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Critique Films

CinémaThe Cars that ate Paris
Australie
Fantastique
Réalisateur et scénariste :
Peter Weir

Scénaristes :
Keith Gow (histoire)
Piers Davies (histoire)

Producteurs :
Hal Mc Elroy
Jim Mc Elroy

Acteurs :
John Meillon (The Mayor)
Terry Camilleri (Arthur Waldo)
Kevin Miles (Dr. Midland)
Rick Scully (George Waldo)
Max Gillies (Metcalfe)
Danny Adcock (Policeman)
Bruce Spence (Charlie)
Kevin Golsby (Insurance man)
Chris Haywood (Darryl)
Peter Armstrong (Gorman)
Joe Burrow (Ganger)
Deryck Barnes (Al Smedley)

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avant le 21/11/2004
21/02/2008
Première sortie mondiale : 1973
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De dumbledore, le 15 mars 2004
Note du film : 5/6

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Tout le monde connaît bien sûr Paris. Wim Wenders nous a fait découvrir Paris dans le Texas. Voici maintenant Paris en Australie. Tout aussi paumée que celle du Texas, celle de Peter Weir est de plus totalement barjo. Imaginez plutôt. Paris, ville tellement isolée, tellement loin de tout qu’elle aurait dû disparaître depuis longtemps. Seulement, elle survit en recourant aux vieilles pratiques des « faiseurs d’épaves » qu’ont connues nos côtes : pousser les navires (les voitures ici) à s’échouer pour pouvoir ensuite les piller. Pire. Pour maintenir sa démographie, la ville adopte (de force) les survivants. C’est le cas d’Arthur qui vient de perdre son frère dans l’accident.

Les voitures qui ont mangé Paris (titré également pendant un temps "Les voitures qui mangent les gens", "The Car That Eat People" ) est le premier long métrage de Peter Weir et également un joli fiasco au box-office.

Il faut dire que le réalisateur australien n’y va pas avec le dos de la cuillère dans un humour noir et grinçant qu’il gardera encore (mais plus édulcorée) pour Le Plombier en 1980, soit sept ans plus tard, avant de l’oublier (presque) complètement. Dans ce film, Peter Weir ne fait aucune concession et a la main généreuse sur le vitriol qu’il utilise avec intelligence.

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Le personnage principal d’abord, loin d’être un héros qui se bat pour quitter cet univers barje, un peu comme le ferait Sean Penn dans un U Turn, s’écroule sans cesse. Timide, complexé, petit également de taille, d’une beauté absente, il n’a rien du battant. Terry Camilleri est parfait dans le rôle, rappelant un Alberto Sordi dans L'Argent de la vieille. Son parcours n’est pas celui qu’on pourrait attendre. Il s’intègre au contraire parfaitement dans la ville jusqu’à une scène d’une surprise et d’une violence inouïe.

Le village ensuite propose une brochette de personnages à la fois hauts en couleurs et complètement fous. Que ce soit le maire ridicule de son petit pouvoir, aux administrés mesquins dans leurs petits plaisirs (la femme du maire par exemple, fière de son manteau de fourrure). Tous vivent leurs folies avec le plus grand calme, sans aucun conflit moral ni aucune hésitation, même quand ils commettent les pires horreurs. Ce sont des êtres parfaitement civilisés et comme toute société, ils doivent faire face à un problème recurrent : la jeunesse quia bien du mal à partager la même vision du monde.

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Généralisons tout cela et on trouvera finalement une représentation acerbe de la société tout court. L’organisation du pouvoir officiellement démocratique mais qui donne raison à celui qui parle le mieux, la haine et la sauvagerie du groupe prêt à se réveiller quand le groupe est menacé, la position de la femme écrasée par un fonctionnement patriarcal qui l’empêche de s’épanouir, la réduisant au rôle de mère, etc

Et surtout, il y a les voitures, symbole chargé de la société de consommation, vitrine de l’homme moderne comme chacun sait qui se trouve ici écrabouillé pour offrir deux variantes opposées. D’un côté, elle permet à la ville de survivre grâce à des rituels archaïques de meurtre collectif digne de la meute et de la mort du père d’un Totem et Tabou de Freud (Ils tuèrent le père et le mangèrent). La ville est à cet égard jonché de cadavres de voitures, véritable cimetière d’éléphants modernes, autant de rappels diurnes des pires horreurs commises quand la nuit tombe. Et d’un autre côté, la ville subit la répression de « jeunes » qui conduisent des voitures transformées qui annoncent déjà Mad Max quelques 6 ans avant. Ces voitures possèdent un aspect de fantômes habités par la vengeance, simple retour du refoulé, pour continuer la comparaison avec Freud.

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Humour noir, violence, étrangeté habitent un film totalement atypique et d’une grande liberté dans le ton et le sujet. Seule l’action serait un peu à déplorer. Peter Weir prend plaisir (et nous le partage) à décrire l’organisation de cette ville folle, avec son hôpital de fous, ses habitudes, etc et du coup, il laisse un peu trop en retrait l’action du film. Pour des films comme La dernière vague, Pique-nique à Hanging Rock ou bien encore Le plombier un tel retrait de l’action n’est pas gênant car l’ambiance est telle que l’action est secondaire. Mais ici, il n’y a pas vraiment d’ambiance « étrange », seuls les personnages le sont et tourner autour d’eux sans cesse devient au bout d’un moment lassant et pousse même les personnages dans le grotesque à mesure qu’on les saisit mieux. Laisser plus de place aux jeunes et leur folie à eux (très western à la Léone!) aurait pu mieux équilibrer le film.


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CinémaPicnic at Hanging Rock
Australie
Fantastique
Réalisateur :
Peter Weir

Scénaristes :
Joan Lindsay (auteur)
Cliff Green

Compositeur :
Gheorghe Zamfir

Directeur de la photographie :
Russell Boyd

Acteurs :
Rachel Roberts (Mrs. Appleyard)
Vivean Gray (Miss McCraw)
Helen Morse (Mlle. de Poitiers)
Kirsty Child (Miss Lumley)
Tony Llewellyn-Jones (Tom)
Jacki Weaver (Minnie)
Frank Gunnell (Mr. Whitehead)
Anne-Louise Lambert (Miranda)
Karen Robson (Irma)
Jane Vallis (Marion)
Christine Schuler (Edith)
Margaret Nelson (Sara)

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avant le 21/11/2004
25/07/2009
Sortie en salles en France : 12 août 2009
Première sortie mondiale : 1975
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De dumbledore, le 15 mars 2004
Note du film : 6/6

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Si l'on devait garder un seul film de Peter Weir, ce serait celui-ci. Pique-nique à Hanging Rock est un des grands chefs d'œuvres du film fantastique. Fantastique? Difficile à classer ce film atypique, qui ne se range dans aucun genre particulier, se permettant de les survoler un peu tous. Film d'ambiance en tout cas, maintenant tout le temps le spectateur dans l'expectative et la tension. Et pourtant, au fond, il ne se passe rien.

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L'esthétique du film empreinte clairement aux photos soft érotique de David Hamilton, attiré par les corps féminins juste pubères et auréolant le tout d'un flou artistique démodé. Cette référence n'est évidemment pas innocente. Elle est également thématique. L'ouverture à la sexualité naissante est le thème du film. Un collège privé de jeunes femmes, organisé par des règles sévères et strictes dont la seule parenthèse est l'organisation d'un pique-nique à Hanging Rock, la bizarrerie géologique locale. De ce pique-nique sur la montagne, 4 jeunes filles et une vieille professeur ne reviendront pas.

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Le caractère phallique de la montagne est évidemment incontournable et la mise en scène de Peter Weir l'appuie allègrement en recourant notamment à des contre-plongées suggestives. Le climat est également très sexué. Les jeunes filles en fleurs sont montrées souvent via l'œil d'hommes. Notamment deux jeunes hommes de deux milieux différents, mais qui se retrouvent pour partager un même regard. Ensuite - à savoir après la disparition des jeunes filles - c'est un monde entièrement masculin qui envahit cette bulle d'innocence féminine que représente le collège : enquêteurs, policiers en uniformes, etc. Les jeunes femmes ont tout simplement « quitté » le monde de la virginité.

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Mais cette thématique de « transformation » est finalement bien réductrice d'un film qui vaut surtout pour sa mise en scène très belle, très plastique, gérant un tempo lent et fascinant en même temps. La poésie des images est aidée par une sublime interprétation à la flûte de pan de Gheorghe Zamfir.

L'idée forte de la mise en scène est de faire un film fantastique sans recourir au moindre effet dramatique, sans aucun élément classique de peur. Peter Weir réussit même à éviter l'anthropomorphisation de la montagne.

Bien évidemment aussi, aucune explication satisfaisante ne sera avancée à cette disparition.


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CinémaThe Last Wave
Australie
Fantastique
Réalisateur et scénariste :
Peter Weir

Scénaristes :
Tony Morphett
Petru Popescu

Producteurs :
Hal McElroy
Jim McElroy

Compositeur :
Charles Wain

Directeur de la photographie :
Russell Boyd

Acteurs :
Richard Chamberlain (David Burton)
Olivia Hamnett (Annie Burton)
David Gulpilil (Chris Lee (as Gulpilil))
Frederick Parslow (lé rév. Burton)
Vivean Gray (le dr Whitburn)
Nandjiwarra Amagula (Charlie)
Walter Amagula (Gerry Lee)
Roy Bara (Larry)
Cedrick Lalara (Lindsey)
Morris Lalara (Jacko)
Peter Carroll (Michael Zeadler)
Athol Compton (Billy Corman)

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avant le 21/11/2004
27/09/2009
Sortie en salles en France : 16 juin 1982
Première sortie mondiale : 1977
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De dumbledore, le 15 mars 2004
Note du film : 6/6

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Parmi les films que l’on pourrait qualifier d’écologiste, dans la plus noble vision du terme, on pourrait dire qu’il y a deux écoles, représentée par deux réalisateurs. D’un côté John Boorman (avec Delivrance, La Forêt d'Emeraude ou bien encore Excalibur) et de l’autre côté Peter Weir(avec notamment La dernière vague, Pique-nique à hanging rock et même Master and commander). Chez Boorman, il y a une forte opposition entre la Nature et la Civilisation, cette dernière ne cessant de ne pas respecter la nature si ce n’est de la détruire. Attention nous dit-il, la Nature trouvera un moyen de se venger. C’est la rivière condamnée de Delivrance qui se venge sur les citadins, c’est le constructeur d’un barrage en plein Amazonie qui voit son fils « avalé par la forêt ».

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L’école de Peter Weir se situe plus dans la lignée de Joseph Conrad (et avant de lui du Shakespeare du Roi Lear) : la Nature n’est qu’un reflet de l’humanité. C’est face à elle que l’homme peut se découvrir, se connaître. Dans le récit, la Nature est du coup souvent symbolisée, subordonnée en somme à être un parfait reflet de la facette humaine qu’on veut qu’elle traite. Apparemment moins « respectée » que dans les films boormaniens, elle a toutefois un statut plus intéressant car ici l’homme et la nature ne s’opposent pas, ils sont au contraire deux facettes de la même chose.

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La dernière vague prend comme personnage principal un « blanc » australien chargé de défendre cinq aborigènes accusés d’avoir assassiné rituellement l’un des leurs. Entrant par nécessité dans la culture aborigène, l’avocat va découvrir un autre monde, une autre culture, plus proche de la nature. Pour ce faire et apprendre à écouter la nature, il devra renoncer à ses croyances, accepter d’être isolé de se proches « blancs », accepter le racisme fondamental qui sépare les deux cultures.

Le cataclysme « naturel » qu’il apprend n’est autre que celui qui opposera fatalement un jour ou l’autre les deux cultures.

Sans être aussi radical (les signes précurseurs du raz-de-marée sont tout de même très importants) que Pique-nique à Hanging Rock, Peter Weir retrouve le même ton, basé sur une lenteur, évitant autant faire ce peu les effets fantastiques.

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Il prend également un plaisir certain à croiser les deux cultures australiennes, et traite avec finesse son thème du clivage culturel avec plusieurs scènes d’un humour efficace.

Le plus passionnant reste le parcours de Richard Chamberlain dans la renonciation à son rationalisme pour accepter d’ouvrir un nouveau regard sur le monde.


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TélévisionThe Plumber
Australie
Thriller
Réalisateur :
Peter Weir

Acteurs :
Judy Morris (Jill Cowper)
Ivor Kants (Max (the plumber))
Robert Coleby (Brian Cowper)
Candy Raymond (Meg)
Henri Szeps (David Medavoy)
Yomi Abioudan (Dr. Matu)
Beverley Roberts (Dr. Japari)
Bruce Rosen (Dr. Don Felder)
Daphne Grey (Caretaker's wife)
Meme Thorne (Anna)
David Burchell (Professor Cato)
Paul Sonkkila (Reg the cleaner)

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avant le 21/11/2004
13/04/2008
Première sortie mondiale : 1979
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De dumbledore, le 15 mars 2004
Note du film : 6/6

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Le problème avec le plombier, c’est qu’il faut le supplier pour qu’il vienne et qu’ensuite il faut le supplier pour qu’il parte vite.

Pour ce téléfilm, Peter Weir se prête avec brio à un pur exercice de style : peu de décors, peu de personnages, et un principe narratif très classique qui repose sur l’idée du personnage qui s’incruste et qui transforme votre vie en enfer. De mémoire, ce principe a donné par exemple Fenêtre sur Pacifique, J.F. partagerait appartement, Disjoncté ou bien encore par chez nous l'emmerdeur.

Le savoir-faire de Peter Weir est de transcender ce principe narratif pour s’intéresser aux personnages et exprimer à travers eux des propos, une vision du monde.

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Il s’attarde notamment longuement sur le travail des deux victimes du plombier intrusif. Tous deux sont des universitaires, chercheurs ethnologues. Lui travaille en université et est sur le point d’obtenir une bourse qui lui permettrait de travailler à Genève et elle, elle revient d’une mission dans une tribu primitive. Elle doit donc rester à la maison pour décrypter ses bandes et synthétiser son expérience.

Avec le choix de ces métiers (très à l’écoute de la nature, thème proche de Weir), Peter Weir peut canaliser son humour un tantinet cynique. En quoi consiste un travail d’ethnologue? Pénétrer dans une société, l’observer, et ensuite l’analyser « objectivement »

L’ethnologue ethnologisée ne peut supporter le regard de l’autre car celui-ci porte toujours la grimace de la différence culturelle (les intellectuels sont moins virils que les travailleurs).

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On a beau se proclamer « ouvert aux autres cultures » semble nous dire Peter Weir, nous regardons toujours avec un ethnocentrisme. Fianlement cette affirmation d'ouverture fait partie également de notre culture, en est un pur produit. Impossible d’éviter ce regard cutlurel. Soit on l’assume, soit on le cache sous une bonne dose d’hypocrisie. C’est le cas ici de la jeune femme. Preuve en est, la belle et gentille ethnologue, poussée à bout en arrive à cette injure suprême « You ! Worker », affichant au grand jour sa certitude d’être mieux qu’un simple ouvrier. Sa dernière action contre le Plombier sera même celle de la pire des bourgeoises.

L’humour de Weir porte également sur le mari, plus rapidement bien sûr car celui-ci est secondaire. Ce sera finalement le plombier, responsable selon la femme de tous les maux de leur couple, qui fera basculer le comité en faveur du mari

Scénario d’orfèvre et réalisation de maître. Un vrai régal.


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Court-MétrageThe Two-Wheeled Time Machine
Australie
Réalisateur :
David Lowe

Acteurs :
Jacki Weaver
Essie Davis
Matt Day

avant le 21/11/2004
Première sortie mondiale : 1997
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De dumbledore, le 15 mars 2004
Note du film : 4/6

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Voilà un bien joli court-métrage, simple, très bien mis en image et clair aussi bien dans son propos que son avancée dramatique. D’un côté, elle, Ally qui reste dans la normalité, se mariant, ayant des enfants, vieillissant et de l’autre côté Henry qui fuit le temps, la vieillesse également, découvre le monde à toute vitesse et revient de temps en temps, jamais longtemps dans la vie d’Ally. Lequel des deux a raison ? Celui qui ne vieillit pas, mais qui ne vit pas ou celle qui vieillit mais qui vit ?

Si un court-métrage réussi est un film qui tient de bout en bout une idée, un thème et sait faire naître de l’émotion chez le spectateur, La bicyclette à remonter dans le temps est alors parfaitement réussi.

En tous les cas, il y a bien du talent pour un film de fin d’école


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Cinéma
Australie
Documentaire
Réalisateur :
George Miller

avant le 21/11/2004
Première sortie mondiale : 1997
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De dumbledore, le 15 mars 2004
Note du film : 5/6

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George Miller revient sur le cinéma de son pays. En y revenant, il prend le temps du détour et en brossant l'histoire du cinéma il fait également l'histoire de son pays tant l'un et l'autre ne peut être dissocié. Le clivage culturel qui est au centre du pays se retrouve être au centre du cinéma et comme tout conflit, une fois celui-ci intégré, dépassé, devient richesse.

Il suffit de voir le nombre de réalisateurs australiens débarqués à Hollywood pour s'en rendre compte : Peter Weir, George Miller, Philip Noyce et ses comédiens : Nicole Kidman, Cate Blanchett...


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Court-Métrage
Australie
Réalisateur et scénariste :
Ivan Sen

Scénariste :
Alexandra Cassavetes

Acteurs :
Alexandra Cassavetes (Vivian)
Tristan Bancks (Mick)

avant le 21/11/2004
Première sortie mondiale : 2000
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De dumbledore, le 15 mars 2004
Note du film : 5/6

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Dust. Poussière. Celle qui faut retirer pour pouvoir retrouver pour certains, découvrir pour d’autres, la propreté, l’origine pureté des relations humaines.

Ce film australien est estampillé Peter Weir. Non pas dans la signature mais dans la référence. Il vogue sur la même vague que son bijou ésotérique que fut La dernière vague. Cette fois-ci à la mise en scène des jeunes qui signent un film de fin d’école.

Le thème est le même : une opposition entre blancs et autochtones qui se réduit au point de disparaître quand l’un et l’autre se retrouvent confrontés à un péril plus grand que leurs différents et qui les obligent à s’unir pour y faire face : la nature mécontente. Cette nature se révèle alors n’être qu’une autre représentation des propres déviances de l’humanité.

Propos ambitieux mais magistralement tenu durant tout le récit, ce film tient son thème du début à la fin avec une simplicité de narration impressionnante, malheureusement servie par une mise en scène une peu immature, faite d’effets trop lourd comme cette utilisation toujours séductrice des grands angles.

Maigre critique pour un film aussi maîtrisé


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Court-Métrage
Australie
Réalisateur et scénariste :
Jo Kennedy

Acteurs :
Joelene Crnogorac
Sue Jonse
Woody Miles
Ruby Lipson

avant le 21/11/2004
31/12/2007
Première sortie mondiale : 2000
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

De dumbledore, le 15 mars 2004
Note du film : 5/6

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Dans Pique-nique à Hanging Rock de Peter Weir, quatre jeunes femmes disparaissaient mystérieusement. Dans Lost, ce sont trois enfants qui apparaissent mystérieusement. D’où viennent-ils ? On l’ignore. Qui sont-ils ? On n’en sait rien. Du moins pour l’instant.

Attention, la mise en scène est très réfléchie, chaque plan visiblement pensé. On démarre sur un flou d’où émergent les enfants. Le sens est clair, non ? Derrière eux, l’océan. Etrange non ? Durant le début, on en voit un prendre du sable dans la main et le laisser glisser, un second tenter de regarder le soleil, le troisième sentir le vent sur sa peau. Autrement dit, ils découvrent les sens : le toucher, la vue

Mis dans une famille d’accueil, on verra la mère d’accueil à travers un verre déformant. La déformation, on la trouvera encore ensuite par un jeu de miroirs déformant.

Tout est histoire de reflets dans ce court métrage. Il faudra trouver l’histoire, l’accepter et enfin la dire pour qu’enfin les enfants puissent se former, exister.

La référence aux films (australiens surtout) de Peter Weir est évidente. On retrouve le même ton et la même gestion du fantastique et la nature.

Ce court-métrage australien offre également une parfaite maîtrise de la mise en scène.


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Critique DVD

Jaquette du DVD Coffret Peter Weir 4 DVD : Les Voitures qui ont mangé Paris / Pique-nique à Hanging Rock / La Dernière vague / Le Plombier / 40,000 Years of Dreaming / La Bicyclette à remonter dans le temps / Lost / Dust
Zone 2, France
Editeur : Opening
Sortie : 10 mars 2004

Format vidéo : 16/9
Audio : Anglais (DD 2.0 Stereo), Français (DD 2.0 Stereo)
Sous-titres : Français
Suppléments :

  • Bande-annonce
  • 3 courts-métrage
  • 1 documentaire
  • Séminaire de Peter Weir
  • Interview de la productrice
  • Bio-filmographie

Note technique : 5/6

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Les voitures qui ont mangé Paris

Image et son:Master très propre et belle image qui peine toutefois dans les scènes nocturnes de la fin avec une tendance aux rouges un peu poussée. Vu l’âge du film, il faut toutefois se féliciter d’une telle qualité. Le son est très clair et agréable en anglais, avec un joli équilibrage. La VF est moins bien loti avec un doublage un peu étouffé.

''Suppléments:''

Bande-annonce 16/9ème mais sans sous-titres.

Court-métrage La bicyclette à remonter dans le temps. Le film est introduit par un petit déroulant qui expliquant comment le réalisateur se situe dans la lignée de Peter Weir. Le film est présenté en 16/9ème, avec une image un peu granuleuse mais dans l’ensemble de bonne qualité.

Bio-filmographies de Peter Weir et des frères jumeaux producteurs Jim et Hal Mc Elroy

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Pique-nique à Hanging Rock

Image:L’édition française supplante l’édition américaine de Criterion (qui se fait certes un peu vieille) et qui proposait surtout une image en 4.3 et non en 16/9ème. Le master est ici d’une très belle propreté, les couleurs resplendissante et la compression solide. Un vrai plaisir.

son:La flute de pan est mise en valeur dans la VO qui est douce et bien détaillée. La piste française par contre est totalement à bannir. Les voix sont très faibles, très graves et quasiment inaudibles.

''Suppléments:''

Bande-annonce

Interview de Patricia Lovell (22mn). Il s’agit de la productrice qui oublie pour notre grand bonheur la langue de bois. Vive, drôle, elle raconte avec plaisir l’aventure d’un film qu’elle aime.

Courts-métrages Pas moins de deux films australiens teintés de l’univers poético-fantastique du Peter Weir australien : Dust d’Ivan Sen (24mn)et Lost de Jo Kennedy(14mn). Dust est en format 2:35 présenté dans un format 4/3 qui ne l’avantage guère (avec en plus un grain très présent et un manque de définition). Lost est en 1:33 d’origine et le transfert est d’assez bonne qualité (grain très présent mais son très clair).

Bio-filmographies du réalisateur, du chef opérateur, des producteurs, de la comédienne et de l’auteur du livre.

 - film - 5231_5
La dernière vague

ImageIl faut déplorer un master abîmé, mais proposant en contre partie de belles couleurs et une définition plutôt solide. Comparée toutefois à l’édition criterion, Z1 (mais sans sous-titres), l’édition française est loin derrière. Criterion offrait une édition à la fois plus précise dans les détails et restauré (sans presque de défauts de pellicule). L’édition française a à son avantage une stabilité plus grande.

son:Clair et agréable dans les deux langues.

''Suppléments:''

40 000 ans de rêve . Il s’agit d’un passionnant documentaire de 1h07 sur le cinéma australien réalisé par George Miller. Il propose une bonne vision d’un cinéma un peu trop oublié et pourtant fort riche en talents.

Bio-filmographies de Peter Weir, de ses producteurs e Jim et Hal Mc Elroy et de ses deux comédiens et du directeur photo.

Bibliographie Un déroulant propose une série de références d’articles sur le cinéma australien et notamment les films de Peter Weir.

 - film - 7814_5
Le Plombier

Image et son:Ce film est un téléfilm et il nous est présenté dans un format 1.66.anamorphosé. D’après Imdb (et ce qui serait cohérent pour un produit télé) le format original serait du 1.33. Toutefois les cadres sont agréables si bien que l’on peut douter d’un recadrage . L’image manque de définition – ce qui n’est en rien étonnant pour un film tourné en 16mn – mais dans l’ensemble le master est propre et bien équilibré.

son:Du mono dans les deux langues. Le doublage français est relativement honnête, mais perd un peu de la pertinence du jeu du plombier, plus perfide dans la vo.

''Suppléments:''

Bande-annonce 16/9ème mais sans sous-titres.

Seminaire Passionnant document Australian Film Television and Radio School de Sydney datant de 1989, juste après le tournage de Le cercle des poètes disparus. Le réalisateur se confie sur son dernier film en date (Robin Williams devait jouer initialement le rôle d’un professeur atteint d’une maladie mortelle, d’où le Carpe Diem) mais il revient aussi et surtout sur sa vision du cinéma. Passionnant !!

Bio-filmographies de Peter Weir et des deux comédiens

dumbledore

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