"He's a generous guy... But that temper of his !"

appartient foncièrement à cette catégorie. Lorsque le projet a été annoncé*, nous avons été quelques uns à nous dire que le pari était aussi ambitieux que délicat. D'autant que Frank Miller
semblait avoir conservé de pénibles souvenirs de ses précédentes expériences dans l'art de l'étage au-dessus**. Oui, mais Robert Rodriguez
n'est pas n'importe quel cinéaste et il a su vaincre les résistances de ce remarquable créateur en l'associant étroitement à son film. Comme il a su convaincre la plupart des aficionados des récits graphiques du natif de cette tranquille ville d'Olney située à la lointaine périphérie de Washington DC. Les deux hommes, ponctuellement complétés, à "dessein", par l'exalté Quentin Tarantino
, vont même réussir à supplanter artistiquement les adaptations, pourtant plébiscitées, siglées Marvel, l'ex-employeur du dessinateur et scénariste. Pour cette première production (puisqu'il dev(r)ait y avoir de compréhensives sequels), le scénario s'inspire de trois histoires, "That Yellow Bastard" (1996), "The Hard Goodbye" (1991) et "The Big Fat Kill" (1994), introduites par une courte variation sur "The Customer is Always Right" (1994).


, je m'étais fait la réflexion "il ne leur manque que l'animation" comme on évoque la parole pour donner de la réalité à un portrait. Cette adaptation, dont la fidélité est diversement appréciée mais, en tous cas, validée par son créateur, ne nuit en rien à l'œuvre originelle, elle la transcende, et pas seulement par l'usage de la couleur, qualifiée par certains de transgression. Comme celle-ci, Sin City
avait tout intérêt à jouer sur une identité visuelle forte, percutante. Il atteint cet objectif stylistique tout en renforçant les composantes de film et d'humour noirs seulement sous-jacentes dans un roman ou une bande dessinée. 
marque, pour diverses raisons, une étape dans l'histoire du cinéma... peut-être encore sous-évaluée.
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*je me souviens avoir créé la fiche en utilisant l'illustration du premier récit de la série graphique publiée chez Dark Horse.
**la bande dessinée est souvent appelé le neuvième art.
***avec un réel équilibre entre personnages créés par des acteurs, et pas n'importe lesquels, et effets spéciaux si on l'oppose à Star Wars
qui est un film d'animation avec de "vrais morceaux d'humains dedans" !