Accueil
Cinéma
Etats-Unis
Comédie musicale
Réalisateur et producteur :
Otto Preminger

Scénaristes :
Prosper Merimée (histoire)
Oscar Hammerstein II (auteur)
Billy Rose (comédie musicale)
Harry Kleiner

Compositeur :
Georges Bizet

Directeur de la photographie :
Sam Leavitt

Société de production :
20th Century Fox

Voix :
Marilyn Horne (Carmen Jones)
LeVern Hutcherson (Joe)
Marvin Hayes (Husky Miller)

Acteurs :
Harry Belafonte (Joe)
Dorothy Dandridge (Carmen Jones)
Pearl Bailey (Frankie)
Olga James (Cindy Lou)
Joe Adams (Husky Miller)
Nick Stewart (Dink Franklin)
Roy Glenn (Rum Daniels)
Diahann Carroll (Myrt)
Brock Peters (le sergent Brown (as Broc Peters))
Madame Sul-Te-Wan (la grand-mère de Carmen)
Sandy Lewis (T-Bone)

avant le 21/11/2004
14/11/2005
Sortie en salles en France : 16 décembre 1981
Première sortie mondiale : 1954
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

Résumé

Jacksonville durant la seconde guerre mondiale. A la caserne militaire locale est couplé un atelier de confection de parachutes où travaille notamment la volcanique Carmen Jones. A la suite d’une violente altercation entre la jeune femme et l’une de ses collègues, le caporal Joe, futur élève pilote, reçoit l’ordre de son sergent qui le jalouse, de prendre la route pour Masonville afin d’y remettre Carmen aux autorités civiles. Mais la Jeep s’embourbe dans une mare et le couple fait halte dans le village natal de Carmen. Là, Joe succombe aux charmes de la séductrice, laquelle prend la fuite après une nuit de passion, non sans lui avoir confessé qu’elle l’aimait. Il est emprisonné quelque temps et rompt avec sa fiancée, la jeune et douce Cindy Lou. Libéré et à nouveau promis à l’avenir doré des aspirants pilotes, il rejoint Carmen au bar de Billy Pastor. Il y est provoqué par le sergent Brown, qu’il assomme. Il fuit avec Carmen vers Chicago. Joe est désormais un déserteur cantonné dans sa chambre d’hôtel. Carmen ne tarde pas à se lasser de cette vie miteuse et l’abandonne bientôt pour le champion de boxe poids lourd Husky Miller. A l’issue d’un combat triomphal de ce dernier, Joe rejoint Carmen qui en dépit de ses menaces, le provoque et l’humilie. Il l’étrangle avant d’être emmené par la police militaire. La corde de la potence l’attend.... (dvdclassik.com)



Critique Film


De AlHolg, le 16 novembre 2005
Note du film : 4/6

"Frankie : Somethin' tells me Chicago's gonna be real good for you.
Myrt : Somethin' tells me you gonna be real bad for Chicago."

 - film - 13392_2
Deuxième des trois expériences d'Otto Preminger* dans la comédie musicale, Carmen Jones est une libre version modernisée et transposée dans les Etats-Unis de la Seconde Guerre mondiale du célèbre opéra de Georges Bizet. Sa particularité est de n'employer que des acteurs et figurants afro-américains, ce qui n'était pas particulièrement bien vu à Hollywood à cette époque. Tourné, à la demande express de Darryl Zanuck, en CinemaScope comme River of No Return qui le précédait, le film marque également la rupture définitive du cinéaste avec la Fox pour laquelle il était sous contrat depuis 1936. Présenté en clôture (hors compétition) du Festival de Cannes 1955, il resta inédit en France jusqu'en 1981 en raison de l'opposition des héritiers de Bizet. Carmen Jones reçut, la même année, le Golden Globe de la meilleure comédie et le prix du Festival de Locarno.
 - film - 13392_3
Cindy Lou vient rendre visite à son fiancé, Joe, caporal à la base militaire de Jacksonville et futur élève-pilote de l'armée. Celui-ci a, le lendemain, une permission de vingt-quatre heures et lui propose d'en profiter pour l'épouser. Mais une bagarre oppose Carmen Jones à une de ses collègues de l'atelier de pliage de parachutes et Joe voit sa permission annulée par le sergent Brown pour emmener la provocatrice à la police de Masonville. En route, Carmen, tente, en vain, de séduire son escorte et de s'enfuir. Lorsque, en empruntant un raccourci, la Jeep à bord de laquelle ils se trouvent tombe dans une rivière, la jeune femme réussit à convaincre celui qu'elle convoite de passer par chez elle pour attraper à proximité le train de Masonville. Joe ne tarde pas à tomber dans les filets de la séductrice. Au matin, la belle s'est envolée et Joe, ayant failli à sa mission, est emprisonné. Carmen, qui attend avec impatience la libération de son amant, se voit proposer par le futur champion du monde de boxe Husky Miller de partir avec lui à Chicago où doit se dérouler son combat contre le brésilien Kid Pancho.
 - film - 13392_7
Porté plus de cinquante fois à l'écran (grand ou petit), dont une version muette (sic) d'Ernst Lubitsch de 1918 avec Pola Negri dans le rôle-titre, le drame, devenu lyrique, de Prosper Mérimée trouve, avec Carmen Jones, une plaisante variation. Si le film ne possède pas le charme classique et opératique de la version de Francesco Rosi ou la latinité chorégraphique de celle de Carlos Saura, Preminger réussit néanmoins à offrir un spectacle d'une très bonne tenue et à peu près pertinent au niveau du contenu. Le livret d'Oscar Hammerstein II n'est, en effet, pas vraiment d'une très grande finesse, mais le réalisateur parvient à faire surgir de ce finalement banal trio amoureux quelques éclats de la tragédie du destin de l'oeuvre originelle.
 - film - 13392_9
Le CinemaScope a, de manière très nette, aidé Preminger dans sa mise en scène. Peu amateur de la multiplication des plans, le réalisateur offre à son film un montage peu intensif sans pour autant nuire à son rythme. Nul doute que le succès du film a dû influencer Samuel Goldwyn lorsqu'il a été question de remplacer Rouben Mamoulian pour la direction de Porgy and Bess. Les acteurs principaux, bien que dotés de qualités vocales reconnues, sont doublés et c'est la remarquable mezzo soprano Marilyn Horne qui se substitue à Dorothy Dandridge pour les parties chantées. Cette dernière, devenue très proche du réalisateur pendant le tournage, fut la première actrice afro-américaine à être nommée aux Academy Awards dans la catégorie "meilleure actrice. C'est, il est vrai, en grande partie sur sa prestation que repose la qualité du film.

___
*qui avait travaillé à Broadway au cours des années 1930.


Répondre

Critique DVD

Jaquette du DVD Carmen Jones
Zone 2, France
Editeur : Carlotta Films
Sortie : 8 novembre 2005

Format vidéo : 16/9
Audio : Anglais (DD 2.0 Stereo)
Sous-titres : Français
Suppléments :

  • Bande-annonce
  • Documentaire

Note technique : 5/6

Image & son : l'efficace transfert numérique met bien en valeur les qualités visuels du film, couleurs et contrastes sont très francs. Piste originale stéréophonique satisfaisante.

Suppléments :

 - film - 13392_11
Bande-annonce : (16/9 - v.o.s.t.)
Saul Bass, l'art du générique : (2005 - 4/3 - 5'16) de Fabien Braule (texte) et Jonas Rosales (réalisation). Analyse du travail de S. Bass pour le film et de son oeuvre de créateur de 59 génériques dont 11 pour Preminger.
Carmen Jone, un drame musical : (4/3 - 15'53) étude transversale de Stéphane Tréguer sur le film et le cinéaste.

AlHolg

Valid XHTML 1.0!

Hit-Parade
Installez Firefox
Location DVD online
Louer vos films sur internet
en DVD, VOD ou Blu-ray
Louer DVD online
Accueil - Version haut débit

Page générée en 0.21 s. - 14 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter.