"... Il ne vient d'aucune école."

, qui n'avait pas tourné depuis son personnage d'homme-taupe dans Duk bei do wong
de Chang Cheh
, passe à la réalisation avec Shen da
, tourné en 1975, grand succès public et commercial et initiateur du genre comédie kung-fu. Tang lang
est son quatrième film en tant que metteur en scène. Sa très grande maîtrise des arts martiaux doublée par ses compétences acquises auprès du réalisateur de Sui woo juen
pour lequel il réglait la plupart des combats, font merveilles même si le scénario du film peut dérouter les amateurs de pure action. Liu Chia-hui, lancé par son demi-frère grâce à Huang Fei-hong yu liu a cai
, se voit confier un petit rôle au début du métrage, laissant la vedette au toujours très convaincant David Chiang
.

, Tang lang
ne souffre que modérément de la comparaison entre les deux films. L'inspiration de ce dernier est, en effet, bien différente, privilégiant le drame intimiste à la fresque nationaliste et initiatique. L'intrigue est solide et intéressante bien que le scénario puisse apparaître déséquilibré, l'essentiel des combats, superbes au demeurant, étant concentré dans la seconde partie, succédant à un long badinage pédagogique et amoureux qui ne manque néanmoins pas de charme et annonce le pitch du remarquable Zhong hua zhang fu
tourné l'année suivante. Malgré l'évidente complexité des chorégraphies, la prestation des acteurs est irréprochable. A noter, pour conclure, un final totalement inattendu et une partition musicale se donnant, par moment, des faux airs de bande originale du Bossu
.