"Admets-le, toi aussi, tu doutes de moi."
Note ajustée : 4,5/6

. Avec Duplicity
(auquel Spielberg
notamment était au départ associé), certes moins entouré, louangé et rentable* que la production Warner
, Tony Gilroy
se montre à la hauteur de l'estime dont il bénéficie depuis plus d'une quinzaine d'années. Et, tout en étant fidèle à certains thèmes, milieux et formes narratives de prédilection, capable de se renouveler.

se montre aussi abouti et intéressant que le précédent. Les qualités de raconteur d'histoire et de directeur d'acteurs du natif de Manhattan, son goût pour les narrations imbriquées, non linéaires ont déjà été évoquées. Dans une veine proche de Michael Clayton
mais infusée cette fois d'une plaisante tonalité de comédie, Duplicity
explore avec une malicieuse adresse les formes que peut prendre ce vocable dans le monde des affaires et des relations inter-personnelles. Et même si les dialogues participent pour une large part au script, ce métrage de presque deux heures ne souffre d'aucune pesanteur contrariante. Réunis en 2004 par Mike Nichols
dans Closer
, le Britannique Clive Owen
** et la Géorgienne Julia Roberts
contribuent à la subtile plurivo(ra)cité du film aux côtés d'un surprenant Paul Giamatti
et d'un trop effacé Tom Wilkinson
.
___
*à partir d'un budget d'environ 60M$, Duplicity
n'a enregistré que 78M$ de recettes mondiales, dont 52% aux U.S.A. (contre resp. 25M$ et 93M$ pour Michael Clayton
).
**lequel s'est constitué ces six dernières années, avec Angelina Jolie
, Keira Knightley
, Jennifer Aniston
, Julianne Moore
, Monica Bellucci
et Naomi Watts
, une bien jolie collection de partenaires féminines !