Accueil
Cinéma
France
Réalisateur et scénariste :
Benoît Jacquot

Scénaristes :
Benjamin Constant (auteur)
Fabrice Roger-Lacan

Producteurs :
Michèle Pétin
Laurent Pétin

Assistant réalisateur :
Raphaël Chevènement

Directeur de la photographie :
Benoît Delhomme

Ingénieur du son :
Jean-Claude Laureux

Monteurs :
Luc Barnier
Bérengère Saint-Bezar (assistante)

Script :
Geneviève Dufour

Sociétés de production :
A.R.P.
France 3 Cinéma

Acteurs :
Isabelle Adjani (Ellénore)
Stanislas Merhar (Adolphe)
Jean Yanne (le comte)
Romain Duris (D'Erfeuil)
Jean-Louis Richard (Monsieur d'Arbigny)
Anne Suarez (Madame d'Arbigny)
Jean-Marc Stehlé (le père d'Adolphe)
Marilyne Even (la femme de chambre)
Olween Heudig (la gouvernante)
Cindy David (la fille d'Ellénore)
Gabriel Kane (le fils d'Ellénore)
Bernard Ballet (le préfet)

...

avant le 21/11/2004
01/12/2008
Sortie en salles en France : 30 octobre 2002
Première sortie mondiale : 2002
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

Résumé

Au 19ème siècle, Adolphe, un insouciant jeune homme de vingt-quatre ans, envisage d'obtenir les faveurs d'Ellénore, une très belle femme d'une trentaine d'années, bien plus vulnérable. Celle-ci cède à ses avances et pour lui, renonce à tout . Mais déjà Adolphe l'aime moins . Pourtant, l'idée de la faire souffrir lui est insupportable .



Critique Film


De AlHolg, le 3 août 2003
Note du film : 2/6

"Malheur à qui, dans les bras de la maîtresse qu'il vient d'obtenir, prévoit qu'il pourra s'en détacher."

 - film - 3645_1
Tiré du court roman éponyme de Benjamin Constant, lequel s'inspire beaucoup de sa propre vie sentimentale, Adolphe décrit les amours de celui-ci avec Ellenore, la compagne d'un Comte, ami de son père, et mère de deux enfants. Dans ce personnage féminin, et bien que Constant s'en défende dans sa préface, on peut discerner les visages mêlés de quelques femmes qui ont compté dans sa vie. A la fois proche et libre par rapport au texte, le film de Benoît Jacquot est, comme l'ouvrage, une sorte d'autopsie de la relation amoureuse entre un homme qui séduit par défi et vanité et une femme qu'il oblige à sortir de ses convenances (un peu à la manière de Julien Sorel et de Mme de Rênal du "Rouge et le Noir").
 - film - 3645_2
Mais contrairement au (en contradiction avec le) roman qui est un quasi huit-clos, Benoît Jacquot utilise la veine romantique en plaçant ses personnages dans des paysages superbes. Enfin l'ouvrage s'intéresse essentiellement à la psychologie d'Adolphe et ne nous permet de connaître son amoureuse qu'à travers ce qu'il en pense. Le film équilibre les rôles entre Adolphe et Ellenore, en faisant peut-être la part belle à cette dernière.
 - film - 3645_3
Le film fait, bien sûr, penser à Barry Lyndon de Kubrick à la fois par ses aspects littéraires et picturaux. Mais, Adolphe, en hésitant entre ces deux dimensions artistiques (le chef opérateur, Benoît Delhomme, s'est beaucoup inspiré des peintures d'Ingres et d'Hammershoi), en oublie presque d'être une oeuvre cinématographique. Erreur que n'a pas commise Kubrick. Le rythme est lent, l'essentiel de la narration est faite en voix off et la seconde partie est très épistolaire. Autant le dire, on voit passer le temps. Certaines scènes sont presque ridicules (en particulier celle du "je ne suis pas celle que vous croyez" qui précède le duel ou encore celle du désir d'Ellenore, seule dans son lit dans la dernière partie du film).
 - film - 3645_4
Enfin l'interprétation est sans relief. Autour des acteurs principaux (la très belle mais transparente Adjani, le pâle Stanislas Merhar à l'expression unique et au jeu sans plus de variété) qui accaparent l'écran dans un dialogue formel pour ne pas dire précieux mais parfois inaudible, on sauvera Jean Yanne en Comte lucide et humain et François Chattot dans le rôle de l'ambassadeur de France en Pologne. A noter que le fils d'Ellenore/Adjani n'est autre que son propre fils, Gabriel-Kane Day-Lewis. Le thème musical est uniformément le très beau "In Modo d'una Marcia" du "Quintette en mi bémol majeur, pour piano et cordes Op. 44" de Robert Schumann, ce qui tend à prouver que les ambiances ne changent pas dans le film. C'est aussi une forme d'emprunt à la couleur sonore de Barry Lyndon qui était rythmé par la "Sarabande de la suite pour clavecin n° 11" de Georg Friedrich Haendel.
 - film - 3645_5

Une dernière chose encore : la citation exacte du roman est : "Malheur à l'homme qui, dans les premiers moments d'une liaison d'amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle." (p.47 de l'édition de poche)


Répondre

Critique DVD

Jaquette du DVD Adolphe
Zone 2, France
Editeur : FPE
Sortie : 6 août 2003

Format vidéo : 16/9
Audio : Français (DD5.1)
Suppléments :

  • Aucun


Image :elle se tire assez correctement de ces atmosphères sombres, intérieures éclairées à la bougie.

Son :Convenable aussi. Aucune indication sur le boîtier ni sur le DVD lui-même de sa nature, stéréophonique ou 5.1. Il ne semble pas que les enceintes arrière aient été très sollicitées !

Supplément :RIEN, NADA... même pas une B.A. ou une filmographie, l'âge de pierre du DVD (comme on parle d'un coeur du même métal !!)

AlHolg

Valid XHTML 1.0!

Hit-Parade
Installez Firefox
Location DVD online
Louer vos films sur internet
en DVD, VOD ou Blu-ray
Louer DVD online
Accueil - Version haut débit

Page générée en 0.41 s. - 14 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter.