"Honda/Yamaha"

de Honda chez Yamaha pour cette saison de Moto GP, pari risqué qui a pourtant de bonnes chances, à présent, d'être gagné*, c'est la grande rivalité entre les deux constructeurs japonais qui est relancée. Rappelons que Yamaha n'a plus remporté le titre majeur de la course moto depuis 1992 et le dramatique accident de son pilote de pointe Wayne Rainey
. Et cette lutte sportive, derrière laquelle se profile une concurrence industrielle et commerciale, est justement le thème du film réalisé par Pierre Goismier.
/J. Redman ou M. Hailwood, Saarinen, Agostini
, affrontement K. Roberts/F. Spencer, E. Lawson, W. Rainey
, M. Doohan
), retraits de la compétition durable (le retour n'interviendra que dix ans plus tard) pour Honda en 1968, circonstanciel pour Yamaha en 1974.
, ancien pilote Honda, Masakazu Shiohara, ingénieur Yamaha Moto GP, Masahiko Nakajima, directeur Yamaha Moto GP, Jeremy Burgess, chef mécanicien et les pilotes ou anciens pilotes Agostini
, Read
, Rossi
et Doohan
) viennent apporter leurs éclairages et commentaires. Parmi les moments singuliers, un extrait d'interview en français de M. Hailwood, le son de la Honda six cylindres et une révélation du patron de Honda Racing sur le duel Spencer/Roberts de 1985. On peut cependant regretter la rapidité avec laquelle la décennie 1990 est relatée et l'absence de témoins français, Olivier Jacques en tête.
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*le pilote italien mène, en effet, le championnat, après le grand prix du Portugal à Estoril, avec 29 points d'avance sur son rival espagnol Sete Gibernau sur Honda.
"Merckx/Ocana"

et Luis Ocana
. Les deux coureurs cyclistes sont arrivés à maturité au même moment, le début des années 1970. Tout les oppose, et le palmarès final, hélas, en témoignera*. Le belge Merckx
est issu d'un milieu aisé. Bourreau de travail, seule la victoire l'intéresse et elle ne se refuse pas souvent à lui : 1 800 courses disputées, 525 victoires, ratio phénoménal pour le probable meilleur champion cycliste de tous les temps (la comparaison avec Fausto Coppi et ses successeurs est une affaire de spécialistes). Celui qui était surnommé le "Cannibale", "l'Ogre de Tervuren", le barbare selon l'expression d'Antoine Blondin ("Le Roi des uns") n'a laissé que des miettes à ses adversaires*, sujets d'un souverain toujours triomphant. Le seul résistant à cette toute puissance s'appelle Ocana
. Espagnol de naissance, né dans une famille pauvre émigrée en France, le montais d'adoption, resté ibère, est un homme de courage et de douleur. Chevalier tourmenté et fataliste d'une conquête improbable, Don Quichotte solitaire sur lequel le sort s'est acharné.
, maillot n°51, est intouchable, il est celui que l'on ne peut pas suivre, notamment dans son échappée du Ballon d'Alsace. Acte I : 1971. Ocana
est en tête du classement du Tour de France, en remportant une victoire d'étape ahurissante au Puy de Dôme. Merckx
réduit l'écart dans l'étape qui part de Marseille grâce à ce que son rivale qualifie de trahison. 12 juillet, 14e étape. Dans le col de Menté pyrénéen, un orage d'apocalypse inonde la course. Dans la descente, Merckx
et Ocana
chutent l'un derrière l'autre. "C'est Merckx qui est tombé le premier et qui a entraîné Ocana dans sa chute" racontera le grimpeur belge Lucien Van Impe, témoin de l'accident. "Ocana s'est relevé, il a regardé s'il pouvait repartir. Zoetemelk est arrivé, le choc a été affreux". Tous le monde s'accorde pour dire que, sans ce drame, Ocana
aurait gagné cette année. Rideau. Acte II : 1972. Ocana
est en tête du général. Dans le col de Soulor, le 9 juillet, il est victime d'une crevaison, repart en chasse, chute... et abandonne la course huit jours plus tard. Acte III : 1973. Le Tour aurait pu s'arrêter très tôt pour le coureur espagnol, avec une nouvelle chute dans la première étape néerlandaise. Mais Ocana
remportera cette année, avec le dossard 51, sa seule "grande boucle" française, contre Van Impe, Poulidor, Zoetemelk et Fuente. Merckx
? Vainqueur des Tours d'Italie et d'Espagne, il est absent pour cause de programme trop lourd. La victoire d'Ocana
n'a pas la saveur attendue. C'est l'inverse qui se produira dans l'épilogue de 1974, l'espagnol se blessant... sur chute dans une épreuve avant le Tour. Même après son arrêt de la course, celui qui était devenu le "martyre" du cyclisme continuera de voir le destin s'acharner sur lui.
). Ce "Merckx/Ocana", remarquablement bien fait, intéressera aussi bien les amateurs que les profanes du cyclisme sur route professionnel.
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* Merckx : 5 Tours de France (34 victoires d'étapes), 5 Giro (25 victoires d'étapes) 1 Vuelta, 29 victoires dans des classiques, 4 victoires championnat du monde, recordman du monde de l'heure à Mexico en 1972 (49,431 km).
Ocana : 1 Tour de France (9 victoires d'étape), 1 Vuelta, 3 titres de Champion d'Espagne.
"Real/Barcelone"


, enlevé, de manière cavalière, à Barcelone par Madrid pour refaire son retard sportif, Miro Saenz, le père du Camp Nou, initialement prévu pour accueillir cent cinquante mille spectateurs, le fantastique Johan Cruyff, joueur puis entraîneur, qui sort le Barca de sa longue torpeur en 1974, avec notamment, la fameuse victoire 5-0 contre Madrid cette année-là (année qui verra aussi le retour de la monarchie en Espagne et le début de l'ouverture démocratique), la rencontre de 2001 et le but malencontreusement annulé de Rivaldo...
, Nacho Arranda, directeur de "Real Madrid TV", Manuel Saucedo, rédacteur en chef de "Marca", Josep Valles (qui narre l'incroyable épisode d'un match de juin 1943), Manolo Sanchis
et Josep Guardiola
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*fondateur suisse pour le FC Barcelone, dont les couleurs sont celles de sa ville natale, Zurich ; commerçants catalans pour le FC Madrid, club agréé par le roi Alphonse XIII, d'où son nom et sa couleur immaculée.
"Angleterre/Ecosse"




et Gavin Hastings
, Ian McGeechan, entraineur du XV d'Ecosse, Brian Moore
et Jason Leonard
, internationaux anglais, Clive Woodward, entraineur du XV d'Angleterre, Winnie Ewing
, député du SNP (parti national écossais) depuis 1967 et Bill McLaren, commentateur à la BBC.
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*depuis 1947, le XV anglais a gagné 11 Tournois des Nations dont 6 Grands Chelems contre respectivement 4 et 2 pour l'Ecosse. L'Angleterre est la première nation de l'hémisphère nord a remporter, en 2003, la cinquième édition de la Coupe du Monde, en battant chez elle l'Australie en finale.