accentuer la tonalité générale de discordance, de rupture.


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Cinéma
France
Drame
Réalisateur et scénariste :
Jean-Paul Civeyrac

Scénariste :
Jean-Claude Montheil

Producteur :
Philippe Martin

Compositeur :
Jean-Yves Rivaud

Directeur de la photographie :
Laurent Desmet

Société de production :
Les Films Pelléas

Acteurs :
Jean-Claude Montheil (Pierre)
Philippe Garziano (Baptiste)
Lucia Sanchez (Alice)
Margot Abascal (Eva)
Mireille Roussel (Madeleine)
Laurette Polmanss (la mathématicienne)
Christophe Givois (Michel)
Lily Boulogne (la mère d'Eva)
Emile Louis (le docteur)
Arthur Givois (Stéphane)

04/09/2005
23/05/2006
Sortie en salles en France : 12 avril 2000
Première sortie mondiale : 2000
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 8 juin 2006

"... Viens-y passer la vie, allons faire nos voeux."

 - film - 39774_1
Un an après, Pierre ne parvient toujours pas à surmonter le décès de Madeleine, son épouse. Le fantôme de celle-ci apparaît parfois pendant la nuit pour l'apaiser. Baptiste, le jeune frère de Pierre habitant Besançon, débarque un soir à l'improviste, prétextant un rendez-vous pour un travail en région parisienne. L'accueil est froid, Pierre acceptant du bout des lèvres de l'héberger pour la nuit avant de se recoucher aussitôt avec l'aide de somnifères. Au matin, Alice, l'amie de Pierre qui s'occupe de lui, passe comme chaque jour et fait la connaissance de Baptiste. Elle invite les deux hommes à une soirée chez elle. Lorsqu'il retourne chez son frère, Baptiste, après un corps à corps puéril et s'être enivré avec ce dernier, lui avoue que sa femme, Eva, l'a quitté et qu'une étudiante, rencontrée dans un bar, l'a éconduit en lui affirmant qu'il embrassait mal. Les deux frères se déclarent leur affection réciproque, Pierre s'engageant à changer enfin de vie.
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Alternance radicale sur le plan du décor puisque Civeyrac nous fait passer, avec les Solitaires, de reliefs alpins et enneigés à un court et austère huis clos, tourné en vidéo. Après une entrée en matière, si l'on peut dire, assez intriguante, le scénario se délite rapidement, l'histoire comme le jeu des acteurs devenant artificiels, voire saugrenus. Le lyrisme des Bach, Johann Sebastian et son deuxième fils Carl Philipp Emanuel, sont à nouveau convoqués ainsi que celui de François Couperin dont une œuvre donne son titre au film.


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Cinéma
France
Drame
Réalisateur et scénariste :
Jean-Paul Civeyrac

Producteur :
Philippe Martin

Directeur de la photographie :
Céline Bozon

Acteurs :
Dina Ferreira (Mouche)
Emilie Lelouch (le premier amour)
Guillaume Verdier (Antoine)
Olivier Boreel (Bruno)
Guillaume Junot (l'automobiliste)
Céline Bozon (Camille)
Sophie Nicolas (Solange)
Jean-Paul Delbordre (Philippe)
Serge Bozon (Mathieu)
Emmanuelle Huynh (Thanh Loan)
Jean-Claude Montheil (Andreï, le prof de théâtre)
Fatima Chaibeddour (Fatima)

...

avant le 21/11/2004
24/05/2006
Sortie en salles en France : 13 mars 2002
Première sortie mondiale : 2001
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 8 juin 2006

"- ... Le surnaturel est à la mode.
- Les gens sont bêtes."

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La nuit venue, Mouche ressent plus fortement l'absence de son amant Bruno, mort dans un accident de moto. Son désir est si fort que le fantôme du jeune homme lui apparaît bientôt et les deux corps s'unissent avec ardeur. Au même moment, Antoine Duparc quitte en pleine nuit son premier amour et part en stop vers Paris où habite Mathieu, son cousin généticien. L'automobiliste, auprès duquel il a pris place, s'arrête pour téléphoner à proximité de la capitale et disparaît alors mystérieusement. Mathieu, qui partage son appartement avec Solange, Philippe, Thanh Loan, en partance pour Saïgon, et Camille, apprend à Antoine la rumeur selon laquelle d'étranges disparitions se produiraient depuis quelques temps. A la recherche d'une activité, Antoine rejoint le cours de théâtre dirigé par Andreï et fréquenté par Camille et par Mouche.
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Ce troisième long métrage confirme l'inflexion stylistique déjà significative dans Solitaires et en constitue également, en quelque sorte, un prolongement thématique. Ou plutôt symétrique. Solitaires était un film sur la perte, Fantômes, sous-titré "Conte d'amour pour aujourd'hui", se range du côté de la jouissance, certes mélancolique et souffrante puisque nous sommes chez Jean-Paul Civeyrac. Avec cette nouvelle production, tournée sans scénario et récompensée par un "Grand prix" au Festival de Belfort, on cerne désormais un peu mieux l'art du réalisateur. Civeyrac, qui a peut être gagné dès cet opus son titre de "cinéaste du corps" (une définition aussi absurde que celle de peintre figuratif pour le Picasso des "Demoiselles d'Avignon"), apparaît surtout comme un auteur fasciné par l'errance fantasmatique, par la latence et par l'empathie, même s'il échoue à rendre réellement sensible le malaise et l'inquiétude de ses personnages.


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Cinéma
France
Drame
Réalisateur et scénariste :
Jean-Paul Civeyrac

Scénariste :
Jean de Tinan (auteur)

Producteur :
Philippe Martin

Compositeur :
Max Reger (mus. non originale)

Directeur de la photographie :
Céline Bozon

Acteurs :
Renaud Bécard (Raoul)
Claire Perot (Jeanne)
Marie-Joséphine Crenn (Patricia)
Serge Bozon (Maxime)
Raphaël Bianchin (André)
Marie Rousseau (Véronique)
Odile Grosset-Grange (Agathe)
Vanessa Le Reste (Alexandrine)
Maï David (Mariette)
Armelle Legrand (l'écrivain)
Odile Vuillemin (Loulouse)
Xavier Maly (le père de Jeanne)

...

avant le 21/11/2004
30/05/2006
Sortie en salles en France : 16 janvier 2002
Première sortie mondiale : 2002
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 8 juin 2006
Note du film : 4/6

"... Ils miment la vie au lieu de la vivre, en croyant la vivre."

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Raoul Vallonges multiplie les aventures amoureuses tout en écrivant des poèmes. Un matin, en quittant les bras d'Agathe, il croit reconnaître dans la rue la silhouette de Mariette, son premier amour, qu'il croisera effectivement le jour suivant. Dans le bistrot qu'il fréquente assidûment où il retrouve son ami Maxime, il remarque Jeanne, toxicomane repentie dont s'occupe André, adossé au bar, selon le garçon de café. De retour chez lui, Raoul, trop fatigué, demande à sa jeune voisine Patricia de remettre le cours qu'il a l'habitude de lui donner avant d'aller voir Véronique, la mère de celle-ci, une veuve mélancolique à laquelle il consent un peu de tendresse. Le lendemain, le jeune homme se rend à la piscine et y aperçoit Jeanne. Inquiet par sa très longue immersion au fond du bassin, Raoul plonge et la remonte à la surface. Après avoir un peu discuté, Jeanne entraîne le garçon transi dans son vestiaire et lui demande de lui faire l'amour.
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Avec ce nouveau film, Jean-Paul Civeyrac abandonne le style hypnotique, cataleptique inauguré depuis Les Solitaires et retrouve une certaine verve réaliste. La source narrative y a probablement contribué puisque Le Doux amour des hommes s'inspire librement d'un ouvrage paru en 1897, "Penses-tu réussir !"* de l'écrivain "Décadent" Jean Le Barbier de Tinan, un ami de Pierre Louÿs décédé à l'âge de vingt-quatre ans. Mais à l'ombre de cette apparente vigueur, de cette légèreté nonchalante se profilent encore errance et désespoir. Comme si tout repère sur la carte du pays de Tendre avait été définitivement aboli puisque c'est avant tout d'un parcours initiatique sentimental que traite le film. Jolie prestation des trois acteurs principaux et judicieux choix de la musique du compositeur allemand Max Reger pour souligner délicatement le romantisme moderne de cette quête de vie à travers l'amour.

___
*"... ou les diverses amours de mon ami Raoul de Vallonges"


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Cinéma
France, Belgique
Drame
Réalisateur et scénariste :
Jean-Paul Civeyrac

Scénariste :
Anne Wiazemsky (auteur)

Producteurs :
Philippe Martin
Lola Gans

Directeur de la photographie :
Céline Bozon

Acteurs :
Jeanne Balibar (Marianne)
Bulle Ogier (Béatrice)
Renaud Bécard (Etienne)
Eva Truffaut (Clarisse)
Sylvain Prunenec (Michel)
Pierre Léon (Adrien)
Irène Cavallaro (Marianne, enfant)
Valérie Crunchant (la jeune Ghislaine)
Raphaële Godin (la flûtiste)
Céline Duchange (Marianne, adolescente)
Nicole Colchat (Ghislaine)
Circé Lethem (la jeune fille du train)

...

10/04/2005
27/05/2006
Sortie en salles en France : 5 décembre 2003
Première sortie mondiale : 2003
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 8 juin 2006
Note du film : 4/6

"... Juste disponible."

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La saison musicale est sur le point de s'interrompre. La violoncelliste Marianne est amoureuse de son collègue violoniste Etienne qui lui préfère la flûtiste mais se laisse convaincre de passer la nuit avec elle. En faisant visiter à des acheteurs potentiels l'appartement de ses parents décédés, Marianne voit apparaître l'image de sa mère Clarisse, malade et alitée. Bouleversée, elle découvre ensuite dans un carton d'affaires un vieux disque d'Edith Piaf accompagné d'un porte-document contenant le testament, non exécuté, de son père Adrien. Ce dernier y léguait quelques biens à sa maîtresse Béatrice Marquet. Marianne sollicite Etienne pour lui parler de sa trouvaille et lui proposer de passer des vacances avec elle. Celui-ci lui assène, sans doigté ni délicatesse, qu'il ne l'aime pas et les deux fugitifs amants ont une brève altercation avant de se quitter. La musicienne part alors sur la côte Atlantique, à la rencontre de la femme aimée par son père, à l'origine du malheur de ses parents et, par là même, de son propre passé.
 - film - 37399_8
Drame romantique en cinq actes* inspiré par "Hymnes à l'amour", l'ouvrage autobiographique d'Anne Wiazemsky** paru en 1996, Toutes ces belles promesses confirme, si besoin est, Jean-Paul Civeyrac comme cinéaste du désarroi sentimental. Il permet également à celui-ci de renouer avec la figure du fantôme, délaissée dans le film précédent. Comme le souligne implicitement le titre, la tonalité du "Prix Jean Vigo" 2003 est mélancolique et nostalgique, mais sans excès. La passion amoureuse, les caprices du coeur et les effets du temps sont abordés plutôt avec finesse et joliment mis en scène (en particulier grâce à la photographie de Céline Bozon). Le choix du duo inédit Jeanne Balibar-Bulle Ogier, ces très bonnes actrices que l'on retrouvera prochainement chez Rivette, est judicieux et efficace ; on s'étonne même qu'il n'ait pas été réuni plus tôt. Mais on regrette cependant la vacuité de certains dialogues. Civeyrac poursuit son exploration du répertoire classique allemand puisque après Bach et Reger, ce sont des oeuvres de Mendelssohn qui accompagnent ce cinquième long métrage.

___
*1- un peu de sentiments 2- le voyage de Marianne 3- l'autre femme 4- des remèdes à l'Amour 5- une dernière épreuve.
**petite-fille par sa mère de François Mauriac, actrice et épouse de Jean-Luc Godard.


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Court-Métrage
France
Drame
Réalisateur :
Jean-Paul Civeyrac

Directeurs de la photographie :
Céline Bozon
Marion Befve

Voix :
Nuno Bizarro (narrateur)
Cristina Ciuffi
Stylianos Pangalos
Anna Pietsch
Anna Juvander

Acteurs :
Thomas Durand (Orphée)
Mélanie Decroix (Eurydice)
Laetitia De Rosa (Amoureuse)
Natacha Félix (Castalie)
Enora Malagré (Aganippe)
Samuel Ben Haïm (Acis)
Alice Dubuisson (Galatée)

27/09/2005
27/05/2006
Première sortie mondiale : 2004
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 8 juin 2006
Note du film : 5/6

"Parler ne sert à rien..."

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Aimé sans le savoir par une inconnue, le musicien Orphée est amoureux d'Eurydice. Mais celle-ci, meurtrie par sa rupture avec Acis devenu l'amant de Galatée, répond défavorablement à son ardeur.

Ce court métrage de la collection "Portraits"* (Les Films Hatari/Arte) sous-titré "... ou comment Orphée séduisit Eurydice" est, après le long métrage de Cocteau, une belle et libre transposition du mythe grec dans le monde contemporain. Sa qualité graphique est soulignée par l'utilisation majoritaire du noir et blanc. Des oeuvres de trois compositeurs d'époques différentes contribuent à la charge opératique du film, le baroque Italien Claudio Monteverdi, le classique Allemand Christoph Willibald Gluck et le moderne Français Ernest Chausson.

Durée : 16'59

___


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Cinéma
France
Drame
Réalisateur et scénariste :
Jean-Paul Civeyrac

Producteur :
Philippe Martin

Directeur de la photographie :
Céline Bozon

Acteurs :
Camille Berthomier (Armelle)
Aurélien Wiik (Renaud/Hippolyte)
Morgane Hainaux (Roxane)
Alice Dubuisson (Bérénice)
Mireille Roussel (le medium)
Aurélien Deseez (l'assistant du medium)
Valérie Crunchant (l'assistante du medium)
Jason Ciarapica (l'amoureuse d'Hippolyte)

15/06/2005
09/10/2009
Sortie en salles en France : 12 octobre 2005
Première sortie mondiale : 2005
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 8 juin 2006
Note du film : 3/6

"Tu parles et c'est mon corps que j'entends."

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Armelle avoue à ses deux soeurs voir la nuit apparaître son amant Renaud, victime d'un accident de moto trois mois auparavant. La rationnelle Bérénice ne prend pas cela au sérieux et reproche à Roxanne d'entretenir Armelle dans son illusion en lui lisant un témoignage de communication avec les morts et en lui proposant d'aller voir un médium. Celui-ci devine sa perte et ses circonstances et lui annonce le retour de Renaud. Dans la salle vient d'arriver un jeune homme appelé Hippolyte, connu de Roxanne car ils fréquentent la même faculté. Il ressemble étrangement au disparu.
 - film - 38341_11
L'amour perdu, toujours et le retour... des revenants. Séduisant par certains aspects, A travers la forêt ne parvient tout de même pas déchaîner un enthousiasme délirant, sauf chez certains amateurs transis du cinéaste souffrant d'une inquiétante "dithyrambie" aiguë. En reprenant le titre de l'un de ses précédents films, Jean-Paul Civeyrac, avec ce quasi moyen métrage (à quelques secondes près !), ne tient pas ses promesses. Construit en neuf parties*, un peu à l'image du poème fantastique de Samuel Taylor Coleridge, "Rime of the Ancient mariner" (qui n'en comporte que sept), le film s'apparente à un conte onirique et surnaturel finalement peu sylvestre et assez banal. A moins qu'il ne s'agisse d'une parabole sur la folie (l'amour n'est-il pas, par essence, irrationnel) dont le caractère hypnotique repose pour l'essentiel sur le recours au plan-séquence (avec transitions fleuries) et sur le jeu halluciné de Camille Berthomier.

___
* 1- Trois soeurs 2- Séance spirite 3- Hippolyte 4- Renoncement 5- Nuit 6- Sortilèges 7- Flux d'amour 8- Pur bonheur 9- Appel.


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Cinéma

Documentaire
Réalisateurs :
Grégory Chatonsky
Vadim Bernard (design et programmation)

Scénariste :
Jean-Paul Civeyrac (films)

Monteur :
Mireille Hébert

17/02/2006
30/05/2006
Première sortie mondiale : 2006
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De AlHolg, le 8 juin 2006
Note du film : 5/6

 - film - 12169_1
Intentions

A l'origine de ce "projet", l'idée originale de l'éditeur de demander à un "artiste multimédia, Grégory Chatonsky, une relecture de l'oeuvre cinématographique de Jean-Paul Civeyrac, avec l'accord et la collaboration de celui-ci, étant entendu que cette collaboration puisait sa légitimité dans l'existence préalable de thématiques, voire d'obsessions, communes."

Intensions

Jean-Paul Civeyrac y voit la "mise en lumière des contenus qui, dans ses films, intéressent et touchent particulièrement" Grégory Chatonsky.

Interaction

Ce dernier résume son dispositif comme la "mémoire de plusieurs films."

Interstices

"Très petits espaces vides (entre les parties d'un corps ou entre différents corps)" selon "Le Robert".

Au-delà de cette définition formelle, Interstices est aussi et surtout une ouverture, une rencontre et une clé de continuité créées entre les longs métrages du réalisateur. Par ce mariage conceptuel entre un espace d'une grande simplicité graphique obtenu par modélisation filiaire en 3D, séquences de films et contenus sonores, Chatonsky offre un bien intéressant travail de recréation (récréation ?) artistique, totalement fondé.


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Critique DVD

Jaquette du DVD Coffret Jean-Paul Civeyrac 3 DVD [inclus 1 DVD-Rom] : La Vie selon Luc / Ni d'Eve ni d'Adam / Les Solitaires / Fantômes / Le Doux amour des hommes / Toutes ces belles promesses / Tristesse beau visage / A Travers la forêt / Jean-Paul Civeyrac : interstices
Zone 2, France
Editeur : Blaq Out
Sortie : 8 juin 2006

Format vidéo : 16/9
Audio : Français (DD 4.0, DD 2.0 Stereo, DD 2.0 Mono, DD5.1)
Sous-titres : Anglais
Suppléments :

  • Livret de 20 pages

voir critique technique pour détail des formats et pistes sonores

Note technique : 5/6

Image & son :

 - film - 38341_12
"La Vie selon Luc" : (format 4/3) le matériel ayant servi au transfert était apparemment fatigué. L'image est assez médiocre, avec un notoire déficit de luminosité, certaines scènes étant presque "bouchées". Piste monophonique correcte.
"Ni d'Eve ni d'Adam" : (16/9) l'image est convenable, sans plus. Piste monophonique correcte.
"Solitaires" : (4/3) une qualité visiblement handicapée par un tournage en vidéo, le master est sombre et la compression souvent perceptible. Piste stéréophonique convenable.
"Fantômes" : (16/9) comme le film précédent, le spectre est concentré vers les basses lumières et la granulation est forte, voire très forte dans les scènes sombres. Piste stéréophonique convenable.
"Le Doux amour des hommes" : (16/9) symptômes identiques, toutefois moins marqués, que pour le film précédent. Comparée à la piste stéréophonique, la DD 4.0 profite surtout à la bande musicale.
"Toutes ces belles promesses" : (16/9) le plus convaincant des masters de la série. L'image est équilibrée et correctement définie. Piste DD 5.1 satisfaisante et légèrement plus équilibrée que la stéréophonie.
"Tristesse beau visage" : (16/9) un joli rendu du noir et blanc. Piste stéréophonique satisfaisante.
"A travers la forêt" : (16/9) un transfert correct malgré le déficit de luminosité du film. Pistes DD 5.0 et stéréo assez proches.

Suppléments :
J.-P. Civeyrac : interstices : (DVD-Rom) voir critique.
Livret : de 20 pages. Extraits de dialogues, présentation d'"Interstices" et les six étapes de sa création.

AlHolg

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