Accueil
CinémaOn dangerous ground
États-Unis
Polar
Réalisateur :
Nicholas Ray

Scénaristes :
Gerald Butler (auteur)
A.I. Bezzerides (scénario et adaptation)
Nicholas Ray (adaptation)

Producteur :
John Houseman

Compositeurs :
Bernard Herrmann
Paul Sawtell (non-crédité)

Directeur de la photographie :
George E. Diskant

Monteur :
Roland Gross

Société de production :
Warner Bros.

Acteurs :
Ida Lupino (Mary Malden)
Robert Ryan (Jim Wilson)
Ward Bond (Walter Brent)
Charles Kemper (Pop Daly)
Anthony Ross (Pete Santos)
Ed Begley (le capt. Brawley)
Ian Wolfe (le shérif Carrey)
Sumner Williams (Danny Malden)
Gus Schilling (Lucky)
Frank Ferguson (Willows)
Cleo Moore (Myrna Bowers)
Olive Carey (Mrs. Brent)

...

avant le 21/11/2004
14/02/2007
Première sortie mondiale : 1952
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

Résumé


Jim Wilson est un flic usé, ne vivant que par et pour son métier de flic qui l'écoeure de plus en plus, le faisant frayer avec la lie de la société. Il ne se retient plus, fait acte de violence au point que même sess partenaires commencent à avoir peur de lui et pour lui. Pour le mettre un peu au vert, on l'envoit dans les montagnes pour enquêter sur le meurtre et le viol d'une jeune femme. Avec l'aide du père rustre de la fille tuée, il se lance à la poursuite d'un suspect et trouve refuge dans une maison isolée où se trouve une aveugle qui vit avec son frère pour l'instant absent. Jim tombe sous le charme de cette aveugle qui voit en lui qui il est réellement, en dehors de sa fonction. Le meurtrier se révèle être le frère malade mental qui meurt en sautant de la montagne. Adieux… Seulement, au moment de revenir en ville, Jim fait demi-tour pour retrouver Mary.


Critique Film


De Jubowski, le 6 mai 2007

La Maison dans l'ombre


Une magnifique mise en scène expressionniste!

On Dangerous Ground fait de la neige une héroïne allégorique de la condition de ses personnages. En se bornant à l'analyse de la deuxième partie du film, le nœud de l'intrigue, on ne peut s'empêcher d'être frappé par l'utilisation de la neige comme ressort narratif essentiel du récit. Les traces de pas dans la neige, comme l'innocence bafouée de la victime, comme l'innocence dérangée du meurtrier, comme l'onde de choc dans un village bien tranquille, comme la difficulté du personnage de Ryan face à son métier de flic, comme une présence inattendue et incertaine dans le champ de vision vide d'Ida Lupino, comme le choix obligatoire d'une direction à suivre, un renoncement à effectuer. La neige, encore du côté de l'assassin innocent, qui provoque l'accident de voiture permettant la rencontre des personnages principaux, enfin, qui entraîne la chute mortelle du meurtrier, comme si l'état d'innocence contenait ainsi sa part d'autodestruction sous le soleil de la réalité.


C'est ce lyrisme naturaliste qui donne toute sa force originale au film de Nicholas Ray. Celui-ci oscille alors entre réalité documentaire de la séquence dans le village et onirisme décontextualisé dans la rencontre de Ryan et Lupino. Nicholas Ray filme en virtuose cette nature à la fausse innocence, au danger caché, au calme trompeur. Appréciez le lever du soleil sur un matin où tout doit basculer! Savourez la poursuite à pieds dans la montagne, un modèle de suspense et de clarté! Tremblez devant cette scène magistrale où Ida Lupino, qui a compris le drame qui vient de se passer, est perdue sans plus aucun repère dans l'immensité dépouillée du paysage!

La virtuosité de Ray ne s'arrête d'ailleurs pas là. Il y a aussi cet impressionnant mouvement de caméra lors de l'accident de voiture qui annonce la vue troublée d'Ida Lupino. Citons également donc les vues personnelles brouillées de l'aveugle renvoyant aux traces dans la neige. On peut en outre remarquer deux occurrences d'un même procédé de mise en scène, celui de la non-confrontation directe lors de l'apparition des deux protagonistes mystérieux du film. La première apparition d'Ida Lupino se fait uniquement par le biais de sa voix et du regard surpris de Ryan et du père de la victime et prépare à une scène essentielle déroutante. Choix d'autant plus troublant que le spectateur se retrouve finalement dans la situation de cette aveugle-même qu'on ne voit pas! Ce procédé se retrouve lorsque apparaît le frère d'Ida Lupino. Nous ne voyons alors pas le visage de celui-ci. Par un mouvement de plongée, la caméra nous donne à voir ses cheveux et nous interdit de mettre une personnalité visuelle sur cette voix d'assassin. Observons enfin les jeux d'ombres à la lueur du feu ou du soleil dans la maison de la jeune aveugle, soulignant les conflits entrecroisés qui se jouent. On pourrait aussi encore remarquer l'efficacité frontale des cadrages de la caméra, lorsque Ward Bond veut frapper Ida Lupino ou lorsque Ryan s'apprête à désarmer l'assassin.


Répondre

Critique DVD

La Maison dans l'ombre
DVD, France
Éditeur : Montparnasse
Sortie : 3 février 2004

Format vidéo : 4/3
Audio : Anglais (DD Mono), Français (DD Mono)
Sous-titres : Français
Suppléments :

  • Présentation de Serge Bromberg

Note technique : 3/6

Image et son :correct pour une édition économique, le master présente des défauts de surface qui restent acceptables. La piste monophonique manque singulièrement de dynamique.

Supplément : brève introduction de Serge Bromberg.

AlHolg

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.10 s. - 14 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter