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CinémaPsycho
Etats-Unis
Thriller
Réalisateur et producteur :
Alfred Hitchcock

Scénaristes :
Robert Bloch (auteur)
Joseph Stefano

Compositeur :
Bernard Herrmann

Directeur de la photographie :
John L. Russell

Monteur :
George Tomasini

Société de production :
Shamley Productions

Voix :
Virginia Gregg (Norma Bates)

Acteurs :
Anthony Perkins (Norman Bates)
Janet Leigh (Marion Crane)
Vera Miles (Lila Crane)
John Gavin (Sam Loomis)
Martin Balsam (le détective Milton Arbogast)
John McIntire (le shérif adjoint Al Chambers)
Simon Oakland (le dr Fred Richmond)
Vaughn Taylor (George Lowery)
Frank Albertson (Tom Cassidy)
Lurene Tuttle (Eliza Chambers)
Patricia Hitchcock (Caroline)
John Anderson (Charlie)

...

avant le 21/11/2004
28/05/2008
Sortie en salles en France : 20 octobre 1999
Première sortie mondiale : 1960
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

Résumé

Après avoir volé 40 000 dollars, Marion Crane se rend dans un motel tenu par Norman Bates. Elle est poignardée sous sa douche par une femme. Norman fait disparaitre le corps et les affaires de la jeune femme. Mais Sam, le fiancé de Marion, inquiet de ne pas avoir de nouvelles, engage un détective pour la retrouver... (cinefil.com)



Critique Film


De AlHolg, le 7 novembre 2005
Note du film : 6/6

"Les gens ne réussissent jamais à fuir."

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Le cinéma de ces quarante dernières années ne serait probablement pas ce qu'il est si Alfred Hitchcock n'avait pas tourné Psycho. Il fait partie de ces quelques longs métrages, parmi lesquels Citizen Kane figure en bonne place, dont on ne ressort pas indemne et qui ont durablement influencé les réalisateurs du monde entier. N'est-il pas, implicitement ou explicitement, l'un des films les plus cités de l'histoire du cinéma ? Et l'un des plus étudiés ? Pendant qu'en Italie, Mario Bava tournait son Maschera del demonio et qu'en Grande-Bretagne, Michael Powell produisait un déroutant Peeping Tom qui allait mettre un terme à sa carrière dans son pays, Sir Alfred faisait l'unique (relative) incursion dans l'épouvante de sa campagne américaine. Pour cela, il adapte très librement le récent ouvrage éponyme de Robert Bloch, lequel venait et allait continuer de collaborer avec le réalisateur pour la série en cours Alfred Hitchcock Presents. L'histoire est inspirée d'une affaire réelle, celle d'Ed Gein, un tueur en série sévissant dans le Wisconsin, un parfait anonyme comparé au célèbre Norman Bates. L'une des raisons collatérale du puissant intérêt que produit Psycho est qu'il clôt également un cycle dans la carrière du maître. Hitchcock vient d'avoir soixante ans et va produire, avant de rentrer dans son Angleterre natale, ses quatre prochains films, à la qualité nettement moins affirmée, sous la bannière Universal.
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Phoenix (Arizona). Vendredi 11 décembre. 2h43 PM. Marion Crane termine sa pause-déjeuner crapuleuse en compagnie de son amant, Sam Loomis. Divorcé, ce propriétaire d'un bazar dans une petite ville de Californie vient rendre visite à son amie à l'occasion de ses déplacements professionnels. Marion voudrait bien mettre un terme à cette situation, mais les moyens financiers de Loomis ne permettent pas d'envisager autre chose pour le moment. Elle arrive à l'agence immobilière où elle travaille juste avant son patron, M. Lowery, qui vient de conclure une belle affaire avec un de ses clients. Celui-ci compte régler la transaction, quarante mille dollars, en liquide. Inquiet de conserver au bureau une telle somme, Lowery demande à Marion d'aller déposer l'argent à la banque et l'autorise, la jeune femme souffrant d'un fort mal de tête, à ne pas rentrer à l'agence ensuite. Chez elle, Marion prépare une valise et quitte son appartement en emportant la liasse de billets. A un feu rouge, son patron, traversant la rue, s'étonne de la voir au volant de son véhicule malgré son état. Plus tard, fatiguée par la conduite de nuit, Marion s'endort sur la banquette de sa voiture.
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Le matin, elle est réveillée et ses papiers contrôlés par un policier de la patrouille d'autoroute. En ville, elle change d'automobile chez un vendeur d'occasions sous les yeux du même policier, les deux hommes ne manquant pas d'être sérieusement intrigués par son comportement. La nuit est tombée, la pluie fait son apparition. Marion sort, sans s'en rendre compte, de l'autoroute et arrive à proximité d'un motel où elle s'arrête. Le gérant, un jeune homme nommé Norman Bates, lui loue une chambre et lui propose de partager le frugal dîner qu'il va se préparer. Venant de la maison qui surplombe le motel, Marion entend une vive discussion entre le garçon et sa vieille mère malade motivée par sa présence.
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Après avoir vu Rear Window, Vertigo et le plus classique mais efficace North by Northwest, les amateurs du cinéma d'Hitchcock ont dû se demander s'il réussirait à au moins les égaler et à encore innover. L'auteur des 39 Steps, avec Psycho, les a largement rassurés, enfin, si l'on peut dire. Car le réalisateur met, en effet, tout son talent au service de la déstabilisation, de la perturbation du spectateur. A commencer par l'élimination du personnage que l'on croyait principal au cours du premier tiers du métrage. Après le climax de la fameuse scène de la douche (soixante-dix plans en quarante secondes), il apparaît désormais évident qu'une inversion fondamentale a été, dès l'origine, délibérément opérée : la mise sous tutelle du récit par la mise en scène. Et bien qu'une révélation soit attendue, notamment après la visite de Lila, la soeur de Marion, et Loomis au shérif adjoint Chambers, c'est la force suggestive de l'image (Hitchcock-John L. Russell) et de la musique (Bernard Herrmann) qui façonne le film. Le phénomène est particulièrement flagrant dans la scène du meurtre du détective Arbogast. Le défi semble, a priori, insensé dans la mesure où le budget est dérisoire (le cinquième de celui du précédent film), le tournage se faisant en noir et blanc et en un temps record (trente-six jours) dans les locaux Universal* où sont réalisés les épisodes de la série Alfred Hitchcock Presents. Ces conditions, quasi télévisuelles, de production ont probablement contribué à donner au film toute sa puissance et sa cohérence.

___
*Paramount refusant de prêter ses studios.


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Critique DVD

Jaquette du DVD Psychose - Edition Spéciale
Zone 2, France
Editeur : Universal
Sortie : 9 novembre 2005

Format vidéo : 4/3
Audio : Allemand (DD 2.0 Mono), Anglais (DD 2.0 Mono), Français (DD 2.0 Mono)
Sous-titres : Français, Allemand
Suppléments :

  • Bande-annonce
  • Documentaire
  • Interview

Note technique : 4/6

Image & son : outre le format (1.85 letterboxed), l'image manque un peu de clarté, des scories subsistent, mais elles ne sont pas trop gênantes, et la compression est parfois assez visible (scènes de l'étang en particulier). Pistes monophoniques correctes, la v.o. est plus nette et réaliste que la version française. Les sous-titres comportent quelques erreurs de traduction.

Bonus : (tous au format 4/3 et en v.o.s.t.)

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Les coulisses du tournage : (1997 - 94'12) making of très complet et intéressant de Laurent Bouzereau. Source du film, écriture du scénario, casting, personnages, tournage, post-production, création de la bande-annonce, diffusion et accueil critique et public commenté par Peggy Robertson, l'assistante d'A. Hitchcock, Clive Barker, scénariste et réalisateur, Joseph Stefano, scénariste, Pat Hitchcock, actrice et fille du réalisateur, Hilton A. Green, assistant réalisateur, Janet Leigh, Rita Riggs, resp. des costumes, Paul Hirsch, monteur. Illustré par des extraits de films et des images d'archives.
La scène de la douche avec et sans musique : (2'29). Indispensable Herrmann.
Images d'actualité : (7'44) le lancement du film et sa procédure spécifique de présentation.
Photos du tournage : galerie de près de 200 photographies du film, de plateau et publicitaires.
Dessins de production : story board de la scène de la douche, images d'exploitation et affiches.
Bandes-annonces : la collection Hitchcock, B.A. originale et trailers de la ressortie du film.

DVD 2 :

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L'éloge d'A. Hitchcock par l'AFI : (1979 - 15'06) introduits par Henry Fonda, extraits de la cérémonie de l'American Film Institute en l'honneur du réalisateur et producteur. Allocutions d'Ingrid Bergman, James Stewart, George Stevens Jr. et d'A. Hitchcock. Un an avant son décès, le maître semble physiquement très diminué mais il possède encore toute sa tête.
Les maîtres du cinéma : (1972 - 33'40) extraits de la série "Camera Three" diffusée sur CBS. Pia Lindstrom (la fille d'I. Bergman) évoque avec Hitchcock quelques uns de ses films récents ; l'historien du cinéma William Everson revient sur les oeuvres du début de la carrière du cinéaste et l'interroge sur des aspects techniques et sur les raisons de son départ pour Hollywood.

AlHolg

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